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Helel › A sigil burnt deep into the flesh

cd | 4 titres | 27:32 min

  • 1 Mass destruction - mass alienation
  • 2 A sigil burnt deep into flesh
  • 3 This is hel(el)
  • 4 Cosmos is out of order

enregistrement

--

line up

inconnu

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
industrial black metal

Le premier E.P de Helel est comme un soufflé... mais ce que l'on oublie trop souvent de préciser, c'est que même une fois dégonflé, un bon soufflé reste un bon soufflé. "A vigil burnt deep into the flesh" met immanquablement en appétit lorsqu'on le passe la première fois sur sa platine. Bestial et hystérique comme Funeral Mist, le délibérément mystérieux combo français pratique néanmoins un black metal texturisé industriel, militarisé par une boîte à rythme qu'ils ont (j'ignore par quel procédé) réussi à rendre totalement accro à la cocaïne, et dont les claviers soigneusement masqués par la première ligne des guitares en mazout n'hésitent pas à partir en pattern mélodiques, rehaussant à l'occasion la grand messe terroriste qui se déroule de reflets symphoniques. Un peu moins d'une demi heure plus tard le premier constat est sans appel : on est napalmé sur le fauteuil, un sourire sardonique sur le coin de la figure et les oreilles en sang. De fait : Helel tabasse sur tous les fronts. Le vocaliste est tel Arioch d'une irrésistible puissance et d'une sauvagerie redoutable; un peu moins dérangé que le suédois, il va donc se faire aider de temps à autre par des choeurs Carminesques (voire Buranesques...), des triturages electroniques qui lui transforment la langue en perceuse à tympans, et des structures complexes agitées de convulsions qui vont lui permettre, justement, de convulser. Helel dégueule vite, très vite... très très vite, porté par un mur de guitares crasses et une lead acérée et malsaine, aussi à l'aise dans le pilonnage décérébré que dans le décollage harmonique : une véritable deuxième voix, une deuxième âme nocive qui hante de sa présence malade la musique de Helel. Ca va vite et ça tourne, ça tourne... les patterns rugueuses tournoient en mélodies à en filer la gerbe. Inventif, contrôlé, inconfortable dans ses premières écoutes; le black metal façon Helel ce sont des constructions soignées au service du dégueulasse, la maîtrise d'effets de toutes sortes dans la déferlante d'un univers qui tente avec ce "Sigil..." sa première déclaration d'indépendance; cru, surviolent, nécrocybernétique, Helel semble être l'enfant immonde et inimaginable de Funeral Mist et Dödheimsgaard. Cette guitare lead époustouflante serpente sur les compos et s'incruste dans la chair avec la même folie qu'Aldrahn qui vocalise, et ce penchant occulte pour les ambiances morbides et la violence cannibale nous vient directement de l'épouvantable suédois... incontestablement : Helel est un groupe qu'il va falloir suivre de près. Mais revenons au soufflé... "quelques" écoutes plus tard, le calcul trop savant, la mécanique trop froide, les intentions trop claires finissent par dissiper le parfum de folie, le sentiment de malaise, la puanteur malsaine qui émanait d'abord. On finit par comprendre, on finit par savoir... la magie s'évapore et laisse place au confort. Mais c'était finalement inévitable: le croisement semble contre nature, et l'incontestable réussite de ce premier E.P, en soi, est déjà une prouesse.

note       Publiée le lundi 14 décembre 2009

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Demonaz Vikernes › vendredi 27 novembre 2015 - 10:24  message privé !

Ce genre de trucs, c'est tout sauf ma tasse de thé. Pourtant cet EP passe plutôt bien, je ne saurai trop dire pourquoi. Une expérience intéressante. Suffisante pour le conserver dans ma discothèque, pas assez pour creuser le projet.

Note donnée au disque :       
born to gulo › lundi 14 décembre 2009 - 19:30  message privé !

mouais ... tu me ferais presque lui redonner une chance