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Wintherstormer › Electric Fairytales

cd | 4 titres | 77:16 min

  • 1 1 Cucumber Salad 22:27
  • 2 2 For the Love of all Things Electronic 10:27
  • 3 3 Rising Ashes 28:10
  • 4 4 Electric Fairytales 16:08

line up

Terje Winther: Claviers, synthétiseurs analogues et séquenceurs Erik Stormer: Synthétiseur Moog modulaire et séquenceurs Geir Marthin Helland: Batteries et percussions Atle Pakusch Gundersen: Guitare, électroniques, vocodeur et Theremin

remarques

Pour plus d’info sur WintherStormer, visitez le site de Terje Winther au; http://www.notam02.no/~terjewi/synthesizer/index.html

chronique

Avec Electric Fairytales, WintherStormer redéfinit le style très hermétique et impénétrable de Woodwork. Enregistré en direct, mais en studio, ce 2ième opus du quatuor Norvégien offre encore cette approche tortueuse et progressive qui a tant charmé les oreilles friandes de curiosités sonores, mais avec une approche plus près des racines de la Berlin School. Il en résulte en un album encore difficile à apprivoiser, mais moins que son prédécesseur. Une superbe excursion musicale qui allie les complexités du Krautrock aux escapades atmosphériques de la MÉ, mais avec un zest de musicalité teintée d’une sensibilité qui faisait âprement défaut sur Woodwork. Des bruits, des sonorités hétéroclites roulant en vagues dans un cosmos pétillant de limpidité sonore ouvrent Cucumber Salad. Une intro haute en couleurs acoustiques qui débloque sur une lourde séquence aux hésitations érodées. Une séquence qui hoquète un tempo aux ondulations chaotiques enveloppées d’un beau mellotron flûté et d’accords de claviers vaporeux qui rappellent les années musicales de Tangerine Dream. Une fois les 3 premières minutes passées, Cucumber Salad prend une direction musicale plus accessible, tout en maintenant son aura de complexité où un rythme sautillant nerveusement toise de belles nappes mellotronnées qui flottent autour des lamentations d’une six-cordes électriques et des solos de synthé torsadés. Des odes à la fois spectrales et attirantes qui voguent en eaux troubles, épurés par moments de belles strates vaporeuses qui tantôt atténuent, tantôt illuminent cette cadence aux tempos abruptes et aléatoires. For the Love of all Things Electronic présente un autre visage de WintherStormer. Un WintherStormer nettement plus musical et poétique qui étale de belles nappes éthérées dont les sonorités oniriques valsent autour de douces pulsations qui moulent une tendre cadence langoureuse. Une sensualité impromptue qui se réfugie dans les douces strates d’une guitare à la Göttsching, dont les solos circulent parmi une cadence plus accentuée par les frappes d’une lourde batterie et cernés de cercles réverbérant, apportant un cachet surréaliste à une belle musique d’amour physique. L’intro de Rising Ashes nous replonge dans l’univers musical très psychédélique et bariolé de WintherStormer. Une oblongue intro où les sonorités cosmiques affluent avec une acuité digne d’un monde anarchique. Vers la 7ième minute, une douce cadence perce ce tintamarre oxydé pour mouler un rythme nerveux qui repose sur de bonnes percussions, une forte structure de basse et une fusion guitare/synthé qui exalte d’une férocité égale aux martèlements de plus en plus ponctués d’une batterie solidaire de cette rythmique devenue de plus en plus furieuse. Cette lourdeur psychédélique traverse des corridors moins enflammés où des effluves de Berlin School éthéré tempèrent l’agressivité d’une structure qui répand ses frappes dans les méandres hétéroclites de son intro. Un titre lourd, dans la lignée de Woodwork, qui poursuit ses empreintes sonores sur la pièce titre qui est une fusion des bruits et sonorités hétéroclites qui façonnent de brèves intercales musicales dans un univers sonore anarchique. Electric Fairytales démontre l’attachement de WintherStormer pour une musique sans frontières et sans appellations. Une musique qui oscille entre le psychédélique très osé et de beaux moments électroniques qui se situent dans l’ère Schulze et Ashra Tempel. Un album où les paradoxes créatifs nagent à l’opposé des pôles harmonieux, mais qui s’apprivoise un peu mieux que Woodwork. Pour les oreilles hasardeuses et très curieuses.

note       Publiée le mercredi 3 février 2010

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ForceMajeure › mercredi 10 février 2010 - 11:35  message privé !

Un bon album qui plaira aux amateurs de style rétro (années 70). J'ai un peu plus de mal avec le dernier morceau qui est très expérimental. Pour info, l'album est dispo sur muziczeit.

Note donnée au disque :