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Bellini › The precious prize of gravity

cd • 10 titres

  • 1Wake Up Under A Truck3:34
  • 2Numbers3:04
  • 3Daughter Leaving3:08
  • 4Susie3:50
  • 5Tiger's Milk3:04
  • 6The Man Who Lost His Wings4:26
  • 7Save The Greyhounds2:40
  • 8The Thin Line4:18
  • 9The Painter2:43
  • 10A Deep Wound3:14

enregistrement

Enregistré par Steve Albini

line up

Giovanna Cacciola (chant), Matthew Taylor (Matt Taylor) (basse), Agostino Tilotta (guitare), Alexis Freisig (batterie)

remarques

chronique

Styles
rock
noise rock
Styles personnels
noise rock / math rock > chicago sound

Ah, Bellini. Je me rappelle, je les écoutais déjà à l’époque du tout premier album… Si si, en 98, je connaissais déjà, je vous jure. Leur fameux tube « Samba de Janeiro »… Ah, on me fait signe dans l’oreillette que je me suis gouré de Bellini (hahaha), puisqu’il s’agit du duo sicilien (seul groupe venant de là-bas, a ma connaissance), souvent accompagné d’autres musiciens pour la section rythmique, dont ici Alexis Freisig, ex-Girls Against Boys. Un cas plutôt original puisque ce duo (et couple ?) est, depuis sa sicile, l’un des pionniers du math rock, que ce soit avec Uzeda ou Bellini, formations jumelles, ce dernier étant peut-être plus porté sur le noise rock. Du math rock à chanteuse, voilà qui ne court pas les rues. Le chant de Giovanna Cacciola, classique mais efficace, se pose donc dans un registre proche de celui de Kim Deal, sans l’évidence mélodique ni les accents sexy en diable. Attention, on reste ici dans un chant clair, intelligible, certainement pas hurlé ; on est loin du classique coup de la « femme écorchée vive en colère/rouleau à pâtisserie style. L’album commence très bien avec un Wake up under a truck efficace et entraînant. Les grattes sont abrasives, la prod crue et aérée est du Albini du plus bel effet... L’alchimie est là. Fidèle au poste, a-t-on envie d’écrire. Moins in your face qu’avant, plus introspective, où disons, plus dépressive… Et pour cause, l’ombre d’un décès flotte sur tout l’album : celui de Michael Dahlquist, ami du groupe et batteur de Silkworm, fauché par un accident de la route en 2005. C’est bien sur à lui que s’adresse ce Wake up under a truck (jolie élégie funèbre, non ?), et ces suppliants « did you see those lights ? » lancés par la chanteuse. Le reste du disque ne se dépêtre pas de cette tristesse résignée, puisque le tempo noise rock bon teint du premier titre se voit supplanté par des tricotages math rock sombres et ininterrompus. Une tristesse rageuse, âpre, comme si le groupe en voulait au destin. L’absence du disparu se fait à nouveau ressentir sur la 2eme partie de The Thin Line, où les 2 membres restant de Silkworm viennent pousser la chansonnette, comme un groupe d’amis endeuillés qui viendrait se serrer les coudes pour ne pas céder aux larmes. On se souvient alors d’un autre batteur, le renommé et controversé Damon Che, ancien membre fondateur du groupe, qui les avait lâchés en pleine tournée US du premier album. Le groupe y avait survécu, se réfugiant chez un Albini admiratif devant l’énergie du groupe, avec qui ils partagent cette étrange obsession pour les chiens Greyhounds (le groovy et très Uzeda ‘Save the Greyhounds’, ça vous rappelle pas le dernier Shellac ? ça sent l’hommage du producteur à ses poulains). Le disque se termine sur une chanson appelée « Une blessure profonde », ce qui résume assez bien l’ambiance de ce ‘Precious prize of gravity’, 3ème album du groupe. Un bon disque, mais le cul entre deux chaises : math rock et catharsis noise…

note       Publiée le mercredi 19 août 2009

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Note moyenne        2 votes

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azerty › mercredi 19 août 2009 - 20:35  message privé !

Pas marquant mais loin d'être désagréable. Recommandable, même.

Note donnée au disque :       
born to gulo › mercredi 19 août 2009 - 19:44  message privé !

mouais, non

Note donnée au disque :