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November Növelet › From Heaven on Earth

cd • 11 titres

  • 1Entry 2:51
  • 2Shouts Of Joy 4:10
  • 3Andacht 4:36
  • 4Misanthropy 4:20
  • 5When The World Is White 1:47
  • 6Fear 3:23
  • 7She Was Young 3:34
  • 8Mountains 4:21
  • 9Useless 4:25
  • 10You Are Mine 3:35
  • 11Go End There 3:36

line up

Mr. Arafna, Mrs. Arafna

remarques

chronique

Styles
ambient
electro
indus
Styles personnels
minimal wave

Plongé dans le noir, l'écran allumé et vide révèle sans ménagement l'état de saleté de sa surface. Des taches de tout et de rien constellent le rectangle violemment blanc. Café, toussotements, poussières. Puis viennent les mots sur l'écran. Chacun d'entre eux est la marche d'un escalier descendant vers un ailleurs, un abri intérieur où le temps n'a plus cours. Les secondes deviennent des pas, et les minutes des salles. Des salles où se retrouvent images du passé, visions fantasmagoriques et souvenirs fugaces de personnages et d'évènements, rêvés ou non, qui ponctuent notre vie dans le monde du dessus. Un monde artificiel, un paradis individuel sur terre. Un refuge. Un monde où la trotteuse clignote et sautille, un monde à la topographie anguleuse, grise, dans lequel les deux visages de l'androgyne marchent côte à côte, se caressent au détour d'une porte, s'effleurent sur le parvis d'une autre. Les salles s'enchaînent sans se ressembler – certaines ont les murs qui tremblent, mais mon couple ne saurait s'en soucier : il vibre comme un personnage de jeu vidéo coincé dans un mur avant de réapparaitre l'air de rien sept mètres plus loin, ses quatre yeux cette fois rivés sur moi. Car nous ne sommes pas deux : nous sommes trois. Homme, femme, ombre. Toi, moi, lui. Moi, Je, Ca. Personne ne s'agresse. On marche de manière indistincte au fil des sons, des nuances ; au gré de la luminosité et parfois aux dépends de la rugosité des murs. Béton se dit “concrete” en anglais, c'est tellement plus parlant : Concret. Les parois sont comme palpables et les doigts se laissent filer le long des murs, se recouvrant d'une fine couche de poussière qui se retrouvera sur l'écran blanc. Qu'importe, je nettoierai ma pensée comme ils ont anesthésié mes émotions. Je dérive avec eux, le long de mon labyrinthe, en leur accordant toute la confiance du monde. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent de mon utopie personnelle. La parcourir jusqu'à l'impasse ; jusqu'à extinction des feux. Un paradis. Deux visages. Trois corps. Quatre murs.

note       Publiée le samedi 9 janvier 2010

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Note moyenne        16 votes

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Wotzenknecht › dimanche 11 septembre 2016 - 17:48  message privé !
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Dans le même esprit, Wotzenknecht vous recommande : Der Zyklus - Biometry

saïmone › dimanche 11 septembre 2016 - 17:22  message privé !
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Ah mais celui-là c'est vraiment loin dans les caves, bon sang (glacé)

Karamazov › vendredi 11 novembre 2011 - 21:27  message privé !

Complètement terne et éteint. Je crois que c'est mon Harafna préféré (exception du "Blut", à part, qui lui joue en toute catégorie).

Note donnée au disque :       
Alptraum › mercredi 26 octobre 2011 - 16:18  message privé !

Il est bien différent de Magic, mais au moins aussi flippant. J'adore…

Note donnée au disque :       
vargounet › mercredi 24 août 2011 - 14:27  message privé !

En effet j'y trouve un parallèle avec absinthe de naked city sans même avoir lu les commentaires. Putain de disque effrayant !

Note donnée au disque :