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Steve Roach › Immersion Four

cd • 1 titre • 73:55 min

  • 11 Immersion: Four 73:55

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Steve Roach : Keyboards & Synthétiseur

remarques

Pour plus d'info sur Steve Roach et son étonnant monde musical, visitez son site web à l'adresse suivante: http://www.steveroach.com/

chronique

Dire que j’ai déjà détesté ces longues œuvres ambiantes que je trouvais vide de sens et d’harmonies. C’est avec Steve Roach et son superbe Strucures from Silence que j’ai appris, sur le tard, à apprécier la magie et la quiétude qu’apporte ces œuvres que je trouve réconfortantes lors de période de questionnement et de stress. Mais je dois vous avouer que je ne croyais plus que Steve Roach pouvait encore exploiter les profondeurs abyssales du sommeil, des auras et de la relaxation intra personnelle, sans tomber dans la répétition et l’ennui. Eh bien, faut croire que le maître de l’ambiant sombre et lourd peut encore insuffler un dialecte sonore à sa pensée méditative.
Quoique plus hermétique et claustrophobique que les œuvres antérieures à la série des Immersion, Immersion Four apporte une chaleureuse vision à notre mantra personnel. Celui que l’on crée à partir de nos visions et de nos croyances. Immersion Four est une oblongue litanie musicale qui s’échelonne sous de longs souffles chauds, nous transportant aux portes de notre subconscient, tout comme l’enveloppant Artifact Ghost d’Immersion Two et Sleep Chamber du volume Three. D’ailleurs pour saisir la pleine mesure des œuvres atonales de Roach il vaut mieux s’assoir ou se coucher afin de se détendre et de se laisser emporter par ses doux effluves sonores et ses couches synthétisés aux souffles à la fois spectraux et sereins qui chatouillent nos oreilles avec une lourdeur oscillante et donnent vie à ces longues quêtes spirituelles. On peut aussi bien vaquer à des trucs personnels, comme lire, écrire ou même faire l’amour. Surtout y faire l’amour et caresser, gouter la peau de l’être aimer en suivant les lentes fluctuations de cette musique si personnelle. Essayer pour la forme …
Ici, comme sur toutes les œuvres de la série Immersion, la musique ne bouge pas. Elle est l’accompagnatrice de notre esprit et nos sens afin de nous guider vers un voyage introspectif où la relaxation, l’éveil des sens face à des questionnements intérieurs nous dégage de nos responsabilités immédiates. Un peu comme un 3ième œil qui nous fait voir les choses d’une autre perspective et apporte un éclairage nouveau à ce qui nous semblait si sombre, il y a une heure. Et c’est sans doute une des importantes raisons qui fait que j’aime ce bonhomme. Sa musique, aux lentes oscillations filiformes, apporte un dividende intérieur qui fait bon entendre. Immersion Four est le rendez-vous annuel, quoiqu’il y en a quelques uns cette année, que Roach nous offre afin de mieux nous ressourcer. Je ne vois pas comment passer outre. C’est doux, beau et extrêmement intuitif. Dire que j’ai déjà détesté….

note       Publiée le mercredi 6 janvier 2010

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NevrOp4th › jeudi 7 janvier 2010 - 10:35  message privé !

J'ai découvert Biosphere l'an dernier et ce fût une claque direct et sans concession. Est ce que selon toi Steve Roach se rapproche de la musique d'un mec comme Biosphere? Au plaisir. ;)

devin › jeudi 7 janvier 2010 - 02:14  message privé !

Je poste ici vu que c'est la dernière : chapeau tout le monde pour le rythme, ça va être dur de tenir comme ça tout 2010 :-)

Solvant › mercredi 6 janvier 2010 - 23:28  message privé !

J'aime bien "Infest" de Papa Roach. Quoi ?