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cd | 12 titres | 76:08 min

  • 1 Rails [ 4:35]
  • 2 Skeletarl [ 13:50]
  • 3 Girders [ 2:30]
  • 4 Wreckage [ 4:20]
  • 5 Pieces [ 5:08]
  • 6 Debris [ 7:08]
  • 7 Coventried [ 4:19]
  • 8 Hamburgised [ 5:32]
  • 9 Dresdened [ 2:54]
  • 10 Bridges [ 8:35]
  • 11 Slow Corrosion [ 13:52]
  • 12 Residual Oxide [ 3:26]

enregistrement

Enregistré entre Décembre 2007 et Février 2008

line up

Stephen Parsick : Mellotron, PPG 350/360/1020, Prophet 5/VS, Wavestation 808, ARP Sequencers, ARP 2600 galore et Mini Moog

remarques

Pour en savoir plus sur Ramp et entendre des échantillons sonores, visitez leur site web; http://www.nodular.de/ et http://www.doombient.com/

chronique

Une lourde onde caustique enveloppe l’intro de Rails dont les coups de roues envoient une vapeur ocre qui étend une étrange aura cosmique dans un monde pourtant industriel. Enregistré dans la tourmente d’une séparation houleuse d’avec l’autre moitié de Ramp; Frank Makowski, Debris aura pris près de 3 ans avant de voir le jour. Le résultat est un album qui allie la lourdeur obscure de Ramp à des mouvements séquentiels houleux et étonnamment violents. Suivant les coups de roues de Rails qui se concluent sur d’étranges percussions métallisées, Skeletarl avance à tâtons dans des pénombres couinants et suitants avec une ligne de basse aux pulsations arythmiques. Une violence sonore se pointe. Elle est latente et vocifère avec des murmures spectraux et des percussions papillonnées éparses sur un mouvement hésitant qui avance sur des montagnes russes qui peinent à tirer leurs charriots. Avec ses réverbérations corrosives et son environnement sonore industriel Skeletarl nous plonge dans un univers sonore lourd et violent où les résonnances nous bouffent les tympans sur un rythme étrangement vague dont l’essence est tirée des sombres profondeurs de Redshift. Ce titre dépeint à merveille l’ambiance dure et métallique qui surplombe cette dernière parution de Ramp avec son mouvement sinueux qui serpente les méandres de l’atonie tout en grugeant les murs de tôle de ses griffes acérées afin de nourrir un métal tordu et hurlant. De Girders à Residual Oxide, Ramp passe par tous les niveaux souterrains pour offrir un carnage sonore, tantôt statique tantôt séquencée, aux courbes lancinantes et terrifiantes d’une usine délabrée. Du Ramp mais aussi du Stephen Parsick qui aime les atmosphères bétonnées aux arômes ambiants. Un Stephen Parsick qui exploite aussi des mouvements séquencés d’une lourdeur enivrante comme sur Wreckage où des roulements de tambours sur des barils d’huile contaminée s’entremêlent à un univers sonore décapant de séquences hurlantes. Des séquences qui se fondent aux lueurs tamisées de Pieces pour continuer de pulser dans un monde industriel à la dérive avant de glisser sur les roulements de billes de la pièce titre qui arrache tout simplement le métal de tours coulissantes avant que les lourdeurs séquentielles de Coventried et Hamburgised ne terminent le travail de démolition. Coulé dans l’acier trempé en une seule longue pièce segmentée de 12 volets, Debris offre peu de moments ambiants, de moments tranquilles. En fait, si il y a un moment de tranquillité il débute avec Dresdened et ses longs souffles atonaux qui circulent parmi les débris d’un terrain d’usine. Quoique lourd et incroyablement sinistre, Slow Corrosion hoquète de pesantes séquences dont les migrations aléatoires pulsent lourdement sous des percussions métallisées et papillonnées. Un mouvement à l’approche aussi patibulaire que Skeletarl mais qui n’explose pas et qui conserve la linéarité oscillatoire d’une grosse tortue affamée ruminant sur son appétit jusqu’aux derniers souffles caustiques de Residual Oxide. Debris de Ramp est toute une trouvaille. Alors que l’on s’était habitué à l’univers placide des atmosphères tétanisées de la série Doombient, Debris arrive avec ses gros sabots et défonce l’armature atonique de cette suite aussi froide que caustique. En fait Debris est un sublime mélange des deux univers. Stephen Parsick moule subtilement et habilement ses drones métalliques et caustiques à des séquences aux lourdes réverbérations qui font littéralement fondre les derniers vestiges de la série Doombient. C’est tout un album qui sied très bien les visions et les perspectives de Guts Of Darkness. Un incontournable pour les amateurs de Dark Ambient aux oscillations lourdes de résonnances.

note       Publiée le mercredi 2 décembre 2009

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