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Masada › א (Alef)

cd | 11 titres | 60:28 min

  • 1 Jair [04:54]
  • 2 Bith aneth [06:25]
  • 3 Tzofeh [05:15]
  • 4 Ashnah [06:21]
  • 5 Tahah [05:41]
  • 6 Kanah [07:25]
  • 7 Delin [01:56]
  • 8 Janohah [09:40]
  • 9 Zebdi [02:48]
  • 10 Idalah-abal [06:15]
  • 11 Zelah [03:48]

enregistrement

RPM Studio, New York, USA, 20 février 1994

line up

Joey Baron (batterie), Greg Cohen (contrebasse), Dave Douglas (trompette), John Zorn (saxophone alto)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz > musique klezmer

Jusqu'alors tentant d'échapper aux amalgames et minimisant en bloc l'importance du patrimoine qui repose sur ses frêles épaules, comme sur celles de tout ses frères, il faudra attendre 1992, et "Kristallnacht", pour que John Zorn affronte enfin son passé et assume ses origines qu'il a toujours trouvé trop lourdes à porter. Outre le fait qu'il développera au sein de son label Tzadik une section toute entière dévouée à la "Radical Jewish Culture" ou aux "Great Jewish Composers", le saxophoniste d'avant garde américain réalise avec Masada son manifeste le plus vibrant, et sans doute aussi un de ses projets les plus réussis. En quelque sorte, le groupe Masada vient, un peu tard, s'installer dans la carrière de John Zorn comme le sceau de sa destinée, ce point inéluctable que ses tergiversations en terrain expérimental, jazz et hardcore préparaient depuis de nombreuses années. Il réunit autour de lui des artistes de même confession, et surtout de même talent ; Greg Cohen à la contrebasse, le fidèle Joey Baron à la batterie, introduit à Zorn par l'intermédiaire de Bill Frisell, et le splendide Dave Douglas à la trompette. Même s'il s'en défend bec et ongles, la musique développée par notre quartette réussit à canaliser la puissante vibration, l'énergie et le jusqu'au boutisme du free jazz aux élans klezmer qui dépeignent une identité troublante de lyrisme, à la fois haute en couleur et habitée par un sentiment mystique puissant. Masada comptera assurément dans l'histoire du jazz, du long de ces dix volumes, s'imposant comme une oeuvre totale.

note       Publiée le samedi 20 avril 2002

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newbie › samedi 5 juin 2010 - 17:20  message privé !

Le live de Masada à Varsovie de 1999 a été remis sur Youtube récemment, il avait disparu pour des raisons de non respect du règlement. Bref, quoi qu'il en soit, si vous ne connaissez pas encore, risquez-vous à ce concert et en particulier un "Karaim" du feu de Dieu! http://www.youtube.com/watch?v=y9zrS_iRkCY

Potters field › mardi 9 juin 2009 - 15:44  message privé !

d'acc avec coltrano. à ce titre, le live à marciac avec le masada string trio est une tuerie sans nom. merci omikron, by the way.

Coltranophile › mardi 9 juin 2009 - 15:36  message privé !

Pour les amateurs de Masada (ou de Zorn tout court), le volume 12 des Book Of Angels voit Masada s'adjoindre les services de Joe Lovano. Ca peut valoir le coup. Deux autres sorties d'intérêt chez Tzadik sous forme de duos entre vieux de la vieille: Perry Robinson/Burton Greene et Wadada Leo Smtih/ Jack De Johnette).

Note donnée au disque :       
M-Atom › vendredi 18 juillet 2008 - 22:17  message privé !
loin d'être un grand fan de zorn (mais tout comme lui grand admirateur d'ornette coleman) je suis malgres tout tombé definitivement amoureux de masada...je trouve celui ci, tres frais, tres spontané, tres attachant.
Coltranophile › vendredi 22 juin 2007 - 12:34  message privé !
Zorn, ou le malheur de ne pas avoir les moyens de ses ambitions. Mais comment le pourrait-il étant donné que ses ambitions sont sans bornes? On a vraiment l'impression (comme Braxton en un sens) qu'il aimerait tout dire, tout faire, accoucher d'une oeuvre totale. Et de l'imagination, il en a même si cela implique un éparpillement parfois stérile ou même contre-productif (dans 50 ans, par quel bout de son oeuvre un jeune mélomane curieux commencera-t-il?). En tout cas, "Masada" est une de ses formations les plus abouties, créatives à défaut d'être la plus iconoclaste. Le premier volume n'est pas le meilleur mais il a une fraicheur qui se perdra un peu par la suite (surtout passer le volume 5), à part certains lives qui sont vraiment à privilégier.
Note donnée au disque :