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Pollard / Daniel / Booth › Pollard/Daniel/Booth

cd • 3 titres • 66:46 min

  • 11 Envelopes 30:40
  • 22 Skaters 10:36
  • 33 Ladders 25:30

enregistrement

Enregistré en direct, sans overdub, au Radial Velocity Studio, Bedford le 28 Mars 2009

line up

Brendan Pollard:Synthétiseur Modular, mellotron et piano Rhodes Michael Daniel: Guitares, synthétiseur, mellotron et Piano Rhodes Phil Booth: Synthétiseur et FX

remarques

Le nombre de cd (100) est épuisé et l,album est disponible par téléchargement sur le site de Musiczeit

chronique

Pour les amateurs de MÉ, Brendan Pollard est synonyme de MÉ style Berlin School rétro. Ses œuvres en solo, autant qu’avec Rogue Element, sont tous de superbes joyaux d’une MÉ qui embrasse tendrement les racines des années analogues de Tangerine Dream, avec un subtil zest de contemporanéité. Enregistré en une journée, en direct et sans prises additionnelles, cet album éponyme Pollard/Daniel/Booth ne fait pas exception. Brendan Pollard, Michael Daniel (Hashtronaut) et Phil Boot livrent un album qui respire une sombre tranquillité, puisée par de somptueux mellotrons, et une douce folie improvisée qui se rapproche du répertoire du Dream et des premiers albums de RMI.
Envelopes ouvre avec une chaleureuse flûte mellotronnée qui chevrote doucement sur un lourd mouvement linéaire, parfumé d’accords d’un piano esseulé et d’effets sonores éclectiques électroniques. Ambiant et atmosphérique, le trio Anglais nous plonge dans les profondeurs de l’ère Phaedra et Force Majeure avec une belle intro brumeuse, un brin nostalgique, qui se nourrit d’une ambiance secrète tout en bordant une approche fantomatique, avec ses ondes et sa flûte réverbérantes, sur des oscillations aux résonnances intrigantes et un synthé aux boucles enveloppantes. Un lent crescendo se développe avec une lenteur chthonienne, moulant un rythme lent qui croisse sans élans séquencées jusqu’à la 10ième minute. Moment où une séquence solitaire galope en zigzag sur des cymbales papillonnées, forgeant un tempo hypnotique qui graduellement nous plonge dans les rythmes surdimensionnés d’Envelopes. Ondes en cerceaux ourlés de réverbérations caustiques d’où s’échappent des séquences limpides qui chevauchent des ascensions opposées, ainsi que des séquences lourdes aux directions rythmiques aléatoires, dessinent une rythmique pesante. Un tempo lourd et névrotique qui circule en boucle sur une guitare aux solos biens effilés forme une 2ième partie vitaminée, qui s’éteint lentement avec ses rythmes devenus anémiques et enveloppés dans les douces vapes d’un mellotron flûté. Un mellotron faisant les charmes de l’introduction. À l’opposé, Skaters dévie constamment dans une mer de sinuosités caustiques, truffée d’ondes spectrales mellotronnées ondoyantes et d’un synthé aux lamentations corrosives. Un titre aux atmosphères post nucléaire qui dégage une aura troublante, quelque peu émouvante.
De fins accords d’un piano mélancolique ouvrent les troublantes premières mesures de Ladders. Une intro noire où le synthé arque ses sonorités comme les cris d’un félin méphistique dans une atmosphère singulièrement glaciale. Une pulsation émerge de ce chaos syncrétique, emplie de réverbérations circulaires et animé de cymbales ‘’libelluleuses’’. Une intro d’un solitaire qui flâne dans des limbes qui s’éclaircissent sur un mellotron flûté et d’une séquence aux débits spiralés, forgeant un tempo soutenu par un synthé aux odes symphoniques. Ladders trouve une cadence continuelle, grugée par de superbes séquences, des solos agressifs et un synthé lourd érodé de résonnances corrosives. Un bon Berlin School progressif, voire même psychédélique, qui emprunte des permutations cadencées bien structurées, se nourrissant de furieux solos de guitares sur un fond sonore tout de même assez éthéré, surtout vers la finale avec ses subtiles sonorités d’orgues qui flottent sur des cymbales papillonnées circulaires, signifiant la fin d’un titre étonnamment audacieux et furieux pour un Berlin School improvisé
Pollard/Daniel/Booth offre un très bel opus inspiré par le style Berlin School. Mais une Berlin School plus aventureuse où la synchronie des éléments tribaux à ce style de musique déjoue les langueurs avec une audacieuse approche nettement progressive. Dommage qu’il ne soit disponible qu’en 100 exemplaires.

note       Publiée le vendredi 16 octobre 2009

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