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Eyeless In Gaza › Back from the rains

lp • 13 titres

  • 1Between These Dreams
  • 2Twilight
  • 3Back From The Rains
  • 4Lie Still, Sleep Long
  • 5Catch Me
  • 6Evening Music
  • 7She Moves Thru The Fair
  • 8Sweet Life Longer
  • 9New Love Here
  • 10Welcome Now
  • 11Your Rich Sky
  • 12Flight Of Swallows
  • 13My Last, Lost Melody

enregistrement

Produit par John Brand & Eyeless in Gaza. – Ingé-son : John Brand - New Love Here et Sweet Life Longer produit par Eyeless in Gaza, Ingé-son : Steve Emberton

line up

Martyn Bates (chants, guitares électrique et douze cordes, harmonica), Pete Becker (basse, claviers, programmation, percussions, batterie sur Back from the rains), Joby Palmer (batterie), Elizabeth S. (chant), Dave Ruffy (batterie sur Welcome Now)

remarques

Pochette par David Black – Photographie par Oleksa Becker

chronique

Styles
pop
Styles personnels
new wave

On continue avec les disques enregistrés pendant que votre humble serviteur venait au monde (qu’est ce qu’on ferait pas pour savoir par quel chronique commencer...), avec ce Back from the rains, énième album d’un groupe à la discographie riche et obscure, Eyeless in Gaza. Un duo venant du cœur de l’angleterre profonde, côtoyant les Felt, c’est dire à quel point ils faisaient partie des groupes maudits. De l’angleterre profonde il est beaucoup question, justement, sur ce disque. En fin d’été, et si possible en fin d’après midi, avant de couper à travers champs pour rejoindre le pub, d’après le groupe et cette pochette apaisée au possible, dont la photo a probablement été prise dans ces circonstances. Que le groupe de « Pale Hands I Loved So Well » semble loin ! En fait, Eyeless In Gaza en avait sans doute marre de crever la dalle au moment d’enregistrer ce Back from the Rains au titre explicite (on est revenu de la cold wave et des vapeurs dépressives, en gros), puisqu’il s’agit d’un album de pure new wave optimiste à la Tear For Fears, en plus… optimiste justement. Tous les textes de Martyn Bates sont tournés vers l’Autre… Amitié, flirt, amour… ça n’a pas l’air d’avoir d’importance pour lui, seule la célébration compte. La célébration et le réconfort de l’autre (la chaleureuse chanson-titre), comme deux facettes d’une même pièce. Alors bien sûr, un tel virage à 180° - qui sera d’ailleurs suivi par une longue période de silence – ne peut pas plaire à tout le monde, même si certains titres de cet album sont devenus des classiques de scène du groupe. La face A, particulièrement enchanteresse, s’ouvre sur un acapella évanescent évoquant une Liz Fraser au masculin, contrastant avec les synthés bien ronflants de Twilight, tentative de tube qui restera lettre morte. C’est le chant incroyable de Bates qui sauve les compos, même quand elles sont tout juste sympathiques. Ce n’est pas le cas des merveilles que sont Catch Me et Lie Still, Sleep Long. Cette dernière est déchirante de beauté et de poésie : Martyn Bates y chante le calme de la nature après la pluie, incitant au recueillement (indice : aller au milieu de la forêt, s’immobiliser, puis écouter). Mais le summum est atteint avec She Moves Thru The Fair, reprise a cappella d’un air traditionnel Irlandais, captée dans un garage vide à 4h du matin, au clair de lune… Fantômatique et à fleur de peau, tel un Jeff Buckley celtique, encore que Bates a vraiment ce supplément d’âme bien à lui, qui fera fondre les dernières réticences (j’en avais, au début) de ceux qui ne seraient pas rebutés par son maniérisme tout de même présent. Un de ces rares et précieux moments de grâce qu’on traque avec avidité, disque après disque. La face B, hélas, sera une version plus conventionnelle et quelque peu en pilotage automatique de la face A. A noter tout de même un superbe solo Curien sur le radieux Welcome Now, le premier solo de guitare dans l’histoire du groupe ! Il y a un début à tout. Ce qui nous fait une moyenne de 3, note sévère pour un disque qui contient son lot de perles, certes…

note       Publiée le mercredi 20 janvier 2010

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Note moyenne        2 votes

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novy_9 › samedi 29 mars 2014 - 14:22  message privé !

Celui là est le moins intéressant de tous .. c'est la période ou ils se séparent pour mieux se retrouver quelques années après avec "Fabulous Library" (et une chanteuse) et le parfait "Bitter Apples" ou l'immense "all under the leaves" .. tous les disques qu'ils ont sorti depuis sont tous formidables pour moi. Je les ai vu en concert dans un cloître à Paris il y a 2 ans je crois, Génial !

Note donnée au disque :       
mangetout › lundi 5 mars 2012 - 16:44  message privé !

Heureusement qu'il y a "Lie still, sleep long", "She moves thru the fair" et dans une moindre mesure "Catch me" pour relever un peu la sauce de cet album et c'est un cliché de dire ça, mais ce disque rend plus déchirante encore, par contraste, leur première période nettement plus audacieuse, mais comme tu le dis on peut les comprendre de vouloir s'en sortir et de chercher le tube, je ne comprend pas qu'un titre comme "Welcome now" n'ait pas marché. Sinon entièrement d'accord avec les similarités de voix entre Eyeless in Gaza et Tears For Fears s'en est parfois confondant. Il y aurait d'autres albums à chroniquer au passage, histoire de revivifier le peu d’intérêt que l'on porte à ce groupe, sans illusion, quid de "Caught in flux", "Photographs in memories" ou l'excellent "Drumming the beating heart" ?