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AIR › Premiers symptômes

  • 1999 • Source 7243 8 47245 2 8 • 1 CD

cd • 7 titres • 33:47 min

  • 1Modular mix5:59
  • 2Casanova 705:53
  • 3Les professionnels4:32
  • 4J'ai dormi sous l'eau5:42
  • 5Le soleil est près de moi4:52
  • 6Californie2:27
  • 7Brakes on4:22

enregistrement

1997

line up

Jean-Benoît Dunckel, Nicolas Godin, Alex Gopher

remarques

chronique

Je vous l'accorde, Air, c'est tout le contraire d'une musique sombre. C'est même une des musiques les plus lumineuses, les plus radieuses que je connaisse. On leur aurait pardonné s'ils étaient restés dans l'underground, mais manque de pot, leur succès fut très vite énorme, moins encore en France que dans le reste du monde. De fait, il s'agit, avec Daft Punk, du groupe hexagonal le plus connu aux États-Unis - presque à chaque fois que vous irez faire vos courses dans un supermarché Target ou Safeway, vous y aurez droit, hem... Mais alors pourquoi en parler ? D'abord parce qu'on peut faire de la pop diaphane et aérienne avec une vraie démarche expérimentale ; ensuite parce que si la musique de Air n'est pas sombre, elle est foutrement mélancolique, elle vous donne envie de vous allonger dans l'herbe la nuit pour regarder les étoiles en pensant à des souvenirs heureux d'une époque de votre vie hélas révolue. Et cette caractéristique se vérifie particulièrement dans les débuts du groupe. "Premiers symptômes" porte ainsi bien son nom, qui est en fait une compilation de leurs premiers EP, pleins de charme, et qui malgré leurs maladresses, leur ont d'emblée ouvert les portes d'une major pour la publication de "Moon Safari", qui sera un succès mondial. L'attrait irrésistible de cette electro-pop atmosphérique et rétro-futuriste est déjà là et bien là, dans l'agencement des timbres (cordes, synthés vintage, instruments acoustiques, vocoder, basse moëlleuse, cuivres), dans les effluves sixties très bien assimilées, dans la tristesse douce (très douce) amère des mélodies... Et ces titres délicieusement évocateurs : "J'ai dormi sous l'eau", "Le soleil est près de moi" (on s'y abîme vraiment, dans celle-ci). Comme le disait Wittgenstein (ou comment totalement détourner de son sens une citation philosophique) : "Si vous voulez descendre profondément, vous n'avez pas besoin de partir très loin." La surprise vient de moments assez pêchus, comme l'intro de "Californie" ou "Brakes on", assez atypique (mais c'est un remix d'Alex Gopher). Cependant, il faut le reconnaître : la plupart des morceaux de "Premiers symptômes" ne sont qu'un brouillon de "Moon Safari", un work in progress certes fort intéressant pour les amoureux de Air, mais qui ne présente pas un intérêt démesuré pour qui connaît la suite, "Casanova 70" ou "Les professionnels" étant par exemple la première mouture de ce qui deviendra "Ce matin-là" et "All I need". À réserver donc plutôt aux inconditionnels.

note       Publiée le samedi 10 octobre 2009

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necromoonutopia666 › lundi 12 octobre 2009 - 12:19  message privé !

Je l'avais acheté à sa sorte aprce que tout le monde me saoulait avec moon safari et je voulais pas faire comme les autre. "le soleil est près de moi" est mon morceau préféré. J'avais tellement aimé le solo d'orgue au milieu que je l'avais samplé et passé au ralenti sur un de mes premiers bidouillage electro. Tout une époque.

Note donnée au disque :