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Hiroshima Mon Amour › Anno zero

cd • 8 titres

  • 1Anno zero
  • 2La casa
  • 3Aspettando domani
  • 4Eclissi
  • 5Paura della valle dell'Eden
  • 6Ottobre
  • 7Diniego
  • 8Desiderio impossibile

line up

Carlo Furii (chant, guitare), Antonio Campanella (basse, guitare), Pierluigi Di Sciascio (clavier), Fulvio Fuina (batterie), Aurora Aprano (choeurs)

remarques

chronique

'Année zéro, je suis revenu, aimé et tué, peut-être suicidé', premières phrases fortes d'un essai remarquable de cohérence. Quand on parle de Hiroshima mon Amour, on n'a pas envie d'utiliser la désignation de 'petit' groupe prometteur car on sent quelque chose de déjà totalement abouti dans les lignes de cet album. S'inspirant des Cure période 'Three imaginary boys'/'Seventeen seconds', le trio s'échappe bien vite d'un héritage pesant pour assumer sa propre musique, mélange de cold wave et d'une touche d'indie rock. 'Anno zero' est un disque qui n'a l'air de rien, qu'on écoutera peut-être distraitement la première fois, et pourtant...Quelque chose capte l'oreille...Est-ce le feeling un peu noir de 'La casa' ? La pêche post punk de 'Paura della valle dell'Eden' dans la lignée de Diaframma ? Les choeurs féminins subtilement utilisés ? Toujours est-il qu'on l'écoute une seconde fois et qu'on y décèle mille et une touches plus qu'addictives (l'orgue de 'Anno zero', l'imperceptible vague à l'âme des guitares de 'Eclissi', la note sombre de 'La casa' et son alternance avec un refrain doux...). Prenons 'Ottobre', il débute de manière banale comme un truc de rock pop plutôt plat; pourtant il se colore d'un étrange sentiment de vague à l'âme dont on ne peut plus se moquer malgré les 'tu tu tu du tu' finaux...Le secret est la sincérité, les compositions s'enchaînent de manière très naturelle, sans la moindre superficialité, le plus petit effet 'tape-à-l'oeil'...Les Hiroshima mon Amour n'en ont nul besoin, ils sont au delà de ça et leurs chansons dégagent du coup cette fraîcheur plaisante, alternant entre passages brumeux et attaques soutenues ('Diniego'). Oui, vraiment, 'Anno zero' n'a l'air de rien et pourtant on écoute ces huit pistes sans lassitude et l'on se prend à regretter qu'elles ne soient pas plus nombreuses. Le plus comique dans tout ça est que ma conclusion est exactement la même que celle de ma chronique du disque suivant ('Dedicata'): 'L'exemple même d'une musique addictive' et je n'ai pas eu envie d'y modifier quoi que ce soit.

note       Publiée le lundi 18 janvier 2010

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