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Vic Chesnutt › Is the actor happy ?

  • 1995 • Labels 7243 8 40385 2 6 • 1 CD

cd • 13 titres

  • 1Gravity of the situation4:09
  • 2Sad Peter Pan3:31
  • 3Strange language3:12
  • 4(sans titre)0:34
  • 5Onion soup4:41
  • 6Doubting woman3:44
  • 7Wrong piano2:55
  • 8Free of hope5:51
  • 9Betty lonely4:27
  • 10(sans titre)0:20
  • 11Thumbtack4:49
  • 12Thailand3:53
  • 13Guilty by association3:58

enregistrement

Octobre 1994.

line up

Vic Chesnutt (voix, guitare), Tina Chesnutt (basse), John Keane (guitare), Alex McManus (piano, concertina, guitare), Jimmy Davidson (batterie, orgue, piano), David Henry (violoncelle).

remarques

chronique

Styles
folk
rock
Styles personnels
alternatif

Vic Chesnutt n'aura pas passé Noël. Ajoutant une ligne à la liste de ces singer-songwriter soignant leur dépression par des mélodies aussi mélancoliques qu'imparables, il est allé rejoindre les Nick Drake et les Elliott Smith au paradis des pop-folkeux suicidés. Bien avant ça, heureusement, nombreux avaient été ceux qui avaient succombé au charme des chansons et de la voix nasillarde et fragile de ce petit bonhomme grattant sa guitare cloué sur un fauteuil roulant. S'il fut d'ailleurs découvert et lancé par Michael Stipe de R.E.M., les deux étant orginaires du même coin de Géorgie, c'est bien parce qu'il y avait entre leurs univers respectifs plus d'un point commun. Vic Chesnutt n'a sans doute jamais atteint les sommets de gravité et de beauté racée du combo d'Athens. Pourtant, ses vignettes biographiques un peu tristes, ses accords ouverts de guitare, ses compositions tantôt nostalgiques et douces tantôt terriblement pesantes voire explosives, s'imprimeront immanquablement dans votre cerveau, pour peu que le hard FM de Guns 'n' Roses ou les allocutions télévisées de Nicolas Sarkozy n'y aient pas fait trop de ravages. Quel disque choisir dans une discographie très homogène ? "Is the actor happy ?" remportera la palme pour moi - à la production minimale, très inspiré malgré un petit "ventre mou" en son milieu (du deuxième au septième titre), cet album glorifie bien les talents variés du bonhomme : s'ouvrant sur un hymne en forme d'avertissement ("Gravity of the situation"), il balance entre un rock lancinant à la rage contenue ("Free of hope", "Thumbtack", terribles ; "Thailand") et la nostalgie d'un bonheur perdu, ou jamais trouvé ("Betty lonely", "Guilty by association", magnifiques). Dors-tu content, Vic ?

note       Publiée le vendredi 22 janvier 2010

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Dioneo › jeudi 7 juillet 2016 - 19:04  message privé !  Dioneo est en ligne !
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Oué, ça m'étonne pas trop. On ne le verra plus, en tout cas - c'est tristement sûr depuis sept ans déjà, donc... Dommage, ouais.

Note donnée au disque :       
kalcha › jeudi 7 juillet 2016 - 18:58  message privé !

Je pense qu'il avait les oreilles ouvertes sur des tas de choses. On avait beaucoup parlé de Nina Simone (qu'il reprend sur le 1er disque chez Constellation), de Gainsbourg... C'était un chouette moment. Et un super concert après... :-)

Dioneo › jeudi 7 juillet 2016 - 18:55  message privé !  Dioneo est en ligne !
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Et puis les Cowboy Junkies ont fait tout un album de reprises de ses compos - un peu ce qui m'avait d'abord poussé à y aller voir, d'ailleurs, vu que j'étais un poil passé à côté quand le type a "percé"... La connexion folk canadienne via Athens, Géorgie, quoi !

Note donnée au disque :       
kalcha › jeudi 7 juillet 2016 - 18:52  message privé !

Le bonhomme était ultra fan de Leonard Cohen en tout cas. J'ai eu la chance de l'interviewer (après la sortie de son premier disque chez Constellation) et il m'avait raconté qu'il avait tout de suite su que ce disque serait réussi quand il a réalisé qu'il était dans la ville où avait longtemps vécu Cohen, qu'il fréquentait peut-être des endroits où il avait passé du temps, etc. :-)

Dioneo › jeudi 7 juillet 2016 - 16:56  message privé !  Dioneo est en ligne !
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REM oui, la proximité est évidente, rien que pour le chant (le timbre parfois voisin de celui de Stipe, le phrasé...), aussi pour une certaine écriture "americana ouverte"... Il n'y a pas qu'eux, évidemment, à qui on peut penser. Pour ma part je songe parfois - encore, oui - à un Will Oldham qui aurait perdu son fameux détachement - ou dont le détachement serait d'une autre sorte, plus sur le fil, toujours prêt à se déchirer sur les gouffres plutôt que sur la lumière aveuglante ou peut donner l'autre, parfois, au détour, ou même sur les larmes apaisantes. Mais aussi... J'entends parfois des Anciens, Neil Young curieusement, sur Thumbtack voire Thailand, Léo Cohen - pour la mélodie surtout - sur Betty Lonely (dans le genre qui porte pas aux éclats de rire, celle-là, oui... Hum). Je m'en réécouterai d'autres de lui, y'a des chances, dans pas longtemps, tiens - vu qu'en effet il y en a un paquet. (J'ai eu envie d'y re-jeter une oreille après qu'un groupe local, GHST, en ait joué une reprise - un titre que je ne retrouve pas et que je ne connaissais pas - il y a quelques jours à la Menuiserie, en version plutôt douce, sans l'amertume de la voix du type... ce qui ne l'a pas rendue fondamentalement plus guillerette, soit dit).

Note donnée au disque :