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Astra › The weirding

cd | 8 titres | 78:46 min

  • 1 The Rising Of The Black Sun [5.44]
  • 2 The Weirding [15.27]
  • 3 Silent Sleep [10.41]
  • 4 The River Under [8.41]
  • 5 Ouroboros [17.23]
  • 6 Broken Glass [3.45]
  • 7 The Dawning Of Orphicus [5.29]
  • 8 Beyond To Slight The Maze [11.36]

extraits vidéo

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enregistrement

Produit et arrangé par Astra - Ingés-sons : Astra et James Mullen - Masterisé par Noel Summerville

line up

Richard Vaughan (chant, guitares, claviers), Conor Riley (chant, guitares, Arp Odyssey, piano, synthés), Brian Ellis (guitares, synthés), Stuart Sclater (basse), David Hurley (batterie, percussion, flûte)

chronique

Styles
progressif
prog symphonique
Styles personnels
progressif doomy & alpin

On savait qu’il fallait attendre du bon de Rise Above, le label du preux chevalier à chevelure luxuriante Lee Dorrian, leader de Cathedral… Mais à ce point là, et dans ce genre-là… Astra est un groupe de progressif ! Certes, de progressif épaulé par des guitares volontiers lourdes et lancinantes, ourdi de tempos lents et de volutes de claviers si chers à Cathedral, mais tout de même. La voix et les claviers ARP au son typique du prog anglais ne trompent pas : on est en présence d’un fier représentant du genre, vénérant les 70’s sans chichis (la pochette très Roger Dean en atteste clairement ; aucun second degré là-dedans). Après l’intro brumeuse et diffuse qui donne le ton de l’album, la chanson titre vient poser les points sur les I : ces mecs font les choses en panoramique, ou ne les font pas. Quatre titres dépassent les 10 minutes, et deux dépassent le quart d’heure, et sur les 78 minutes du cd plein à ras bord, pas une seconde n’est à jeter. Un titre comme Ouroboros est un indescriptible monstre, un classique, n’ayons pas peur des mots. Formés en 2001 à San Diego sous le nom de Silver Sunshine, ils ont visiblement attendu toute la décennie pour livrer ce premier album longuement mûri, qu’ils exécutent dans une osmose irréelle, empilant les couches de claviers herbeux, les guitares rocailleuses, un chant sylvestre ultra respectueux des canons du genre, le tout formant un genre de massif montagneux au milieu duquel viennent glisser les solos comme un ruisseau qui aurait toujours été là… Il faut préciser que le nuage d’encens et de skunk qui envahit tout l’album fait pas mal office de liant, et fait passer le tout comme une lettre à la poste. Rares sont les albums de progressif de plus d’une heure qu’on s’enfile d’une traite, voire plusieurs fois d’affilée. The Weirding est de ceux-là. Les morceaux de bravoure ne manquent pas, comme l’intro de Silent Sleep, qui voit le promeneur s’arrêter net, tétanisé devant le ravin immense qui s’étend soudain devant lui, ou encore les mélopées contemplatives de claviers vers la fin de The River Under. C’est bien simple, on a du mal à croire qu’il ne s’agit pas d’un glorieux inédit des généreuses 70’s, tant les compos semblent vieillies en fut de chêne. Sauf que des petits malins ont remarqué une troublante synchronicité avec le film de science-fiction Cocoon, ce qui excluerait toute composition avant 1985. Au passage, ça ne vous rappelle rien ? Mais si, Pink Floyd calquant son "Echoes" sur la longue scène finale de 2001 de Stanley Kubrick. Sauf que cette fois, il s’agit de tout un film. Je n’ai pas encore pu tester, mais si ça marche, il faudra envisager – ce genre de chose ne se fait pas normalement – de monter la note d’un point ! Car The Weirding, bien que très lancinant et planant, alternant solos, parties composées et dérives sublimes, n’en est pas moins un album très composé, aux structures brisant les traditionnelles envolées et chansons à tiroir du genre. Difficile, déjà, de ne pas se faire son propre film à l’écoute. Un film dans lequel Astra constituerait la bande-son ultime d’un Jeu de rôle grandeur nature à l’échelle de toute la planète. Aux côtés de Jex Thoth et Mythical Beast, une sainte trinité que les 70’s elles-mêmes – et je suis sérieux – nous auraient enviées à en crever. Précieux.

note       Publiée le vendredi 12 février 2010

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sourdicus › mardi 18 mai 2010 - 12:18  message privé !

Il n'y a pas que du prog la dedans, j'entends aussi un gros souffle 70's qui me rapelle un peu le coté hippie de Jex Toth, et même le 1er Black Sabb' dans les gimmick vocaux et la fraicheur printanière du riffing. La parenté avec Black Mountain me semble aussi couler de source, ils ont été a la même école, et écouté les mêmes disques, il y a cette même volonté de faire du neuf avec du vieux.

Intheseblackdays › vendredi 26 février 2010 - 22:35  message privé !

un des seules et désormais rares bonnes sorties de Rise Above ces dernières années. tuerie.

Note donnée au disque :       
Fryer › samedi 13 février 2010 - 17:06  message privé !

ouais par contre par compris le Jex Thoth. Et à la place du KC j'aurai plus mis un Yes ou un truc du genre.

Note donnée au disque :       
empreznor › samedi 13 février 2010 - 15:33  message privé !

là oui je plussoie, c'est du bon vieux prog, je vois pas ce que Jex thoth vient faire là-dedans

Fryer › samedi 13 février 2010 - 13:34  message privé !

et non empy, tu te fourvoies encore une fois, ya bien du Black Mountain la dedans. Les claviers didiou ca ma fait directement pensé à ça. Bref après concernant le niveau, je l'ai pas trop écouté cet Astra mais ca ma semblé bien rejoindre nombre de groupes de prog: étouffant et écœurant. Je lui donnerais d'autres chances.

Note donnée au disque :