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Neko Case › Fox confessor brings the flood

  • 2006 • Anti ANTI 6777-2 • 1 CD digipack

cd • 12 titres • 35:31 min

  • 1Margaret Vs. Pauline
  • 2Star Witness
  • 3Hold On, Hold On
  • 4A Widow's Toast
  • 5That Teenage Feeling
  • 6Fox Confessor Brings The Flood
  • 7John Saw That Number
  • 8Dirty Knife
  • 9Lion's Jaws
  • 10Maybe Sparrow
  • 11At Last
  • 12The Needle Has Landed

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Neko Case et Darryl Neudorf Enregistré à Wavelab, Tucson, AZ par Craig Schumacher et Chris Schultz sauf « At Last », enregistré à Iguana par Darryl Neudorf et Sean Gugula. – Mixé par Neko Case et Darryl Neudorf à Iguana Recording, Toronto, Canada.

line up

Joey Burns (contrebasse, guitares acoustiques, violoncelle), Neko Case (chant, guitares acoustiques et électriques, choeurs, tambourin, dulcimer), John Convertino (batterie), Howe Gelb (piano, guitare électrique), Paul Rigby (guitare acoustique), Sean Dean (contrebasse), Tom Ray (contrebasse), Mike Belitsky (batterie), Dallas Good (guitare), Travis Good (guitare), Paul Rigby (guitare), Garth Hudson (orgue, piano), Kelly Hogan (chant, choeurs), Anna de Wolf (violon), Rachel Flotard (choeurs), Dexter Romweber (guitare électrique), Willie B (batterie), Jon Rauhouse (banjo, guitare hawaïenne), Brian Connelly (guitare électrique)

remarques

Pochette par Julie Morstad – Artwork par Julie Morstad et Neko Case.

chronique

Styles
folk
pop
rock
indie rock
Styles personnels
country/folk-rock moderne

Le 4ème album de Neko Case est une merveille. De ceux qui défie les cases dans lesquels ils sont rangés malgré eux… Car Neko Case est souvent ignorée du fait de son affiliation avec un folk d’obédience americana, qu’on dit rustique, monochrome. Erreur. La chanteuse, qui joue d’ailleurs dans le supergroupe indie The New Pornographers, est capable d’albums superbement produits, au son impressionnant, servis qui plus est dans un écrin qui ajoute au charme (ici un digipak riche et plein d’illustrations inspirées – semble-t-il – du folklore ukrainien). Ça commence sur une histoire de jalousie qui esquisse une tristesse démesurée ("girl with the parking lot eyes"), Margaret vs. Pauline, magique, que l’on devine reliée à cette pochette intrigante… L’histoire derrière cette image est à peine esquissée par la voix à tomber par terre, puissante et ample de Neko Case, qui mérite presque le qualificatif de diva.
Il faut l’entendre chanter à plein poumons sous le ciel étoilé ‘Go on, go on scream and cry / You’re miles from where anyone will find you’, sur un mode country-rock tranquille et éthéré (Star Witness)… Des histoires de mort, d’exil et de contrées sauvages, et surtout de perte, sur une musique en apparence apaisée, mais derrière laquelle viennent poindre des influences ambient, voire bruitistes. On pense à Arcade Fire, mais définitivement sans le côté à fleur de peau (qui semble justement surjoué pour certains). Neko Case est une reine de la sobriété, avec un certain respect pour les traditions (tout est relatif, mais bon c’est pas du folk indie/lo-fi/etc, en somme) qui ne l’empêche pas de partir dans l’abstraction, ceci dit (le quasi acapella A Widow’s Toast, et sa reverb digne d’une cathédrale), ou de ponctuer ses chansons de guitares saccadées, comme sur That Teenage Feeling, où la 12 cordes électrique de Paul Rigby se déchaîne en fond… Mais ce n’est rien à côté de la chanson titulaire, sur laquelle on frise le chef d’œuvre, et où les guitares imitent le bruit des tractopels venant engloutir tout un monde, tandis que Neko Case chante avec une noblesse et une fierté glaciale un texte mystique, en décalage total avec la chanson précédente. Un mot : Grandeur. Tout le disque est globalement à la hauteur de cette ambition : cumulant visions bibliques, voire apocalyptiques, et arrangements étranges, amers (l’inquiétant Dirty Knife), mitonnés par toute la clique des musiciens pistoleros de Tucson (Calexico, Giant Sand…) qui jouent ici les backing band de luxe aux côté des Sadies. Seul défaut de l’album : tout cela s’enchaîne trop vite, comme si Neko était trop pressée, meublant un peu trop l’espace par son chant certes sublime (quel coffre, mais quelle classe, nom de dieu !) mais un peu trop omniprésent. L’écoute façon vynile (en séparant les deux faces, indiquées dans le livret) allège un peu ce problème, fort heureusement. La durée ne laisse de toute façon aucun doute, ni les instruments utilisés : c’est un album à l’ancienne, solide comme un tronc d’arbre tombant à 300 à l’heure des chutes du Niagara.

note       Publiée le vendredi 6 novembre 2009

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boumbastik › mercredi 21 novembre 2018 - 21:54 Envoyez un message privé àboumbastik

Découverte grâce aux suggestions d'un gutsien dont je tairai le nom pour ne pas le nommer. La grande classe. Comprends pas qu'elle n'ait pas plus de reconnaissance, d'exposition ou de notoriété.

Solvant › mardi 8 décembre 2009 - 20:27 Envoyez un message privé àSolvant

"Dirty Knife".. ça gronde. Un album parfait avec des strates lumineuses dans un climat bien sombre -ukrainien je confirme. Son dernier album est sorti cette année "Middle Cyclone". (Pas encore écouté, mais déjà de très bons retours.)

Note donnée au disque :       
(N°6) › vendredi 6 novembre 2009 - 01:48 Envoyez un message privé à(N°6)
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Yes ! Neko Case sur Guts, la bonne surprise ! De la belle rousse je ne connais que Blacklisted, assez sombre, aussi enregistré avec entre autre la clique de Howe Gelb, mais j'ai depuis longtemps envie de découvrir le reste. C'est une voix et un tempérament assez unique dans son genre.