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Broekhuis, Keller & Schonwalder › Blue

cd | 3 titres | 73:44 min

  • 1 1 Blue One 23:27
  • 2 2 Blue Two 27:18
  • 3 3 Blue & Red 22:57

line up

Bas Broekhuis: Percussions Detlev Keller: Virus TI, Roland JV 2080 & Fantom et Korg Wavestation Mario Schonwalder: Virus TI, Roland JV 2080 & Fantom et Mémotron

remarques

Pour en savoir plus sur Broekhuis, Keller & Schonwalder et entendre des échantillonnages sonores, visitez le site web de Manikin au; http://www.manikin.de/

chronique

Mario Schonwalder est l’un des rares pionniers de la MÉ de style Berlin School à continuer d’exploiter ces mêmes structures minimalismes. Avec l’équipement d’aujourd’hui et la continuelle collaboration des comparses hors-pairs en Bas Broekhuis aux percussions et Detlev Keller aux synthés, Mario Schonwalder réussi à conserver ces lentes processions d’accords répétitifs qui évoluent parmi des strates synthétisées éthérées, des percussions aux frappes accentuées et un mellotron romanesque. Blue est le 2ième volet des théories des couleurs, telle que visualiser et mise en musique par le trio Allemand, entrepris en 2007 avec Orange. Blue, une couleur qui s’harmonise avec la fluidité et la limpidité de ce 11ième opus de Broekhuis, Keller & Schonwalder. Nerveux, les premiers accords de Blue One roulent sur une belle structure de basse chaude et ondulante, où les arpèges séquentiels cristallins se lovent dans une totale harmonie. Structure minimalisme progressive, cette 1ière portion de Blue est délicatement agitée et ourle dans une ambiance éthérée avec un superbe mellotron qui jette son enveloppant voile romanesque sur des percussions tablas, vestige d’un monde arabique. Cette aura bleutée avance tout en douceur sous les jupes d‘un mellotron qui divise ses souffles entre ses archets de violon et de violoncelle, tout en murmurant un doux son flûté aux tendres harmonies. C’est tout en douceur que le tempo s’anime de séquences hésitantes qui carillonnent sur de percussions un peu plus pondérées et un mellotron encore plus moulant, transcendant un irréel monde Arabe. Le rythme ondoie d’une belle limpidité sous un dense mellotron et des percussions aux arômes toujours tribaux, caressant au final le romanesque univers musical de Schulze des années Timewind et Mirage. Un splendide Berlin School hypnotique qui s’arrime avec lourdeur et fracas à Blue Two et son éclectique intro ambiguë où les percussions frappent des mesures indisciplinées sous de lourdes nappes synthétisées. Peu à peu, Blue Two remoule son tempo acrimonieux pour épouser une étrange cadence militaire avec ses tambours roulant et son synthé aux lointains souffles de sirènes qui fredonnent des chants mélodieux, donnant la vague impression d’une immersion aquatique. Les vagues sous-marines ont un insolite effet de ressac, moulant un mouvement ondulatoire qui s’accroche aux chants des ensorceleuses par de fins accords pianotés. Cette envoûtante mélodie survit aux nombreuses secousses rythmiques de Blue Two, qui est doté d’un parcours rythmique des plus diversifié; soit de légers mouvements de transes zombiesques, passages ambiants purement éthérés où les synthés hurlent tels des spectres dans les pénombres et des passages ambiants aux séquences hoquetantes. Des cadences variées pour un titre plus complexe, mais qui garde sa beauté au travers cette mélodie cyclique qui épouse une variance sonore plus qu’enchanteur. Si Blue Two joui d’une structure rythmique bariolée, Blue & Red fait montre d’une évolution cadencée constante. Ouverture atmosphérique perturbée de diverses sonorités bariolées, Blue & Red est le contraste de ses couleurs. Vers la 6ième minute, le tempo s’ouvre avec une belle approche hawaïenne pour s’enfoncer dans une belle structure de basse, noyée de multiples couches synthétisées qui enveloppent et survolent un doux rythme tempéré. Séquences sautillantes sur synthés aux souffles de sirènes, Blue & Red effectue une belle transition entre deux couleurs aux paradoxes de quiétude, tout comme sa progression qui passe d’ambiant chaleureux à rythme pondéré pour se conclure sur une bonne séquence sautillante et des percussions claquantes que même le doux mellotron aux sonorités de violoncelle n’arrive pas à camoufler la rage latente. Même si l’on sait à quoi s’attendre de Broekhuis, Keller & Schonwalder, le trio continue d’étonner dans un univers musical encore très près des vieilles racines de la Berlin School. Hypnotique et envoûtant, Blue est la preuve que le bon vieux Berlin School a encore de l’originalité à offrir et qu’il est loin d’être dans l’oubli des placards temporels. Du bon vieux Berlin School apprêter par la technologie d’aujourd’hui qui conserve cette chaleureuse approche des rythmes hypnotiques et envoûtants, ainsi que des ambiances atmosphériques sur des séquences permutantes aux soubresauts hachurés, avec une touche d’agressivité que le trio exploite rarement, laissant entrevoir de belles possibilités séquentielles sur Red.

note       Publiée le dimanche 17 janvier 2010

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gkar02300 › lundi 18 janvier 2010 - 11:37  message privé !

Encore un bien bel album de ce trio.

Note donnée au disque :