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Martriden › The unsettling Dark

cd • 7 titres • 43:25 min

  • 1Intro
  • 2The enigma of fate
  • 3The calling
  • 4Ascension part 1
  • 5Ascension part 2
  • 6Processional for the hellfire chariot
  • 7The unsettling dark

enregistrement

Produit par Dave Otero

line up

non renseigné

remarques

chronique

Souvent, Melodic Black Metal rime avec Soft Black Metal; mais là, non. Souvent, Black Metal rime avec production dégueu; mais là, non. De la musique qui défouraille, donc, avec la production qui cogne, et, en effet, une large place laissée au travail mélodique (harmonique plus exactement) dans la mise en place de l'atmosphère, ici épique et sauvage, malgré une construction et une interprétation au scalpel (car souvent, Black metal rime avec technique sommaire; mais là, non). Sous l'influence revendiquée de Behemoth (entre autres), Martriden combine la lourdeur et la rapidité avec aisance, particulièrement bien servi par des murs harmoniques de guitares ravageuses et le voile de clavier qui va bien : death et black qui pillone et volte-face, sans oublier de te déverser régulièrement la tonne de boue à composants pathogènes sur la gueule... car tout de même : normalement, Black metal rime avec anéantissement (et là... aussi, un peu). Nous voici donc face à un black/death qui se veut monumental, et à cet égard dans la droite ligne des polonais suscités, adjoignant à son talent à faire en puissance et intelligence les services d'une dimension harmonique grandiloquente, occulte et particulièrement bien dosée. Même si le temps qui passe et les écoutes répétées ne révèlent aucune subtilité cachée dans la science immédiatement perceptible avec laquelle le groupe construit une pièce de metal extrême, "The unsettling dark" nous montrent un groupe avec sa personnalité propre, plus lourds en ambiance qu'un Behemoth, plus heavy également, mais surtout, beaucoup plus certainement dévastateur. (car pour certains, Behemoth rime avec "mou du genou sous le son"; mais Martriden, non.) Avec un vocaliste qui évoque tour à tour le Gaahl et le gou... euh... non, le Gaahl ou Toxine, avec des rythmiques qui plombent dans le mid-tempo headbanguant au moment où il faut, avec des déferlantes redoutables de guitares aux mélodies sournoises et à l'épaisseur triple (Moltonn... euh, non... non plus), avec ses déclarations harmoniques puissantes et plutôt inspirées, "The unsettling dark" est donc autre chose qu'un album de genre, et Martriden un groupe à la personnalité notable. On regrettera qu'une production qui réussit à garder à ses grosses guitares une dose non négligeable de suie n'ai pu garantir le même équilibre à une batterie un peu trop Fredmano-Nyströmienne à mon goût. Un peu inégal, chutant à l'occasion dans l'accrocheur douteux, dommageablement affublé de quelques tentatives purement mélancoliques et peu convaincantes à base de guitare acoustique et nappes attendrissantes, le premier album du quintette américain n'en demeure pas moins recommandable à ceux qui sont à donf' dans le gros metal.

note       Publiée le lundi 7 décembre 2009

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Nokturnus › samedi 12 décembre 2009 - 17:24  message privé !
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"le Gaahl, le gout" bwahahah