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Coalesce › Ox

cd • 14 titres • 35:46 min

  • 1The plot against my love 2:58
  • 2The comedian in question 1:40
  • 3Wild ox moan 3:30
  • 4Designed to break a man 2:35
  • 5Where satires sour 0:49
  • 6The villain we won't deny 2:11
  • 7The purveyor of novelty and nonsense 3:29
  • 8In my wake, for my own 3:21
  • 9New voids in one's resolve 2:31
  • 10We have lost our will 1:23
  • 11Questions to root out fools 2:48
  • 12By what we refuse 3:35
  • 13Dead is dead 2:06
  • 14There is a word hidden in the ground 2:50

enregistrement

États-Unis, 2009

line up

Sean Ingram (chant), Nathan Ellis (basse), Nathan Richardson (batterie), Jes Steineger (guitare)

remarques

http://www.myspace.com/coalesce

chronique

Ça faisait longtemps qu’on n’avait plus entendu Coalesce. Normal : aux dernières nouvelles, le groupe avait splitté. Dix ans après "0:12 Revolutions In Just Listening", le quatuor hardcore nous revient, toujours chez Relapse, avec ce "Ox" aux qualités insoupçonnables, accompagnés d’un nouveau batteur en la personne de Nathan Richardson. Dans les faits, cela n’a aucune incidence sur leur musique. Si ce n’est qu’avec dix ans de réflexion dans les dents, Coalesce ressurgit du néant comme animé d’un désir de vengeance froide, ce qui se traduit par un métal en apparence plus réfléchi, qui ne concède pas tout ni tout le temps à la débauche d’énergie pure et simple. Coalesce se redécouvre et on redécouvre Coalesce en pleine possession de ses moyens, avec une vista qu’ils n’avaient peut-être pas quand, en leurs jeunes années, ils se contentaient de cracher à la face du monde leur mal-être. Alors, bien sûr, si nos américains ne cherchent pas à éviter les poncifs du genre, quitte à tomber dans la caricature ("Dead is Dead"), le groupe de Jes Steineger réussit surtout la gageure de diversifier son propos en lui donnant plus de consistance et de profondeur au travers de compositions qui ne privilégient pas systématiquement l’attaque frontale. Des touches acoustiques, des passages plus posés et, surtout, une voix, parfois féminine, qui ouvre des perspectives nouvelles dans ce paysage déchiré devenu terre de contrastes. C’est dans le poids des années, ce que l’on peut désormais qualifier d’’expérience, que ce "Ox" fait la différence.

note       Publiée le vendredi 21 août 2009

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notes

Note moyenne        7 votes

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Raven › mercredi 3 juillet 2013 - 06:56  message privé !
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Ou le premier Gaza (réécouté récemment), qui a quand même eu son "identité" dès le début aussi, une bonne gueule teigneuse, même si ça verse plus grindcore... Converge après You Fail Me en ce qui me concerne c'est clairement "tu peux checker, mais t'es pas obligé".

Damodafoca › mercredi 3 juillet 2013 - 00:43  message privé !

P'tain, rude de dire que Coalesce manque de personnalité avant de recommander Converge. Ecoute les premiers Today Is The Day, Rorschach et Starkweather, tu verras qui "n'a pas assez d'identité".

Harry Dickson › mardi 2 juillet 2013 - 13:03  message privé !

Ce premier Coalesce est néanmoins un gros morceau, peut-être faut-il que tu persévères, après tout c'est du Hardcore masochiste ! comme l'était Black Flag. C'est fait pour nuire. Botch est bien sûr un truc énorme pour cette scène (We Are The Romans). En fait je place Converge au-dessus de tout, question de feeling perso. Et puis un groupe de Hardcore Metal noisy qui vénère Depeche Mode et Swans ne peut être foncièrement mauvais.

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › mardi 2 juillet 2013 - 12:53  message privé !

ils ont clairement pas assez d'identité au début; mieux vaut comme tu dis aller direct à botch converge et kiss it goodbye

Harry Dickson › mardi 2 juillet 2013 - 12:44  message privé !

Racheté également la réédition de "Give..." Bien sûr c'est pas facile et c'était le but : sortir le Hardcore du carcan cliché primitif avec des structures malades et du noise. A la suite de Deadguy, Kiss It Goodbye et d'autres plus anciens encore.

Note donnée au disque :