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(V.E.G.A.) › Alienforest - a sick's mind hologram

74:03 | 14 titres

  • 1 Wilkommen
  • 2 Cocaine
  • 3 Kill me
  • 4 Neongraphite
  • 5 Insex infect
  • 6 The gentle rain
  • 7 Plastiktaschen
  • 8 Fish, smoke & satan
  • 9 Absence
  • 10 Ocean woods Fleish
  • 11 Pulse blood pulse
  • 12 Marianne
  • 13 Vacuum era gelid atmosphere
  • 14 Alienforest (bonus)

enregistrement

Produit par (V.E.G.A.)

line up

Ravèz (vocaux, guitares, synthés); Janos (vocaux, batterie); Kekoz (basse)

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
euh... cold wave black metal?

Je ne connais pas "Cocaine", le deuxième album de ces étonnants italiens; la réédition 2008 par Debemur Morti de leur premier album autoproduit est donc pour votre serviteur l'occasion de prendre les choses dans l'ordre, comme elles commencèrent, en 2000. Le côté italien de la force me prend immédiatement à l'écoute des deux premiers morceaux... vous savez, italien, comme dans "prog italien"... comme dans "Giorgio" Moroder. Une étonnante instru de près de 5 minutes purement et simplement Mé (euh... Venise School!) tendance années 80 et le Giorgio suscité, qui s'achève après une transition hasardeuse en heavy doom sursaturé et symphonique, le tout étant par ailleurs correctement inspiré. Mais en fait... des titres, y en a 14, et l'album fait 74 minutes; et c'est à partir de maintenant, seulement, que (V.E.G.A) montre sa gueule... sa vraie, triste et sale gueule. "Kill me" est à ce niveau un des titres les plus réussis et personnels de l'album, une hystérie totale et immédiate qui finit pourtant par monter incoerciblement en puissance à mesure que la vitesse étourdit et que les hurlements agressent, jusqu'à muter en cauchemar hurlant et décharné... au comble de la vitesse, du bruit et des gueulantes. La suite n'est que déferlante : (V.E.G.A), pour le dire simplement, fait du black metal ultraviolent agité de synthétique et de mélodies, majoritairement bloqué sur le blast extrême et aveugle. De bonnes idées, évidemment, une ambiance indéniable, dérangeante et grandiose, des voix qui se déforment dans la distorsion saturée la plus aigüe, un son fait maison, agressif et glacial, qui participe à l'atmosphère : "Alienforest..." est un bon album, rare et intéressant sans être aussi "experimental" qu'il ne le proclame, mais qui souffre malheureusement de grosses, mais ponctuelles, fautes de goût. De la musique soft et purement electronique dans un album de black metal, aucun problème, si la date de péremption du matériel, des arrangements et des mélodies n'est pas dépassée depuis vingt ans. Des tentatives de pièces cold wave un peu industrieuse et cradouille pour faire black et an 2000, pas de souci, si l'inspiration est à la hauteur et que la cathédrale lugubre que l'on tente de construire ne ressemble pas au château de "Barbie fait la morte". Avec le frais et bien nommé "Oceanwoods", (V.E.G.A) montre pourtant que, si l'on accepte d'être bon public le temps d'un trip bienvenu au milieu de cette attaque continue de démence, il n'est pas totalement à côté de ses pompes dans sa volonté d'accoupler deux musiques opposées. Opposées car ce n'est pas seulement de la musique synthétique, c'est de la musique synthétique soft et mélodique, que (V.E.G.A.) installe en plein milieu de ses séries de pièces surviolentes. Incongru, même si le propos ne manque vraiment pas d'intérêt, et déjà, ici parfois, de pertinence. Mais passé, ou plutôt accepté ce travers, "Alienforest..." s'écoute bel et bien comme un tout, un sale et foutu trip aussi psychique que visuel, le combo italien se défendant plutôt correctement dans l'atmosphère nocturne et l'ambiance forestière (mais Alien, en effet... pour le coup). L'ensemble s'essouffle sur ses 74 longues minutes (avec le bonus), et l'inspiration baille un peu par moment. Remis dans son contexte (bah oui, 2000... après tout c'est déjà loin), l'album est en plus assez novateur, et en tant que réédition, il reste près de 10 ans plus tard empreint d'une forte personnalité et d'une ambiance tout à fait particulière, et terriblement sombre. On regrette que tout ne soit pas du niveau de "Kill me" (quoique sur 74 minutes...), on trébuche sur ses grosses bourdes, mais "Alienforest..." est une horrible promenade, un cauchemar hurlevent... que l'on se surprend régulièrement à vouloir refaire.

note       Publiée le lundi 14 décembre 2009

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Demonaz Vikernes › dimanche 7 octobre 2012 - 09:37  message privé !

Plutôt bizarre effectivement, pas le genre de CD qui va tourner en boucle pendant un an. Mais c'est original et à l'occasion très réussi.

Note donnée au disque :       
sebcircus › dimanche 25 avril 2010 - 13:31  message privé !

Heu, Georgio bMoroder, malgré son prénom italien est Allemand!