Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesFF.D.Project › Y & T

F.D.Project › Y & T

  • 2009 - SynGate, Syngate FDCD2009 (1 cd)

cd | 13 titres | 77:42 min

  • 1 Today
  • 2 1 Stars and Sky 16:57
  • 3 2 Planet Earth 7:38
  • 4 3 Polarstern 8:43
  • 5 4 Fearless 8:24
  • 6 5 Remember 7:00
  • 7 6 Dream with me 2:41
  • 8 Yesterday
  • 9 7 Dream in a Dream 5:02
  • 10 8 Around the World 5:14
  • 11 9 Waterfall 7:09
  • 12 10 Early Years 4:46
  • 13 11 Wishes 3:47

line up

Frank Dorittke : Guitares, synthés, séquenceurs et percussions

chronique

Y & T est le dernier-né de FD Project. Un album divisé en 2 parties : Aujourd’hui avec 6 nouveaux titres et hier avec 5 titres inédits qui ont été composé depuis 2003. Si Heavensgate nous enveloppait d’une aura très Berlin School, ce dernier opus de Frank Dorittke nous entraîne dans un monde musical dominé par l’influence que Mike Oldfield a eu sur le multi instrumentaliste Allemand. Un album aux rythmes agencés par de belles séquences parfois aléatoires, parfois minimalismes, dans de langoureuses strates dominées par une guitare électrique tantôt rêveuse, tantôt explosive. Et ça débute avec Stars and Sky qui ouvre comme un nouveau Tubular Bells. Une ouverture linéaire sombre teintée de fins accords épars qui ondulent sur des oscillations à peine perceptibles d’où émerge une innocente comptine au piano minimaliste, accouplée de la ligne de basse ondulante et sensuelle qui moulait la 1ière version de Mike Oldfield. Sauf que vers la 5ième minute le rythme change bout pour bout avec l’apparition d’un violon sur percussions entraînantes, nourrissant une incursion endiablée dans un terroir clanique Irlandais. Une danse folklorique pour gnomes qui s’adoucit pour s’enfoncer dans une obscurité ambiante, striée par des lamentations d’une six-cordes et de voix mellotronnées qui s’étend sur un piano mélancolique. Langoureusement, le mouvement reprend vie avec une guitare lourde qui dessine la cadence sous une chorale orchestrale, avant de permuter vers une autre rythmique stroboscopique, dépeignant la fantaisie et le goût de FD Project pour les rythmes permutants qui déroutent constamment l’auditeur. Un beau titre qui pave la voie à une multitude de titres aux structures bien différentes qui respectent l’intervertissement des cadences dans un univers sonore dense et bien nourri. Planet Earth offre une intro minimalisme aux accords du Big Ben. Une intro qui palpite doucement sur un séquenceur de plus en plus saccadé, mais dont la furie est retenue par un nuage mellotronné. Le titre baigne dans un statisme aux sonorités bouillonnantes avec de fines séquences cristallines qui sont coiffées par de lourds solos de guitares. Des notes carillonnées papillonnent autour de la ligne sombre de Polarstern. Des vocales ajoutent une dimension intrigante à un rythme qui croisse comme une horloge qui veut devancer son mouvement dans une atmosphère voilée de strates mellotronnées et de solos de guitares qui vrillent avec passion. Un titre près du style Berlin School tout comme Fearless avec ses boucles séquencées qui ourlent dans un univers ambiant et ce malgré un séquenceur fébrile entourant une pulsation qui n’explosera pas. Tout le contraire de Remember avec son rythme circulaire hachuré qui tourbillonne sur une séquence ascendante triturée de lourds solos et de riffs mordants. Après la douce comptine aux guitares ciselées de Dream with Me, nous pénétrons dans les voûtes des premières compositions de FD Project qui privilégiait les grosses guitares sur de fines séquences rotatives. Dream in a Dream débute avec hésitation. Une douce composition dont les prémices est une guitare qui roule sur un mouvement circulaire avec de sulfureux solos. Un morceau près du terroir ‘’Oldfieldien’’. Around the World présente une structure plus syncopée qui virevolte en boucles sur des solos de guitares. Waterfall étonne avec son intro brumeuse teintée de notes argentines qui gambadent sur une structure au crescendo lent et une séquence basse au léger cabriolement. Un envoûtant synthé enveloppe le morceau, nous accompagnant aux pays des rêves, des illusions et des fantasmes. Un très beau titre oublié sur les tablettes de Frank Dorittke. Early Years possède une approche très Kraftwerk avec un zest de Neu et Michael Rother. Un titre nerveux sur un rythme débridé, déchiré de gros solos de guitares incisifs qui s’enchevêtrent à des solos de synthés plutôt timides. Wishes conclût cette œuvre ‘’rétroactuelle’’ avec une belle séquence à la Michael Rother qui martèle un tempo timide, mais à la mélodie efficace. Y & T représente les visions très parallèles de FD Project. D’hier à aujourd’hui, Frank Dorittke exploite un univers musical qui serpente entre la Berlin School, les rythmes teutroniques et l’approche gnomisme clanique de Mike Oldfield. Un audacieux mélange qui coule dans un univers parfois complexe, mais toujours harmonieux, où la guitare est maître dans une sphère emplie de séquences inter changeantes au bouillonnement synthétisé très mellotronné.

note       Publiée le dimanche 13 septembre 2009

partagez 'Y & T' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Y & T"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Y & T".

ajoutez une note sur : "Y & T"

Note moyenne : Aucune note pour ce disque pour le moment. N'hésitez pas à participer...

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Y & T".

ajoutez un commentaire sur : "Y & T"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Y & T".