Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesNNirvana (g-b) › Local Anaesthetic

Nirvana (g-b) › Local Anaesthetic

cd • 2 titres • 35:27 min

  • 1Modus Operandi 16:15
  • 2Home 19:12

enregistrement

Angleterre, décembre 1970 - janvier 1971

line up

Mel Collins, Jon Field, Patrick Campbell-Lyons (guitares, chant), Tony Duhig

remarques

http://www.nirvana-uk.com/

chronique

C'est désormais la traversée du désert pour Nirvana. Tous ces efforts consentis pendant tant d'années pour si peu de choses en retour (hormis un licenciement brutal) auront eu finalement raison de la détermination du duo. Alex Spyropoulos rend les armes alors que Patrick Campbell-Lyons, lui, s'entête. C'est donc en toute logique mais contre toutes attentes que Nirvana poursuit en vers et contre tout une carrière d'ores et déjà condamnée avec, à son bord, un seul homme. Que "Local Anaesthetic" paraisse sur Vertigo, aile progressive du label Philips, fait doucement sourire. Si jusqu'ici l'aspect progressif de la musique de Nirvana se logeait avant tout dans le fond plutôt que dans la forme, sur ce nouveau disque, c'est tout le contraire qui se produit. Coïncidence heureuse ou volonté affichée de se plier à l'esthétique développée par le label ? La question reste ouverte. Et le résultat, décevant. L'album démarre pourtant sur une note étonnante : un homme s'égosille au premier plan alors qu'au loin bataillent orgue et saxophone. Á cet instant, tout espoir est permis. Notamment celui de croire à l'amorce de l'album le plus psychotique jamais réalisé par Nirvana. Mais la dure réalité a vite fait d'enterrer ces rêves éveillés. Une minute plus tard : fausse alerte. Tout s'arrête. Et on redémarre comme si de rien était sur une succession de plans rock aussi clichés les uns que les autres. Même les nombreux solos de guitare qui en dessinent la charpente ne parviendront pas à compenser le poids suscité par cette lourde déception. Seconde face : "Home" ne fait guère mieux. Le morceau a beau faire près de vingt minutes, il est en réalité constitué de pièces courtes qui, au mieux, évoquent les Stones période Brian Jones, avec ses percussions et son piano rock'n'roll. Quel ennui ! Quel profond ennui ! L'habit ne fait pas le moine, dit-on. Un dicton qui ne colle que trop bien à ce pitoyable "Local Anaesthetic" ...

note       Publiée le vendredi 14 août 2009

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Local Anaesthetic".

notes

Note moyenne Aucune note pour ce disque pour le moment. N'hésitez pas à participer...

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Local Anaesthetic".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Local Anaesthetic".