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Erik Seifert › CORE

cd | 7 titres | 75:37 min

  • 1 1 LHC (Large Hedron Collider) 12:44
  • 2 2 ALICE (A Large Ion Collider Experiment) 9:16
  • 3 3 ISOLDE (Isotope On-Line Detector) 11:27
  • 4 4 AD (Antiproton Decelerator) 11:27
  • 5 5 SPS (Super Proton Synchrotron) 9:32
  • 6 6 ATLAS (A Toroidal LHC Apparatus) 11:37
  • 7 7 Wunderwerk (Trancer Spacey Remix) 9:25

line up

Erik Seifert : Claviers, synthés, séquenceurs, percussions électroniques et FX

remarques

Pour en savoir plus sur Erik Seifert et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.pleasuresound.de/index.html

chronique

Ce nouvel opus d’Erik Seifert s’écoute comme un étrange voyage spatial. Mélangeant les douces approches mélodieuses de Vangelis à des rythmes Jarriens, tout en visitant les hétéroclites ambiances sonores de voyages intersidéraux, Core évolue comme une seule longue pièce, segmentée en 7 parties, dans une flore sonique aux odeurs de science fiction, comme si nous étions à bord d’une navette spatiale qui flotte tout doucement parmi les nébulosités astrales, les planètes et les étoiles. Un bel album empli de rythmes électroniques qui progressent mélodieusement dans les terroirs de Jean Michel Jarre. Un courant électrique grisaille en ouverture de LHC, libérant une nuée d’ions sonores qui flotte dans une brumeuse cosmique, un peu comme l’intérieur d’un vaisseau spatial en éveil. Tout est sous l’emprise de la gravité; des accords mélancoliques d’un piano égaré aux strates métalliques d’un synthé endormi, nous sommes dans un état d’apesanteur, dans un vide intersidérale. Une douce séquence scintillante émerge de ce néant astral. Elle virevolte avec la grâce d’une ballerine dans une ambiance sereine, où les accords esseulés du piano l’accompagnent timidement juste avant qu’un tempo latent se pointe à l’horizon. Vers la 7ième minute il éclate sur des percussions légèrement claquantes et une belle ligne de basse ondulante qui crache des pulsations aux lourdeurs hybrides dans un contexte musical où le rythme pondéré croise les atmosphères ambiantes, mais délicatement musicales, sur un synthé aux enveloppes arabiques et valsantes. Un beau titre crevant d’une mélancolie spatiale qui se fond dans les bruits de machinerie d’une station spatiale. Suivant le protocole introductif de LHC, Alice se libère de l’emprise mécanique avec un tempo suave qui ondule délicatement sur une structure subtilement stroboscopique. Hyper savoureux et extrêmement mélodieux, le synthé dégage de belles strates langoureuses aux mélodies d’un peuple des sables. En mi-parcours, le rythme devient plus mordant et hoquète sur une approche délicatement enclumée, poursuivant sa mélodieuse destinée sur des percussions plus martelées, qui injecte un tempo plus lourd. Le voyage se poursuit avec ISOLDE et sa lente évolution atmosphérique qui dépeint habilement les déplacements et le quotidien des cosmonautes éloignés de leur terre d’accueil. Un morceau très cosmique où le synthé ébruite ses sonorités analogues, parmi des solos et des mélodies synthétisés qui moulent une lente valse temporelle. AD continue l’exploitation des ambiances galactiques d’ISOLDE. À la différence que l’atmosphère est plus lourde, avec ses menaçantes stries synthétisées qui scrutent les environs tel un œil de laser parmi des chœurs de condamnés au vide perpétuel. Vers la 4ième minute, le synthé harmonise des solos qui s’égarent sous une basse pulsative et des percussions bien senties, dessinant un rythme langoureux dans un univers sonore riche en frappes hétéroclites qui ceinturent une séquence insistante venue de nulle part, dont les solos de synthé s’agrémentent fort bien de l’œil aux résonnances scrutatrices. Un autre titre très bien structuré. SPS et ATLAS sont deux titres dans la plus pure tradition Jarre, période Calypso et Chronologie. Des titres à consonance amphibienne qui s’agite sur des rythmiques nerveuses, des percussions bien arrosées et une ceinture séquencée hachurée qui s’égare, en de brèves périodes, vers des passages plus atmosphériques. Mettons que ça bouge, et pas à peu près. La séquence libellulibienne de Wunderwerk est un pur délice auditif. Des arpèges aux soubresauts charmants qui croisent des percussions claquantes dont les résonnances nous projette dans le terroir de Moon Machine, exit Jean Michel Jarre. Un autre très beau titre, muni d’une structure cadencée légèrement stroboscopique où le rythme ambiant embrasse paresseusement un synthé aux effluves d’un sax solitaire qui se fait couper le sifflet par un vocodeur très robotisé, avant de reprendre sa rythmique d’origine. Des rythmes accrocheurs dans une ambiance de science-fiction, voilà le résultat du 5ième opus d’Erik Seifert. Un album haut en sonorités et en cadences moulantes, digne d’un plancher de danse pour amateurs de tortillage dancing, où la mélancolie transcende la simplicité rythmique. CORE; un album pour amateurs de Jarre, même de Vangelis, périodes Chronologie et Direct. Le plus bel de MÉ mélodieuse et accessible de 2009.

note       Publiée le lundi 11 janvier 2010

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