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Dreadnaught › The American Standard

cd • 13 titres • 55:14 min

  • 1Ballbuster 4:28
  • 2Deus Ex Machina : the jester's theme 6:36
  • 3Deus Ex Machina : Deneb 2:42
  • 4Deus Ex Machina : Tournament 2:42
  • 5Deus Ex Machina : Derby days 8:30
  • 6Popeye 2:25
  • 7Bünnaschidt 4:50
  • 8James Thresher Industries (building solid careers in middle management since 1976) 0:57
  • 9Welding 4:51
  • 10Kim Philby 3:33
  • 11The pumphaus suite : Rats and me 4:35
  • 12The pumphaus suite : Swing 3:38
  • 13Clownhead 5:25

enregistrement

États-Unis, 2001

line up

Robert M.Lord (basse, synthétiseur, orgue, kazou, choeurs), Justin S.Walton (guitares, piano, orgue, saxophone, chant, kazou), Richard R.Habib (batterie, percussions, chant), Shaun Frenchie Michaud (synthétiseur, loops de batterie), Andy Happel (violon, orgue), William L.Walton II (trompette), Jay Williams (euphonium), Daria J.Blake (flûte)

remarques

http://www.dreadnaughtrock.com

chronique

Voici un groupe dont j'attendais beaucoup. Trop peut-être. Au fil du temps, j'avais glané quelques informations à son sujet, ça et là, dans divers magazines spécialisés, et les références dont il était question quand il s'agissait de décrire leur musique résonnaient en moi comme un désir impérieux d'assouvir ce manque nouvellement créé. "The American Standard" a beau être leur troisième album, c'est leur premier à traverser (péniblement) l'Atlantique pour venir se lover dans le creux des oreilles de celles et ceux déjà séduits par le discours d'autres grands prêtres des structures éclatées. Et quand je dis ça, je pense avant tout à leurs compatriotes d'Estradasphere. C'est bien cet état d'esprit qu'on retrouve tout au long de l'album : le rock sautillant mi-tordu mi-parodique de "Ballbuster" en est l'idoine introduction. Puis survient la longue suite de vingt minutes en quatre partie, "Deus Ex Machina", qui revisite jazz, rockabilly, electro, musique des îles, passages expérimentaux abstraits, tout ça dans le désordre, tout ça affublé plus qu'on aurait pu se l'imaginer d'un vrai chant, mais avec un entrain on ne peut plus primesautier. C'est sympa. C'est gai. Et après ? L'exécution est irréprochable, mais je commence à trouver le temps fort long. Très vite, il s'avère que je peine à me passionner pour ce que Dreadnaught vient à nous offrir avec une sincère générosité. Il faut attendre "Kim Philby", le dixième titre, pour que mes indicateurs se remettent gentiment à vibrer. Fausse alerte toutefois. Ai-je trop consommé de Mr.Bungle étant jeune pour me retrouver aujourd'hui dans la peau d'un vieil aigri devenu parfaitement insensible à des démarches qui, d'habitude, ont toutes mes faveurs ? La fausse suite "The Pumphaus Suite" en fin d'album résume tout ce que je pense du combo américain. Avec une assise pop/rock franchement assumée, une structure complexe qui prend garde à ne jamais se frotter au chaos sous peine de perdre le contrôle, Dreadnaught m'apparaît plus comme une version édulcorée de ses illustres prédécesseurs. Ils ont bien compris la leçon, et la mettent d'application à l'édifice d'une musique accessible pour le plus grand nombre. Dreadnaught est un disciple, pas le nouveau prophète. L'attente était peut-être trop grande en effet.

note       Publiée le samedi 5 décembre 2009

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Raven › samedi 5 décembre 2009 - 10:14  message privé !
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Content de te revoir, le cornu, et tu nous ramène encore un beau lot de pochettes foutrement intriguantes (et de chros qui vont avec)