Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesTSteve Tibbetts › The Fall of Us All

Steve Tibbetts › The Fall of Us All

  • 1994 - Ecm, 1527 (1 cd)

cd | 11 titres | 70:28 min

  • 1 Dzogchen punks [7:41]
  • 2 Full moon dogs [9:13]
  • 3 Nyemma [4:58]
  • 4 Formless [2:43]
  • 5 Roam and spy [4:20]
  • 6 Hellbound train [7:24]
  • 7 All for nothing [7:15]
  • 8 Fade away [6:44]
  • 9 Drinking lesson [3:53]
  • 10 Burnt offering [7:33]
  • 11 Travel alone [8:35]

enregistrement

Boudhanath, Katmandou, Népal et St.Paul, Minnesota, États-Unis, 1992-1993

line up

Steve Tibbetts (guitare, percussions), Marc Anderson (congas, steel drums, percussions), Mike Olson (synthétiseur), Marcus Wise (tablas), Claudia Schmidt (voix), Rhea Valentine (voix), Eric Anderson (basse), Jim Anton (basse)

remarques

http://www.frammis.com/

chronique

Styles
ambient
folk
jazz
progressif
world music
Styles personnels
fusion

De ce nouveau parcours initiatique proposé par l'américain Steve Tibbetts, on retiendra avant tout la relative noirceur qui s'en dégage, ce sentiment pesant qui reste avec nous une fois l'écoute de "The Fall of Us All" achevée. Pour faire simple, on dira que plus de la première partie du disque s'impose comme une version un peu plus impénétrable que le déjà très dense "Exploded View". Les percussions reviennent en force prendre les commandes d'un artiste dont on est en droit de se demander s'il n'a pas en vérité raté sa vocation. Proportionnellement, vraiment peu de guitare à se mettre alors sous la dent, et encore moins de l'acoustique alors que c'est justement ce à quoi "Big Map Idea" semblait nous préparer. "Dzogchen Punks", "Full Moon Dogs", "Nyemma", puis, plus loin "Hellbound Train" ... Malgré des développements différents, malgré des digressions qui peuvent surgir au détour de chacun de ces titres pour lui faire emprunter des chemins toujours plus surprenants, ce qui, on ne le dira jamais assez, est à l'origine même de cette profondeur qui en rend l'écoute si exaltante, toutes ses nouvelles pièces s'engagent dans une course effrénée avec même, quand l'occasion se présente, des pointes d'accélération ! "Formless" fait partie des quelques rares morceaux qui, à l'instar de "All for Nothing", vient calmer le jeu derrière un tapis sonore ténébreux. C'est alors qu'on rentre dans la seconde moitié du disque, moins explosive, plus intériorisée, où une guitare semi-acoustique se fait une place au soleil, dialoguant seule avec son ombre ("Drinking Lesson"). L'impact mélodique de Tibbets a toujours été limité, et sur "The Fall of Us All", il est peut-être encore plus difficile à appréhender. Toutefois l'album s'impose dans l'oeuvre du guitariste comme une pièce incontournable, sorte de synthèse du meilleur de ses deux mondes, exposant ses préoccupations passées et à venir à travers le filtre d'une esthétique sophistiquée à mettre en parallèle avec les travaux de David Torn, Mick Karn, Adrian Belew ou Ryuichi Sakamoto.

note       Publiée le samedi 16 janvier 2010

partagez 'The Fall of Us All' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "The Fall of Us All"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "The Fall of Us All".

ajoutez une note sur : "The Fall of Us All"

Note moyenne : Aucune note pour ce disque pour le moment. N'hésitez pas à participer...

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "The Fall of Us All".

ajoutez un commentaire sur : "The Fall of Us All"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "The Fall of Us All".

Scissor Man › jeudi 19 juillet 2012 - 22:21  message privé !

Je l'ai trouvé en K7 et putain, ce truc est incroyable. Hellman rules…