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Lhasa › The living road

cd | 12 titres

  • 1 Con toda palabra
  • 2 La marée haute
  • 3 Anywhere on this road
  • 4 Abro la ventana
  • 5 J'arrive à la ville
  • 6 La frontera
  • 7 La confession
  • 8 Small song
  • 9 My name
  • 10 Pa' llegar a tu lado
  • 11 Para el fin del mundo o el año nuevo
  • 12 Soon this space will be too small

extraits vidéo

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enregistrement

Studio Masterkut, Montréal, Canada

line up

Lhasa de Sela (chant)

Musiciens additionnels : Jean Massicotte (piano, orgue, clavier, Theremin, guitare, Rhodes), François Lalonde (batterie, percussions, vibraphone, glockenspiel, basse, marimba), Mario Légaré (basse, contrebasse, minibasse), Sheila Hannigan (violoncelle), Marie-Soleil Bélanger (violon), Ibrahim Maalouf (trompette), Rick Haworth (guitares), Jean-Denis Levasseur (clarinettes, ukulele), Bernard Falaise (guitare), Juan José Carranza (guitare), Olivier Langevin (guitare), Christophe Papadimitriou (contrebasse), Gilles Brissebois (basse)

chronique

Non, la musique n'est pas un produit, elle est bien plus que ça, elle est souvenir, elle est soutien, elle est peur, elle est colère, elle est l'image de la vie et bien plus encore peut-être...Certains albums sont des compagnons, des amis que l'on emporte avec soi, avec lesquels on se brouille, on se réconcilie, on rit, on pleure...C'est le design de la pochette de 'Living Road' qui m'a attiré l'oeil chez le disquaire, sans plus. Il a fallu une émission un mois plus tard pour que je découvre l'univers de Lhasa et que je l'achète, ce disque qui fut mon ami durant une période particulièrement pénible de mon existence...'The Living Road' est une invitation au voyage, une route sans fin qui parcourt le monde et le ciel ('La route chante quand je m'en vais, je fais trois pas, la route se tait...') signée Lhasa de Sela née d'un père mexicain et d'une mère américaine qui résidait au Canada, s'exprimant aussi bien en espagnol qu'en français, sans oublier l'anglais. Après les influences mexicaines et tziganes de son premier opus ('La Llorona'), l'artiste ouvre encore son horizon, calme sa voix issue des bars pour la rendre plus belle encore, plus sensuelle et la faire chanter plus longtemps. Les influences se croisent entre jazz ('Abro la ventana'), cabaret ('J'arrive'), percussions ethniques ('Anywhere on this road'), tango ('Con toda palabra'), bluesy ('Small song'); ce sont la passion latine ('La frontera'), les paysages de l'Amérique profonde, les parfums du bitume déclinés en des compositions intimes et universelles à la fois sur ces chemins parcourus par Tom Waits, Leonard Cohen, Edith Piaf, Billie Holiday...Fluides, les morceaux sont riches en instruments divers (guitare sèche, violon, cuivres, piano, vibraphone, percussions, trompette...) pour épauler cette voix insaisissable, adulte mais presque enfant, tragique mais pleine de lumière, profonde et légère. Et ces textes...Cette poésie douce et amère à la fois...Sur 'The Living Road', Lhasa atteint le summum de son art en toute humilité et c'est sans doute la force de ce disque, véritable récit de voyage vers le coeur et l'univers. Les climats changent, les atmosphères se mêlent, baignées de soleil couchant, mouillées de pluie, bercées par la nuit mais pas la moindre impasse, la plus petite incohérence, chaque pièce semble une prière ou une salutation et c'est magnifique. 'Soon this space will be too small'...Lhasa vient de mourir à 37 ans d'un cancer et je n'ai pas les yeux secs.

note       Publiée le mardi 5 janvier 2010

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No background › vendredi 21 octobre 2011 - 12:44  message privé !

Cet album est très beau ; les chansons accompagnées au piano me touchent, mais l'ensemble ne me transporte pas complètement sur ces routes, peut-être simplement parce que je ne les ai pas empruntées...

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Richter › jeudi 25 février 2010 - 09:29  message privé !

Je ne disais pas pour quelqu'un en particulier et je ne me serais pas permis de faire un commentaire déplacé à propos de tes chroniques (que je lis toujours attentivement). C'est juste que les gens se mettent à acheter du Michael Jackson quand il meurt, du Lhasa quand elle meurt, du Bashung quand il meurt...etc

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Twilight › mercredi 24 février 2010 - 23:23  message privé !
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Crois-moi cher ami, j'aurais aimé enlever la dernière phrase de ma chronique...Le reste, plus ou moins prévu de longue date (mais accéléré c'est vrai par la nouvelle) n'aurait pas été modifié d'un iota...

Richter › mercredi 24 février 2010 - 14:20  message privé !

Je ne vois pas en quoi The living road est le chef d'oeuvre de Lhasa, à moins de ne pas avoir écouter son premier album La Llorona car ayant apprécier le premier, j'ai été pas mal déçu par le second. Par contre je ne sais pas ce que vaut son troisième et hélas dernier album, Lhasa. En tout cas je n'aime pas cette mode qui vise à encenser des artistes une fois qu'ils sont morts...

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dariev stands › jeudi 7 janvier 2010 - 09:31  message privé !
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je suis vraiment surpris par sa mort, pendant longtemps j'ai entendu sa musique en croyant que c'était une vieille femme, et apprenant que c'était une jeune j'étais sur le cul... Et là, elle disparaît. Cancer à 37 ans. Putain de fléau...