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Lydia Lunch › Deviations on a theme

cd 1 | 32 titres

  • 1 The Beast [0:20]
  • 2 GUERNICANA [2:11]
  • 3 Crimes Against Nature [0:35]
  • 4 PIGEON TOWN [4:58]
  • 5 Dirty White Honeysuckle [0:33]
  • 6 ORPHANS [2:24]
  • 7 Shock Corridor [0:18]
  • 8 MECHANICAL FLATTERY [2:45]
  • 9 COW [0:54]
  • 10 NO EXCUSE [2:59]
  • 11 Oral Fixation [0:29]
  • 12 SO YOUR HEART [2:20]
  • 13 Dear Whores [0:13]
  • 14 LADY SCARFACE [3:10]
  • 15 Terminal Distraction [0:30]
  • 16 BABY FACED KILLER [3:41]
  • 17 Wretched Possibility (0:55
  • 18 THE NEED TO FEED [3:51]
  • 19 Shotgu [0:15]
  • 20 BURNING RUBBER [1:38]
  • 21 COW [1:07]
  • 22 SUICIDE OCEAN (with Karl Blake) [5:12]
  • 23 Wretched Possibility [0:18]
  • 24 KNIVES IN THE DRAIN [4:00]
  • 25 Right to Revolt [2:35]
  • 26 STARES TO NOWHERE [4:15]
  • 27 Memory and Madness [0:18]
  • 28 I CAN'T REMEMBER MY DREAMS (with Kristian Hoffman) [5:19]
  • 29 Miserable Bastard [0:18]
  • 30 TAINTE FEMA [5:48]
  • 31 Murdered Sons [0:37]
  • 32 BURNING SKULLS [6:18]

cd 2 | 32 titres

  • 1 COW [0:34]
  • 2 BLAME [4:00]
  • 3 Crimes Against Nature [0:29]
  • 4 SOLAR HEX [3:37]
  • 5 Shock Corridor [0:40]
  • 6 BLOOD OF TIN [1:07]
  • 7 The Beast [0:58]
  • 8 WHY DON'T WE DO IT IN THE ROAD (with Jim Thirlwell) [3:32]
  • 9 Crucified City [0:29]
  • 10 THE DESPERATE ONES (with Glyn Styler) [3:53]
  • 11 COW [0:38]
  • 12 ESCAPE [2:51]
  • 13 Unearthly Delights [1:08]
  • 14 DONE DUN (with Nick Cave) [4:26]
  • 15 Right to Revolt [0:39]
  • 16 POTANGO TANGO (REMIX) [4:23]
  • 17 COW [0:38]
  • 18 BABY DOLL [1:29]
  • 19 Wretched Possibility [0:43]
  • 20 TRICK BABY [4:20]
  • 21 The Beast [1:09]
  • 22 ENDLESS FALL [3:50]
  • 23 COW [0:38]
  • 24 ONE BODY TOO MANY (LIVE) [5:11]
  • 25 Right to Revolt [0:38]
  • 26 THIS SIDE OF NOWHERE [4:17]
  • 27 Shock Corridor [0:55]
  • 28 LOS BANDITOS [3:09]
  • 29 Murdered Sons [0:52]
  • 30 HEARTATTACK AND VINE (with Nels Cline) [5:05]
  • 31 Oral Fixation [0:40]
  • 32 STAINED SHEETS (with James White) [5:50]

chronique

Styles
jazz
punk
no wave
post punk
rock
Styles personnels
spoken word / nowave / rock expérimental

