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Slapp Happy › Casablanca moon / Me and paravati

  • 1974 • Virgin 610 139 • 1 LP 33 tours

2 titres - 6:04 min

  • 1/. Casablanca Moon (2:49)
  • 2/. Me and Paravati (3:25)

line up

Peter Blegvad (voix), Dagmar Krause (chant), Anthony Moore (piano)

remarques

Pochette par Jean-Baptiste Mondino

chronique

Styles
chanson
pop
Styles personnels
pop in opposition ?

Oh, tiens, une ballade du 20ème siècle ! Fichtre, que ne voilà un objet surgi du passé... Il s'agit du deuxième 45 tours de Slapp Happy, dans son édition française, sorti sur Virgin à une époque où ce n'était qu'un petit label qui débutait. Il est tiré du deuxième album du même nom, que Virgin refusera d'ailleurs, sans doute inquiété par la présente de Faust au complet en guise de backing-band ! C'est donc une version ré-enregistrée, riche en arrangements très cabaret et en violons typiquement vieille europe qui verra le jour en 74, et ce Casablanca Moon en est extrait. D'ailleurs, il s'agit ici simplement des 2 premiers morceaux de l'album. Slapp Happy était donc à l'époque un petit groupe de pop décalée à la Sparks, totalement méconnu et charmant, perdu dans les démesurées et outrancières 70's et leur déluge de strass et de coke. Ici, on est plutôt à la terrasse d'un café à minuit dans une ruelle animée mais uniquement peuplée de gentlemen de l'Europe de l'est. Les paroles sont fantasques (on a enfin trouvé aussi bavard que les Fiery Furnaces !), l'arrangement impossible à dater, le tempo bizarroïde... Et pourtant, Casablanca Moon est une vraie petite perle, une ritournelle tubesque qu'on a envie de voler et de garder sous le manteau en détalant dans la nuit innocente... La pochette naïve, l'une des premières signées Mondino, n'est pas loin de rendre justice à cette mélodie, que l'histoire de la pop a eu bien tort d'oublier. A ranger à côté de Lazing on a sunny afternoon de Queen, sur cette minuscule étagère où seule la plus fine porcelaine a sa place. Me and paravati prolonge gentiment la magie, et donne surtout envie de se jeter dans les albums du groupe, ce que nous allons faire très bientôt. Difficile de croire qu'il s'agit de Dagmar Krause, sorcière hirsute qui officiera dans les inquiétants Art Bears quelques années plus tard. Difficile de croire que ce groupe se fondra littéralement avec Henry Cow durant les premiers spasmes du Rock in Opposition... Les cas de transitions de la pop vers l'expérimental ne sont pas si fréquents, et ce sont souvent les plus intéressants. Lovely.

note       Publiée le mercredi 4 novembre 2009

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Coltranophile › jeudi 6 janvier 2011 - 15:48  message privé !

Jolie chronique qui rend très bien compte de la douce étrangeté de cette musique. Les versions originales avec Faust sont disponibles sur "Acnalbasac Noom" (les amateurs des Chiffres et des Lettres seront ravis) sorti sur RER Megacorp.

Note donnée au disque :