Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesOThe Only Ones › The only ones

The Only Ones › The only ones

cd • 13 titres • 41:53 min

  • 1The Whole Of The Law
  • 2Another Girl, Another Planet
  • 3Breaking Down
  • 4City Of Fun
  • 5The Beast
  • 6Creature Of Doom
  • 7It's The Truth
  • 8Language Problem
  • 9No Peace For The Wicked
  • 10The Immortal Story
  • Bonus Tracks
  • 111Lovers Of Today
  • 12Peter And The Pets
  • 13As My Wife Says

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Vous devez être membre pour les télécharger : devenez membre.

enregistrement

Produit par les Only Ones et Robert Ash - Ingé-son : Robert Ash, Ed Hollis - Mixé à Basing St., Escape & CBS. - Masterisé par John Dent

line up

John Perry (guitare, claviers), Peter Perrett (chant, guitare, claviers), Alan Mair (basse), Mike Kellie (batterie), Koulla Kakoulli (choeurs), Raphael & Friends (cuivres)

remarques

chronique

Styles
pop
punk
rock
Styles personnels
love

Attention, perle de rock classieux et romantique en vue… Difficile de ne pas passer toute la chronique à vous parler des deux énormes tubes de cet album : The Beast, et surtout Another Girl Another Planet. La première est emprunte de mystère, 6 minutes hypnotiques bâties sur un riff tueur, où cette inquiétante bête humaine semble rôder, prête à bondir sur sa proie… Notre chanteur est-il la proie, le prédateur, ou celui qui avertit ? Beaucoup plus immédiat et généreux en rush d’adrénaline est Another Girl, Another Planet, que je me bornerai à décrire comme l’une des plus belles chansons d’amours adolescentes jamais écrites, et ce n’est pas son véritable sujet (l’héro) qui me fera changer d’avis… Ce truc donnerai la patate à n’importe qui, et soulève le cœur sous des vagues de guitare et de naïveté déraisonnable. Il s’agit d’un tube capable de sauver une mauvaise journée, voire une semaine, et qu’on n’écrit qu’une seule fois dans sa vie. Pourtant l’album commence sur une ballade langoureuse, avec saxophone de lover en prime, paroles sublimes… Peter Perrett et l’un de ces rares qui peuvent chanter "baby I’m in love with youuuu" d’une voix fondante et en ressortir véritablement grandis. L’expérience, sans doute. Car ces types, vendus comme un groupe "new wave" (haha) parmi une foule de jeune coqs dépourvus de classe du genre Billy Idol, ont en fait déjà bien roulé leur bosse quand le groupe se forme, en 76 : Peter Perrett, leader, junkie et dealer notoire, a déjà mené le groupe
England's Glory (ce qui en dit long sur son taux de dandyisme dans le sang)
, John Perry, le formidable et délicat gratteux, aux antipodes d'un jeu punk,
a carrément déjà deux formations derrière lui (Magic Muscle et Ratbites from Hell), quant à Mike Kellie, il n'est autre que l'ex-batteur de Spooky Tooth et
Peter Frampton, vénérable dinosaure du rock des 70's, de ceux que le punk
voulaient descendre ! Ajoutez à cela un assez bon niveau technique,
des solos élégants et parfois longs, et un Peter Perrett en fait
beaucoup trop New-Yorkais dans l'âme (vise le vison qu'il arbore
sur la pochette...), et vous obtenez tous les ingrédients pour se faire
détester des punk anglais. En plus de ça, les Only Ones étaient des vendus : ils ont signé chez le grand méchant CBS, comme les Clash ! Parce qu'ils leur
proposaient plus de thunes, malgré Sire qui leur proposait plus de liberté.
La vraie raison : Perrett avait besoin du maximum de blé pour se payer ses
doses d'héro (le manteau de fourrure n'était donc pas perdu pour la cause).
Et là, tout est déjà presque dit. Les Only Ones étaient maudits avant de commencer.
CBS se mordra probablement les doigts de s'être laissé emporté
par la punkmania médiatique en signant ces mecs, trop vieux et trop
bons zicos pour être acceptés des punks... (ces mecs jouent tous depuis les 60’s, et en plus John Perry a une calvitie… c'était décidément mort...) “I’ve got no room for technique / I let the pictures speak” chante Perrett sur Breaking Down, avant un passage jazzy pluvieux incroyable, qui propulse cette compo quelconque dans les hauteurs d’une extase opiacée et trouble. C’est bien sur le chanteur qui porte le disque sur ses frêles et squelettiques épaules, sorte de Lou Reed chaleureux et dandy comme le Lièvre de Mars de Lewis Caroll, contant la déchéance urbaine avec une diction molle et détachée, planant à des lieues au dessus de l’urgence terre-à-terre du punk pur. Il nous parle de ses amis les "Vampires modernes" et autres "créatures de la nuit"… Il est un peu trop tôt pour qu’il s’agisse de goths, c’est donc plus probablement à la faune des héroïnomanes qu’il réfère, notre Pierre Perrett (ben quoi ?), tout au long de ces 10 titres, qui restent fatalement en deçà de la flamboyance absolue de Another Girl... En revanche, la vibe que dégage ce disque ; de la superbe voix sur le fil de Perrett, aux guitares entrelacées comme deux amants éplorés, en passant par les solos bordéliques, semble avoir été reprise par les Libertines. Et quoi que l’on puisse penser de ces derniers, cet éponyme des Only Ones constitue l’un des plus grands disques du punk anglais, trop souvent ignoré ou relégué dans la case parfois ingrate de "power pop". Les bonus incluent le single Lovers of today / Peter and the pets, Lou Reediens en diable, et dotés de solos mélodiques faramineux… Vous pouvez rajouter un point le temps des 3 minutes orgasmiques de Another Girl.

note       Publiée le dimanche 21 février 2010

Dans le même esprit, dariev stands vous recommande...

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "The only ones".

notes

Note moyenne        5 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "The only ones".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "The only ones".

dariev stands › samedi 6 juillet 2019 - 17:44  message privé !
avatar

et donc le bassiste à la calvitie (qui a aussi co-produit certains titres du groupe) a été pendant 2-3 ans l'employeur de Freddie Mercury - a priori son unique employé d'ailleurs - quand ce dernier vendait des bottes à des métrosexuels hippies dans Kensington Market. Dont certains chroniqués ici. Ce qui fait (**compte sur ses doits laborieusement**) 4 degrés de séparation entre Freddie Mercury et Pierre Henry. Voilà. Merci quiiiiiiii

Solvant › dimanche 14 juillet 2013 - 19:49  message privé !

Je trouve que leur 3eme album "Baby's got a gun" (1980) est injustement mal considéré. Je le préfère à leur précédent "Even Serpents Shine".

Note donnée au disque :       
Twilight › vendredi 5 juillet 2013 - 18:08  message privé !
avatar

@Solvant Toujours pas trouvé, je commence à me dire que le truc est inventé, sinon je vois pas. J'ai eu un coup d'espoir avec ta suggestion futée mais je ne trouve pas de titre correspondant...Merci quand même, c'était une bonne idée. ^^

Note donnée au disque :       
Solvant › vendredi 5 juillet 2013 - 16:28  message privé !

@Twili ... C'était pas The Lurkers que tu cherchais ? Les mecs de "Ain't got a clue"... (Remarque depuis 3 ans t'as dû trouver, dsl.)

Note donnée au disque :       
born to gulo › lundi 22 février 2010 - 22:46  message privé !

en fait ça a l'air même mieux que ça

Note donnée au disque :