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Ash Ra Tempel › 7up

cd • 9 titres • 37:32 min

  • 11 Space 15:55
  • 2a Downtown
  • 3b Power Drive
  • 4c Right Hand Lover
  • 5d Velvet Genes
  • 62 Time 21 :37 (Enregistré en concert au Festival de Bern)
  • 7a Timeship
  • 8b Neuron
  • 9c She

line up

Dieter Dierks (synthétiseur doublé lors du mixage final), Hartmut Enke (basse et électronique), Manuel Göttsching (guitares et électroniques), Timothy Leary (voix), Steve Schroeder (orgue et électronique), Dietmar Burmeister (batterie), Klaus D. Mueller (tambourins), Michael Duwe (voix et flûte), Brian Barritt (voix), Liz Elliot (voix), Bettina Hohls (voix), Portia Nkomo (voix doublé lors du mixage final), Tommy Engel (batterie doublée lors du mixage final)

remarques

chronique

7up est l’album d’Ash Ra Tempel où les deux membres fondateurs restant, Manuel Göttsching et Hartmut Enke, sont aussi discrets que les vapes de brume dans une forêt matinale Anglaise. Avec tout le personnel en place, et le remixage studio qui enrobera ce réel 3ième opus du Temple (Join Inn est le 4ième), nous sommes endroit de nous attendre à un album explosif…et c’est le cas. À tout le moins avec Space qui n’a rien à voir avec la musique spatiale. Suivant les préceptes blues progressif expérimental de Schwingungen, 7up offre encore cette féroce coexistence entre le blues prog et la ‘’space music’’. Divisé en deux longs actes, l’album démarre avec une douce et sensuelle approche bluesy où tout est coordonné. Un tempo lent et sensuel qui dérape dans un infernal rock psychédélique où le chaos s’installe à partir d’effets cosmiques, de strates planantes et des bruits hétéroclites qui embaument l’espace de sirènes apocalyptiques, alors que les voix se perdent et s’entremêlent dans un délire cosmique qui trempe toujours sur une approche rock psychédélique. Les premiers solos de guitares font surface vers Velvet Genes, alors que Space éclate de folie et de rythmes soutenus par une excellente structure de basse pour l’époque. Toute une entrée en la matière.
Enregistré en concert, Time nous laisse découvrir un ART très poétique et très planant. Les ondes sonores sont envahies par la belle orgue de Schroeder qui parfume délicatement les accords d’une guitare éthérée qui flottent dans une fusion cosmico psychédélique avec les graves vocalises qui atténuent toutefois la beauté du mouvement. Percussions roulantes, échappant des frappes directes, guitares aux strates célestes et orgues aux ondes endormantes, Time s’éveille vers la mi-temps (Neuron) avec une rythmique effrénée qui hachure les accords de Göttsching dans un passage où des Apaches galactiques foncent à vive allure vers des néants sonores (She), érodés par des frappes métalliques et magnétisés par d’oniriques psaumes qui lentement basculent vers le côté sombre d’une autre planète.
Album hybride où la folie contestataire côtoie la sérénité cérébrale, 7up est l’album le plus divisé de cette douce folie Ash Ra Temple des années Krautrock. Alors que Space claironne ardemment son allégeance au space rock psychédélique, Time embrasse les doux effluves d’une musique cosmique qui sera le berceau des œuvres planantes et poétiques du mouvement de la Berlin School. Une Berlin School vaporeuse, mais pas encore minimalisme, qui séduit avec le très bel orgue de Schroeder.

note       Publiée le mercredi 27 janvier 2010

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Note moyenne        6 votes

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Horn Abboth › samedi 10 décembre 2011 - 02:02  message privé !

Raté, j'irai pas jusque là quand même, ça reste du bon gros space-rock made in Germany ('fin Switzerland dans ce cas précis) après, je suis entièrement d'accord qu'il est pas au niveau des deux précédents et du suivant, cet album est un peu coincé entre les trois monstres du groupe donc il a une place un peu particulière. Mais il reste quand même très honorable je trouve.

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Burnie › vendredi 9 décembre 2011 - 22:47  message privé !

Voilà un bien mauvais disque, où les effets ajoutés pour rendre "Space" délirant ne cachent pas la pauvreté du rock basique qui sert de matériau de base, sans compter que les voix n'ont rien de séduisant ou d'original (elles sont très banales)... Ça donne l'impression d'une expérience peu ou pas inspirée, typique de l'époque, certes, mais dont l'intérêt n'a pas résisté au temps... "Time" n'est pas désagréable, mais c'est mou et pas captivant du tout... On est bien loin du premier Ash Ra, ou de "Schwingungen", ou du charme qu'aura le troublant "Jenseits", sur "Join inn"... Bref, il faut savoir reconnaître quand un disque est raté...

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snooky › dimanche 13 juin 2010 - 19:42  message privé !

Je me souviens, qu'à l'époque, il y a bien longtemps(je ne suis qu'un vieillard chenu) ce " 7up " m'avait bien fait plané.Il faut dire que j'étais sous les "drapeaux"(les om comme disait nos employeurs à la con )et,qu'avec les potes, la musique, quelques doses( not over) ça décollait bien.Aujourd'hui, à la réécoute, cet album est d'un ennui mortel, fade, bâtard et ennuyeux.A tel point que j'en suis encore à me demander comment j'ai pu aimer.C'est terrible les affres du temps. A la tienne Timothy !

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dariev stands › mercredi 27 janvier 2010 - 22:28  message privé !
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haha excellent, c'est ce que raconte McCartney dans l'anthology ! bah ouais ça doit probablement être ça parce que sinon il aurait proposé du Sprite. Blague à part, si l'album s'appelle comme ça, c'est à cause de la cannette, du moins c'est ce qui est dit partout depuis sa sortie... mais ça m'étonnerai pas qu'il y ait double-sens, connaissant un peu Leary (le père spirituel de Paul ? bon j'arrête)

Horn Abboth › mercredi 27 janvier 2010 - 21:23  message privé !

Il me semblait avoir lu que le titre "7 up" faisait référence aux "thèses" de ce cher Timothy: l'esprit étant composé de 7 niveaux de conscience, il fallait les passer un à un pour atteindre une sorte d'extase, une nouvelle compréhension de la réalité, le tout n'étant accessible que par l'usage du LSD!! Enfin bon, les trucs classiques de hippie quoi...

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