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Roy Harper › Stormcock

cd | 4 titres | 41:23 min

  • 1 Hors d'oeuvres [8:40]
  • 2 The same old rock [12:20]
  • 3 One man rock and roll band [7:22]
  • 4 Me and my woman [13:01]

enregistrement

EMI Studios, Abbey Road, Angleterre, 1971

line up

David Bedford (claviers, orgue), Roy Harper (guitares, chant, claviers, basse)

Musiciens additionnels : Jimmy Page (aka S. Flavius Mercurius (guitare))

remarques

http://www.royharper.com/

chronique

Plus le temps passe, plus "Stormcock" prend de la bouteille, et plus il en impose. C'est définitivement un album à redécouvrir, une de ces oeuvres personnelles qui résonnent comme un de ces lointains souvenirs qu'on a bien failli oublier à tout jamais, dominés par d'autres plus clinquants. C'est que l'époque est fertile et le nombre de créations dignes d'intérêt vraiment important. Le registre de Roy Harper s'écartant quand même de manière assez radicale de nos préoccupations habituelles, pas étonnant que "Stormcock" ou son auteur soient pour nous de véritables énigmes. Que ce soit pour "Come Out Fighting Ghengis Smith", "Folkjokeopus" ou encore "Flat Baroque and Berserk", Harper nous a montré à chaque fois qu'il était viscéralement attiré par les formes d'expositions les plus longues. Mieux encore : avec le temps, il a su nous prouver qu'il pouvait gérer ce genre de tentatives casse-gueule sans devenir ennuyeux ou redondant. Sur "Stormcock", mis en confiance par un producteur qui sait comment au mieux servir sa musique (il l'a prouvé sur son prédécesseur) et des conditions d'enregistrement en tous points optimales (le studio Abbey Road), Harper va donner le meilleur de lui-même pour ainsi aboutir à la réalisation de son album le plus ambitieux de toute sa carrière, articulé autour de quatre longues plages, entre sept et quatorze minutes chacune ! Comme de coutume, le décor ne s'embarasse d'aucun artifice : seules la voix et la guitare de Harper dominent ce monde décharné où ses accords et ses clameurs claquent comme la vindicte de la fatalité. "Me and My Woman", rehaussé des arrangements orchestrés par David Beford qui viennent cisailler le titre dans son parcours, ou "The Same Old Rock", qui se transforme à mi-chemin en débauche guitaristique assurée par un Jimmy Page qui, pour des raisons de droits, se fait alors appeler Flavius Mercurius, sont les deux moments clefs d'un album réellement habité et touché par la grâce.

note       Publiée le samedi 18 juillet 2009

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Klarinetthor › vendredi 27 octobre 2017 - 13:10  message privé !

Me and my woman... quel morceau de bravoure.

Note donnée au disque :       
dariev stands › lundi 20 juillet 2009 - 14:50  message privé !
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un grand de la folk anglaise s'il en est. je n'aurai pas été capable de rester aussi sérieux en abordant son oeuvre...