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And Also The Trees › When the rains come

cd • 14 titres

  • 1Virus meadow
  • 2Dialogue
  • 3Fighting in a lighthouse
  • 4Mary of the Woods
  • 5Jacob Fleet
  • 6Candace
  • 7Mermen of the lea
  • 8The dust sailor
  • 9The street organ
  • 10Vincent Craine
  • 11Stay away from the accordion girl
  • 12There was a man of double deed
  • 13A room lives in Lucy
  • 14When the rains come

enregistrement

Hellens Manor, Herefordshire, Angleterre, 21-24 février et 8-9 mars 2009.

line up

Emer Brizzolara (melodica, dulcimer, chœurs), Simon Huw Jones (chant), Ian Jenkins (contrebasse, violoncelle, chœurs), Justin Jones (guitare, accordéon, chœurs)

remarques

chronique

Styles
folk
gothique
cold wave
Styles personnels
cold wave acoustique

Pour certains groupes, la démarche cédait à la mode (très root, l'album acoustique !), pour d'autres comme And also the trees, elle découle de la simple logique. Que nos Anglais franchissent le pas après 'Further from the truth' et '(Listen for) the rag and bone man', eux-mêmes précédés d'un long silence n'a rien d'un hasard; la préparation d'un tel disque nécessite un certain état d'esprit, une préparation. Analysons les deux opus précédents justement: tranquilles et apaisés, ils marquent pour And also the trees un retour à leurs influences primales, celles d'avant les tentations américaines version Las Vegas de 'Angelfish' et 'Silver soul', soit la nature, la campagne anglaise. On sentait les musiciens apaisés par ce retour comme si une errance personnelle venait de prendre fin; les structures de composition s'étaient donc réduites à l'essentiel pour caresser l'émotion pure, sans artifice...Peu d'électricité et cette idée évidente: pourquoi ne pas procéder de même pour d'anciens titres ? Contrebasse plutôt que basse, guitare sèche, violoncelle, accordéon, dulcimer en lieu et place de clavier...And also the trees enregistrera ces titres aux endroits où avait été capturées les sessions de '(Listen for) the rag and bone man' avant de les proposer en concert, si possible dans des endroits particuliers (j'ai pour ma part eu la chance de les voir dans un petit théâtre ancien de Genève). Les chansons sélectionnées couvrant l'ensemble de la carrière, rien d'étonnant à ce que les nouvelles se fondent aisément dans ce nouveau décor finalement bien peu différent de leurs conditions d'enregistrement. Le véritable challenge concerne plutôt des 'A room lives in Lucy', 'There was a man of double deed' ou 'Virus meadow', lesquelles s'en sortent merveilleusement, apportant un éclairage et des frissons nouveaux. Le groupe a également fait le pari de proposer des titres moins cités comme 'Dialogue' (extrait du mal aimé 'The Klaxon'), le grandiose 'The street organ' (moins poignant dans cette version dépouillée), sans oublier un inédit éponyme, sympathiquement folk mais meilleur sur scène. Sera-t-on surpris d'apprendre que cet album est bon ? Pas vraiment, surtout que la structure des pièces est assez typique de la manière de travailler des musiciens: la voix fiévreuse de Simon reste l'élément porteur; la guitare habituée à mener le jeu fusionne davantage avec les autres instruments cédant un peu sur la contrebasse plutôt magistrale, mais c'est tout. Restons critiques pourtant, ces pièces prennent tout leur sens sur une scène; l'album reste poignant et sincère mais une ou deux interprétations sonnent comme des exercices de style ('Street organ') alors que d'autres s'offrent une nouvelle vie ('Fighting in a lighthouse'). 4,5/6

note       Publiée le jeudi 14 janvier 2010

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notes

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stankey › lundi 14 octobre 2013 - 18:38  message privé !

Déroutant, surprenant. Parfois doux, parfois intense, comme ils savent si bien le faire. Avec un autre choix de morceaux, ça aurait pu être un sans faute. Ça n'aurait pas été impossible. J'en veux pour preuve son petit frère Driftwood qui comporte aussi d'excellents morceaux, mais pas sur la longueur. Ceci dit l'effort est louable, et de qualité.

Note donnée au disque :