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Jeffrey Koepper › Quadranteon

cd • 4 titres • 72:25 min

  • 11 Quadranteon Part I 16:06
  • 22 Quadranteon Part II 19:42
  • 33 Quadranteon Part III 27:54
  • 44 Quadranteon Part IV 8:43

line up

Jeffrey Koepper : Oberheim, Arp séquenceur, Moog, Mini Moog, PPG Wave, Emu, Prophet 5 Korg Wavestation et Roland Jupiter 4, 6 & 8

remarques

Pour en savoir plus sur Jeffrey Koepper et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.jeffreykoepper.com/press.html

chronique

Et si on lâchait TD pour parler de vraie musique. Une musique écrite et produite avec passion et un certains désir d’évolutions….Il y a un paquet de ‘’flash back’’ sonores qui me traversent les oreilles en entendant l’intro de PartI. De No Man’s Land (TD) à Équinoxe (Jarre), l’intro de Quadranteon démarre sur des vapeurs cosmiques qui ondulent comme des aurores boréales et roulent comme des vagues aux écumes étoilées. Une douce intro aux lentes oscillations parfumées de brises synthétisées qui se moulent à une tangente rythmique douce et progressive qui sautille dans un univers sonore truffé de synthé aux ondes réverbérantes. De ce fin mouvement, animé d’une chaleureuse vie synthétisée, s’échappe des sonorités de sirènes feutrées qui sillonnent une nébulosité spatiale aux prises avec des séquences permutantes et de fabuleux solos d’une délicatesse poétique. Le monde de Jeffrey Koepper est en constante harmonie avec une musique spatiale chaude et bouillonnante. Une euphonie rendue avec justesse par ses équipements analogues et sa vision personnalisée d’un cosmos chimérique aux constellations mouvantes.
Ce 6ième opus studio du synthésiste Américain poursuit sa mythique quête des sonorités cosmiques élaborées à partir de recherches sonores, de ses équipements analogues, d’une imagination créatrice et d’un solide travail de composition. Quadranteon est divisé en 4 parties; deux très animées et 2 très atmosphériques. Une habile fusion musicale où le rythme se tempère auprès des quiétudes ambiantes et où l’auditeur caresse les 2 paradoxes musicaux qui règnent agréablement sur Quadranteon. Si Part I est doucement animé d’un rythme suavement progressif, Part II nous plonge dans les sphères d’un cosmos lointain que l’on gravite ivrement, comme une ascension ralentie par l’effet d’apesanteur. Des arpèges flottent en écho, orbitant lentement l’escalier intemporel de Quadranteon. Le monde sonore est habilement construit. Vêtu qu’il est de superbes effets analogues qui ondoient paresseusement sur de belles strates moulantes et valsantes ainsi que des accords minimalismes qui indiquent et tracent la voie céleste à suivre. Un long (c’est la première impression) mais délicieux voyage autant astral que méditatif qui déborde sur le féroce et mordant Part III.
Des ondes synthétisées juxtaposées flottent avec romanesque en ouverture du meilleur titre de Quadranteon. Part III s’anime sur un synthé aux réverbérations caustiques, annonçant une cadence qui ourle avec une lourdeur feutrée. Des accords linéaires et minimalismes s’ensuivent avec une sobre frénésie qui s’accentue avec une nouvelle couche d’accords autant minimalismes, mais entrecroisés de touches plus limpides. Part III devient plus frénétique et fuse de sonorités synthétisées mélodieuses qui se mêlent parfaitement à cette jungle astrale aux variables pulsations cadencées qui alimentent une structure de plus en plus complexe, tout enrobée qu’elle est de lourds coussins d’un synthé aux multiples variances musicales. Un bref moment atmosphérique coupe le morceau, qui revient avec une nouvelle structure rythmique arquée principalement sur une belle séquence basse enrobée de plus en plus par un synthé autant vaporeux que chaleureux. Un très beau titre et puissant qui rejoint les lignées analogiques de l’ère Française avec Jarre et Frédéric Mercier sur son délicieux Music from France. C’est dans la paisibilité spatiale que se conclût Quadranteon, avec le morphique et doucereux Part IV. Là où l’effet de flotter dans sa tête est aussi omniprésent que sur Part II, mais en plus court. Une douce et lente valse noire où les furtifs glissements cadencés prédominent sur les mesures binaires. Beau et doux, chaleureux et invitant! Tout à l’image de ce bel et poétique ode au cosmos de Koepper, qui, année après année, nous convie à son rendez-vous musical analogue si unique en ces temps de gestation contemporaine. Si les premières œuvres de Jean Michel Jarre vous interpellent, la musique de Jeffrey Koepper vous est tout désignée.

note       Publiée le vendredi 13 novembre 2009

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