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Extra Life › Secular Works

  • 2009 - Loaf, 26 (1 cd digipack)

cd | 7 titres | 50:14 min

  • 1 Blackmail Blues [8:53]
  • 2 I don`t see it that way [8:02]
  • 3 I`ll burn [10:13]
  • 4 The refrain [2:53]
  • 5 This time [10:02]
  • 6 See you at the show [7:49]
  • 7 Bled white [2:22]

line up

Charlie Looker (guitare, claviers, chant), Karen Waltuch (violon), Tony Gedrich (basse), Ian Antonio (batterie, percussions)

remarques

http://www.extralifeblood.com/

chronique

"Et au milieu de cet espace ouvert, un monolithe noir surgi de nulle part qui en impose autant par sa taille que par sa géométrie parfaite". Cette apparition aussi inexpliquable que fantastique, inspirée d'un des célèbres romans d'Arthur C.Clarke, c'est exactement ce que m'évoque à chaque fois que je l'écoute le disque des américains de Extra Life. Le groupe de Charlie Looker impose avec "Secular Works" une vision corrompue de la réalité prolongeant celles apocalyptiques engendrées par d'autres groupes aux revendications similaires comme Sleepytime Gorilla Museum, Time of Orchids et Kayo Dot. Nous sommes dans la cour des grands. Une basse lourde qui claque ses mesures arythmiques complètement chaotiques qu'une batterie minimale mais ressérée est bien obligée de suivre. Un violon omniprésent tout au long du parcours établissant le lien entre ces soubresauts spasmodiques et des paysages dévastés par le tourment et la désolation. Enfin, le chant atypique de Charlie Looker qui, bien que constituant un choc, n'en demeure pas moins l'élément clef qui donne toute sa personnalité au projet Extra Life. Pour faire simple, on dira qu'on a un peu le sentiment d'entendre Morrissey qui aurait rejoint un groupe de math rock malade. Se décrivant sur leur page Myspace comme un audacieux mélange d'expérimental, de gothique et de musique classique (ces deux derniers points s'illustrant au travers des pièces les plus courtes du disque, "The Refrain" et le a capella "Bled White"), Extra Life a de fait très bien cerné le propos. Si l'album démarre en trombe avec "Blackmail Blues" et "I Don`t See It That Way", le groupe laisse peu à peu transparaître des espaces inquiets lourds d'une tension palpable qui ne se raccrocherait qu'aux vibrations sournoises des cordes qui auront érigé ce temple au culte inhumain ("I'll Burn" ou "This Time"). À l'image du prenant "See You at The Show", la musique de ce "Secular Works" se décline telle une lente agonie nauséeuse à laquelle se mêlera toujours une pointe de folie.

note       Publiée le samedi 1 août 2009

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Hymnos › lundi 3 août 2009 - 13:10  message privé !

Effectivement, cet album vaut le détour. Quant à l'assimilation à "la cour des grands" comme Sleepytime Gorilla Museum, Time of Orchids et Kayo Dot (auxquels il faut désormais ajouter Make A Rising), va falloir attendre quand même qu'ils confirment sur un second album.

dwarf oscar › samedi 1 août 2009 - 16:31  message privé !

Grande découverte 2009 pour ma part, après un formidable concert à Caen. Une musique assez labyrinthique, où la musique de troubadour et les agressions noise s'entrechoquent. Le chant de Charlie Looker est en effet la pierre de touche de tout l'édifice, véritablement impressionnante de maîtrise. Petit bémol: les deux seuls morceaux rythmés et accrocheurs occupent les deux premières places, ce qui fait que la suite du disque manque un peu de relief. L'ennui risque de pointer alors pendant "I'll burn" et "This time".

Note donnée au disque :       
Grandgousier › samedi 1 août 2009 - 16:31  message privé !

Tiens, sont passés à La Villette en Mai ceux-là. Pas mal dans l'ensemble mais j'ai eu un peu de mal avec le chant.