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Clair Obscur › In out

cd • 8 titres

  • 1Défini7:03
  • 2Blume3:55
  • 3Artistic slaughter3:50
  • 4Auld lang syne2:05
  • 5The last encounter4:11
  • 6Valse3:54
  • 7Petite fable2:50
  • 8Tzarin4:09

enregistrement

Studio du Quai de Loire sur deux-pistes, le 12 mai 1987 entre 9h et midi.

line up

Christophe Demarthe (chant), Benoît Lordan (chant), Nicolas Demarthe (guitare), Marie Urbieta (violon), Anne-Mireille Szbrowsky (violon), Lucile Fauquet (violoncelle), Hélène Audinat (violoncelle), Simon Gillet (trompette), Thierry Damerval (basse, clavier), Guillaume Damerval (flûte), Catherine Meunier (flûte), Patrick Jouannic (batterie, percussions), Jean-Michel Darrou (djembé)

remarques

Le cd est sorti à l'origine en 1988 chez V.I.S.A.

chronique

Styles
gothique
cold wave
ovni inclassable
Styles personnels
cabaret néoclassique avant-gardiste

On les croyait ici, on les retrouve par là...Un jour post punk glauque, le lendemain dans la musique contemporaine. Bon, ce n'est pas si simple mais les morceaux de 'In out', crées pour être joués dans le cadre du premier Festival des Musiques Mutantes en octobre 1986, m'ont bien surpris je l'avoue, moi qui connaissais surtout leurs travaux des débuts. Tout démarre avec 'Défini', pure pièces néoclassique genre musique de chambre avec violoncelle, violons, vocaux hauts perchés...L'impression est étrangement envoûtante, mélancolique mais séduisante. Même ambiance mais un brin plus inquiétante (le djembé ajoute quelque chose de nocturne et organique) avec une nouvelle version de 'Blume' (peut-être la plus réussie). On sent que l'album a été pensé comme un tout car les enchaînements sont parfaits et l'on glisse d'un titre à l'autre sans vraiment le réaliser bien que les climats évoluent, non vers un 'climax' final mais plutôt comme vers la fin d'une nuit. Le chant grave et profond de Christophe Demarthe se montre particulièrement efficace quant à l'ambiance générale, ainsi sur l'excellent 'Artistic slaughter', le poignant 'Auld lang syne' opérant le glissement de l'intimité des salons vers celle de la taverne. La tension s'accélère alors avec une belle version de 'The last encounter' avec pointes de trompettes et de flûte, sur une batterie rapide comme le souffle de quelqu'un qui panique tandis que le chant se fait complètement possédé, presque schizophrène (comme quoi Clair Obscur n'a rien perdu de son sens de l'exploration). 'Valse' de par sa tristesse apaise avant l'étrange 'Petite fable' dont les échos et l'ambiance jazzy fatiguée font écho à certains essais de Tuxedomoon. La ballade s'achève sur 'Tzarin', peut-être la seule pièce réellement post punk du disque, encore que ses arrangements en soient relativement dépouillés et intimes. Servi par une bonne production, 'In out' se décline comme un album de nuit dont il présente les nuances (peur, mélancolie, rêve, abandon, décadence, paix...) de manière originale et prenante.

note       Publiée le lundi 4 janvier 2010

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Dead26 › vendredi 30 janvier 2015 - 10:21 Envoyez un message privé àDead26

Très bonne chronique pour un album vraiment magnifique d'une sensibilité rare et d'une telle poésie. Clair Obscur me surprend sur chaque disque et je dois dire que ce premier essai ne m'a jamais laissé indifférent. Pour moi ce "In Out" frise le chef d'oeuvre, rien que l'enchaînement entre la 4 et la 5 putain. Et dire que je suis passé à côté de ce groupe pendant tout ce temps.

Note donnée au disque :       
Jacques Capelovici › lundi 4 janvier 2010 - 09:07 Envoyez un message privé àJacques Capelovici

Tu n'as qu'à changer de direction, dit le chat, et il la dévora.