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Nine Inch Nails › And All That Could Have Been (special edition)

cd | 16 titres | 74:24 min | and all that could have been

  • 1 Terrible Lie [4:59]
  • 2 Sin [4:15]
  • 3 March Of The Pigs [4:13]
  • 4 Piggy [4:51]
  • 5 The Frail [1:41]
  • 6 The Wretched [5:24]
  • 7 Gave Up [4:14]
  • 8 The Great Below [5:08]
  • 9 The Mark Has Been Made [3:45]
  • 10 Wish [3:40]
  • 11 Suck [4:13]
  • 12 Closer [5:38]
  • 13 Head Like A Hole [4:54]
  • 14 The Day The World Went Away [6:29]
  • 15 Starfuckers, Inc. [5:30]
  • 16 Hurt [4:59]

cd | 9 titres | 43:21 min | still

  • 1 Something I Can Never Have [6:39]
  • 2 Adrift And At Peace [2:52]
  • 3 The Fragile [5:12]
  • 4 The Becoming [4:30]
  • 5 Gone, Still [2:36]
  • 6 The Day The World Went Away [5:17]
  • 7 And All That Could Have Been [6:14]
  • 8 The Persistence Of Loss [4:04]
  • 9 Leaving Hope [5:57]

enregistrement

Dave 'Rave' Ogilvie' (mix), Tom Baker (mastering)

line up

Robin Finck, Danny Lohner, Trent Reznor, Jerome Dillon, Charlie Clouser

remarques

Lives enregistrés durant la tournée 'Fragile 2.0', été 2000.
Il existe plusieurs versions du live : digipack simple, coffret 2 CD (chroniqué ici), double DVD. 'Still', le second CD du coffret est aussi disponible quoique rare en CD individuel.

chronique

C'est avec cette porte d'entrée que mes oreilles ont été initiées à Nine Inch Nails et dieu sait qu'elles m'en remercient encore aujourd'hui ! Rare témoignage live (officiel du moins, quand on voit la quantité de bootlegs sur le marché) de Nine Inch Nails, 'And All That Could Have Been' est un enregistrement somptueux qui a manifestement fédéré aussi bien néophytes que fanatiques, d'autant qu'il existe en moultes versions : double DVD live (un brin plus long et riche en bonus cachés), disque simple et (car c'est l'objet de ma chronique) dans un bien bel écrin renfermant aussi un second disque de relectures calmes de titres plus anciens. Le live, d'abord : on connaît le perfectionnisme de Trent Reznor et c'est avec joie que l'on constate que le son est proprement hallucinant (on s'y croirait), l'électronique est enregistrée en prise directe et le public est présent sans être étouffé ni étouffant. Les interprétations transcendent souvent les originaux (c'est d'autant plus vrai pour les vieux titres, méchamment dépoussiérés et reboostés) et Trent joue de son personnage en toute confiance, sans jamais rien laisser entrevoir d'autre que de l'assurance jusque dans sa fragilité, qu'elle soit feinte ou non. Ensuite, le rythme soutenu de la setlist est incroyable : démarrage sur les chapeaux de roues avec 'Terrible Lie' et 'Sin' avant de se faire ramasser sans préavis par le sauvage 'March of the Pigs' (et son prolongement surprise, raaah). Douze minutes sont passées et le public mange déjà dans sa main ; l'ambiance peut s'alourdir tranquillement pour laisser place aux torves 'Piggy' et 'The Wretched'. Plus loin, c'est même 'The Great Below' qui marquera la seconde phase du concert 'reconstitué' dans toute sa superbe (je recommande de manière subliminale le DVD, là, avec les visuels signés Bill Viola, excusez du peu). Enchaînant tubes sur tubes ('Wish' + 'Suck' + 'Closer' + 'Head like a Hole', quoi, merde) dans des furieux élans de sueur, le groupe hypnotise, fédère, gueule, mais surtout fait sauvagement bouger. Il y a, plus que jamais, un groove millénaire, purement rock'n'roll, qui est ici poussé jusqu'à l'extase : NIN ne semble même plus inquiétant ou étouffant comme il pouvait l'être sur ses vieux disques ; c'est devenu une nouvelle église, un canalisateur d'énergie d'une redoutable efficacité qui atteint à mon sens son paroxysme sur cette galette, elle-même uniquement détrônée par l'expérience live. Reste le CD 2 'Still', son contrepoint acoustique délicat et reposé. 'Something I can never Have' est sublimé et apparaît tout à coup terriblement nu et fragile, surtout grâce à cette voix d'écorché à laquelle on était peu habitué. Si les autres interprétations sont à mon sens un peu dans l'ombre de cette ouverture, elle n'en constituent pas moins une très belle prolongation et offrent l'album de NIN à écouter quand le physique (ou le psychique) ne peut pas suivre. Un objet indispensable en l'espèce, à s'offrir en simple, en coffret ou en plus du DVD (je l'ai déjà dit, non ?) pour multiplier les occasions d'y retourner tête baissée, d'autant que cette sortie marquera pour certains la fin de la grande époque des ambitions et de l'inspiration du soldat Reznor.

note       Publiée le samedi 12 décembre 2009

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allobroge › samedi 9 mai 2015 - 00:29  message privé !

Que du bonheur le NIN en live avec cette petite rage enchanteresse. Le dvd NIN 1989-1998 envoie bien le bois aussi.

Note donnée au disque :       
nowyouknow › samedi 12 novembre 2011 - 19:00  message privé !

ouais c'est moins bon après still, même si y'a que year zero que je peux pas encaisser en fait.

ericbaisons › samedi 12 novembre 2011 - 15:34  message privé !

C'est comme Deep purple, il y a plusieurs epoques valables. Après, Trent est sevré et ça part en couille

nowyouknow › samedi 12 novembre 2011 - 14:22  message privé !

non.

Solvant › samedi 12 novembre 2011 - 00:37  message privé !

"La très grande époque de NIN." c'était jusqu'à Woodstock 94' non ?