“no matter how bad you feel tonight, in the morning it will only be worse”. Lydia Lunch est l’une de ces artistes dont la réputation ténébreuse n’a rien d’usurpée... L’une de ces écorchées vive qui semble avoir vouée toute sa vie à une seule noble tâche : gratter là où ça fait mal, jusqu’au sang. Explorer le mal, physique comme mental, là où tant d’autres se complaisent à l’évoquer sans le vivre. Cette double compilation rétrospective porte bien mal son titre, tant Lydia Lunch ne dévie que peu de ses thèmes de prédilection : vide affectif, addiction, désir, affirmation de soi, et féminisme rancunier, pour en esquisser quelques-uns. Commençons par ce qui pourrait bien rendre cette compil indispensable : les deux cd sont remplis à ras bord (18 chansons chacun), résumant toute la carrière de Lydia Lunch, sans délaisser ses collaborations ou ses nombreux groupes au début des années 80… Une carrière si disparate et éparpillée sur divers singles, collaborations et autres EP souvent introuvables en cd, que cette compil arrive à point nommé, et donne pour la toute première fois une vue d’ensemble du travail de la Dame, spoken words inclus (sa deuxième passion après la musique, qui semble même passer devant ces dernières années). Même le fan le plus aguerri trouvera peut-être ici quelque chose qu’il ne connaissait pas, c’est dire ! Surtout que les 3 inédits sont vraiment excellents, aux paroles férocement anti-hommes (Tainte Fema, One Body Too Many)… Rajoutons à cela un titre live en vidéo et du contenu additionnel à foison (lyrics au format word, ce qui est bien cool ; et tout un tas de documents complaisants en PDF qui n’en apprennent guère plus sur l’artiste - si ce n’est qu’elle est super méga intelligente et importante : quel intérêt ?), et vous avez un best-of qui ne se fout vraiment pas de la gueule de l’acheteur, ce qui mérite d’être signalé. Il devient difficile de ne pas le conseiller pour découvrir une œuvre sombre, dure, et en marge de toutes les classifications… (les albums seront disséqués un de ces quatre, promis). On pourrait classer les chansons présentes ici en plusieurs catégories : tout d’abord, le punk noisy et enragé, riot grrl avant la lettre, et bilieux comme sait l'être la No-wave (No Excuses, Burning Rubber, Baby Doll ou le fameux Orphans, avec Teenage Jesus & The Jerks), marquant les débuts de la chanteuse. Puis les titres atmosphériques : So your heart, Mechanical Flattery, Escape, I Can’t Remember My Dreams, magnifique, ou encore Blame, merveille absolue, tout en nuances et en retenue... Les jazzy : Lady Scarface, Knives in my Drain, où notre hôte est remarquable en meneuse de revue sadique. Il y a aussi les petites ritournelles de gamine perverse tout droit sortie d’un tableau de Mark Ryden, et les tranches de vies trash et 100% américaines, à la Tom Waits, tel Pigeon Town (ode aux bleds paumés et à la joie d’y vivre et crever) ou Baby Faced Killer. Et pour finir, les quelques reprises, assez respectueuses de l’original, comme le The Desperate Ones de Brel, ou encore le moins connu Heartattack and Wine de Tom Waits justement, qui semble avoir été écrit pour Lydia. Le double cd s’ouvre et se termine sur les gémissements érotiques de la new-yorkaise, d’abord discrets (le ballet félin Guernicana, élégant et bizarre comme du Tuxedomoon), puis obscènes, excessifs (le bien nommé Stained Sheets, avec James White dans le rôle de l’étalon blasé, duo plutôt comique en fait…). Entre les deux, pas mal de sentiments exacerbés, beaucoup de haine, de colère, de désespoir, et de superbe décadence, comme ce Endless Fall grandiose, qui se consume littéralement à l’écoute, révélant reflets pourpres et volutes de fumée toxique. Le genre de truc que Marilyn Manson rêve la nuit de composer, car il a bon goût, ce con (il n’a que très peu composé d’ailleurs, mais là n’est pas la question). Bref, vous en avez pour des heures à tout explorer, paroles et musique, et ce malgré les insupportables (au bout de 3 on hallucine devant la monomanie de la dame, et des envies de meurtre nous viennent, ce qui est d’ailleurs peut-être l’effet souhaité, connaissant la personnalité de Lunch) spoken words glissés entre chaque titre, courts mais horripilants car toujours prononcés de la même façon. Ceux qui n’ont pas une télécommande avec une touche « next » à portée de main et qui n’aiment pas particulièrement se faire rouspéter par une version subversive de Josiane Balasko (et vous n’imaginez pas à quel point c’est encore en dessous de la réalité…) peuvent d’ailleurs enlever un point… Ah les américains et leur amour du prêchi-prêcha… Reste une impressionnante somme de chansons fascinantes, éprouvantes, excitantes et tourmentées… Avant même les opinions bien tranchées et le féminisme cru de bon aloi, il y a quand même la musique, et ici, elle est à l’honneur.

note       Publiée le mardi 1 septembre 2009

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Twilight › mardi 19 septembre 2017 - 19:54  message privé !
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Enfin, il est mien !

Twilight › vendredi 16 août 2013 - 09:06  message privé !
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Vue hier soir avec une B.O. grinçante et déjantée, un batteur live et Lydia qui nous assène ses mots comme des coups de poing, jonglant entre deux micros pour renforcer les effets...Longtemps que j'avais plus vu un truc si intense...Qui c'est qui est rentré avec un bouquin signé ? ^^

empreznor › samedi 5 septembre 2009 - 19:22  message privé !

C'est la révelation pour moi cette compile qui alterne spoken word courts et post punk ravageur, dommage qu'elle soit si longue pour un novice comme moi, je vais mettre des semaines à la cerner. PS : in the beginning there was women, c'est un hommage aux Slits?

Reflection › mardi 1 septembre 2009 - 23:27  message privé !

Du lydia Lunch !!! Excellent !

Enfin je ne connais pas cet album, mais j'en redemande, en particulier: "Queen of Siam" et "Honeymoon In Red". Le dernier Ep en date est vraiment pas mal aussi: "Big Sexy Noise". A quand les "Teenage Jesus and the Jerks" ??

empreznor › mardi 1 septembre 2009 - 18:19  message privé !

prolifique le dariev de retour... J'ai meme plus le temps de te lire, et faut reconnaitre que ça m'est rarement arrivé.