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Philip Glass (1937) › Dracula

cd • 26 titres • 66:20 min

  • 1Dracula1:12
  • 2Journey to the inn0:43
  • 3The inn1:16
  • 4The crypt1:16
  • 5Carriage without a driver2:11
  • 6The castle3:10
  • 7The drawing-room1:06
  • 8"Excellent, Mr. Renfield"2:46
  • 9The three consorts of Dracula1:30
  • 10The storm1:29
  • 11Horrible tragedy1:22
  • 12London fog1:15
  • 13In the theatre2:48
  • 14Lucy's bitten2:18
  • 15Seward sanatorium2:57
  • 16Renfield2:57
  • 17In his cell1:31
  • 18When the dream comes2:07
  • 19Dracula enters3:59
  • 20Or a wolf4:38
  • 21Women in white3:07
  • 22Renfield in the drawing room3:26
  • 23Dr. Van Helsing and Dracula2:23
  • 24Mina on the terrace4:42
  • 25Mina's bedroom/The abbey3:53
  • 26The end of Dracula4:06

enregistrement

Skywalker Sound, Nicasio, Californie, États-Unis, août 1998.

line up

Hank Dutt (Kronos Quartet) (alto), David Harrington (Kronos Quartet) (violon), Joan Jeanrenaud (Kronos Quartet) (violoncelle), John Sherba (Kronos Quartet) (violon)

remarques

chronique

La musique de Glass, qui coule de source, s'allonge et se rétracte, s'enroule et se déroule autour de mélodies évidentes, a plu à de nombreux réalisateurs de cinéma, qui se sont octroyés ses services. Mais Glass s'est également emparé de classiques plus anciens pour en refaire la bande originale. Si la démarche était hautement discutable pour "La belle et la bête" de Cocteau, il en va autrement du Dracula de Tod Browning qui est un film plus proche de l'esthétique du muet (et sans musique au départ, surtout). Nouvelle tentative dans le quatuor à cordes, avec les habituels complices du Kronos. Lors des concerts, Glass (aux claviers) et le quatuor américain se tenaient derrière l'écran, et, à certains moments, ils étaient éclairés pour qu'on les aperçoive tels des fantômes flottant sur les images du film projeté. Intéressant. Plus intéressant que la musique prise en elle-même, en tout cas. Oui, je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'avait produit Art Zoyd, dans les mêmes conditions de ciné-concert, sur le Nosferatu de Murnau. Cruelle comparaison ; et pourtant, c'était loin d'être la plus grande réussite du collectif français. On ne dira jamais assez combien il est dommage que le Philip Glass des années 1990/2000, malgré (ou à cause de ?) son évolution vers une musique aux dramatismes beaucoup plus "classiques", se soit embourbé dans l'auto-complaisance, la caricature de lui-même et surtout le manque flagrant d'inspiration qui le fait se resservir inlassablement des mêmes motifs mélodiques, ceux de la trilogie Einstein/Satyagraha/Akhénaton. Il y a décidément du Rossini dans Glass, sauf que cette "répétition"-là n'a plus rien d'enivrant. Reprenant également des motifs de ses précédents quatuors, il nous sert sa guimauve : c'est sucré, c'est mou. Et sans les gesticulations de ce cher Bela Lugosi, malgré quelques passages qui éveillent l'attention, on s'ennuie ferme.

note       Publiée le dimanche 1 novembre 2009

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notes

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empreznor › dimanche 1 novembre 2009 - 18:04  message privé !

It's Halloween

Nicko › dimanche 1 novembre 2009 - 17:13  message privé !
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Perso, j'aime bien...

Note donnée au disque :