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The Orb › The Orb's Adventures Beyond The Ultraworld

cd • 10 titres • 109:41 min

  • Earth orbits 31 :10
  • 1Little fluffy clouds
  • 2Earth (gaia)
  • 3Supernova at the end of the universe
  • Lunar orbits 27:51
  • 4Back side of the moon
  • 5Spanish castles in space
  • Ultraworld probes 26:07
  • 6Perpetual dawn
  • 7Into the fourth dimension
  • 8Outlands
  • Ultraworlds 27:07
  • 9Star 6 & 7 8 9
  • 10A huge ever growing pulsating brain that rules from the centre of the ultraworld: live mix mk 10

enregistrement

Enregistré à : the coach house, do not erase, marcus studios, soho, mit cafe, Berwick Street Studio, Trancecentral, Londres. - Brixton, southside, outer space, inner space, Cauty's/KLF studio

line up

Jimmy Cauty, Miquette Giraudy, Steve Hillage, Trevor Horn, Alex Paterson (Dr. Alex Paterson), Simon Phillips (of Playerbox), Youth (Martin "Youth" Glover), Andy Falconer, Thomas Fehlmann , Kris "Thrash" Weston, Guy Pratt; Steve Lipson, Darlow, Rudolph, E Maiden, J Nelson, Greg Hunter, dr tim russell

remarques

Artwork en partie par The Designers Republic

chronique

Styles
ambient
dub
electronica
musique électronique
Styles personnels
ambient-house / trance-dub

Avant de commencer à parler de ce premier (et déjà double) album de The Orb, il convient d’apporter une précision qui pourra surprendre l’amateur de musique de ces latitudes, et surtout de cette époque : Adventures beyond the ultraworld, album pratiquement dénué de morceau dansable, fut un carton en son temps (numéro 1 des ventes durant l’année 92, époque bigarrée s’il en est en grande bretagne). On raconte même que les prisonniers l’adoraient car il leur permettait une invasion instantanée, avec seulement une paire d’écouteurs. Si je disais « pratiquement » sans titre dansable, en introduction, c’est parce que Little Fluffy Clouds, tube de fin de rave, a été intelligemment placé en ouverture, et qu’il s’agit du seul morceau un peu uptempo de l’album, avec ses multiples samples non autorisés, allant de Ennio Morricone à Steve Reich. Après ça, c’est calage jusqu’à la fin, comme le verso de la pochette, qui montre Paterson assis comme un prince sur un bouddha doré. La face B étant même un exercice d’ambient presque total, seulement perturbé par le ressac des vagues et les cris des oiseaux (back side of the moon), ou bien par de discrètes clochettes, dissimulées sous des strates mélodiques immobiles et apaisantes (le fantastique Spanish castles in space, qui n’a pas pris la moindre ride). On regrettera un peu de ne pas ressentir la présence des invités sur cet album, pourtant nombreux, de Steve Hillage, accompagné par la claviériste Miquette Giraudy, à Paul Ferguson et Martin Glover alias Youth, échappés de Killing Joke. Ce dernier étant peut-être le seul dont on reconnaît la patte. L’album n’est pas exempt de passages chiants comme ce long ronflement spatial inutile sur Earth, venant souligner un peu lourdement les titres, déjà bien explicites. Le deuxième disque est nettement supérieur au premier, beaucoup plus coloré et influencé par le dub : Perpetual Dawn est une fleur de reggae électronique, annonçant 3 Kilos de Prodigy,et Outlands sample la voix d’allumé de Lee Perry prise sur l’intro de son chef d’œuvre Blackboard Jungle. Et puis il y a la basse rondelette de Star 6 & 7 8 9, morceau cool et planant au possible qui débouche sur ce qui était déjà le manifeste du groupe, sorti en 89 : A huge ever growing brain that rules from the centre of the ultraworld : live mix mk 10 (rien que ça). Une merveille baba cool, où des chœurs béats se posent sur une rythmique spatiale et lourde et des séquences en arpèges typiquement Berlin School, tandis que le fantôme de Minnie Riperton, disparue trop tôt, résonne dans la galaxie (pratiquement toute la chanson Loving You est samplée !)… Un genre d’autobahn interstellaire, qui se termine en piste de décollage vers l’infini et l’au-delà. On a beaucoup parlé de The Orb à l’époque comme du groupe inventeur de l’ambient (considérant Eno simplement comme un « précurseur »). Ils apparaissent bien sûr, aujourd’hui, avec le recul, bien plus comme des bricoleurs surdoués en avance sur la mode et s’étant trouvé au bon endroit au bon moment. Mais ils sont toujours restés, sur tous leurs albums, fidèles à leur ligne directrice, sans jamais s’abaisser à un gimmick commercial ou à un changement de mode ; mode qui n’a pas toujours avantagé le style ambient-house (ou ambient-dub, c’est selon). Il y a d’excellents moments sur ce Ultraworld. Il suffit de savoir les débusquer et les apprécier.

note       Publiée le lundi 13 juillet 2009

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Klarinetthor › mercredi 8 juin 2016 - 11:25 Envoyez un message privé àKlarinetthor

puree j'avais jamais fait attention a la premiere pochette; ceci explique cela (Alex et Youth habitant Battersea cette epoque) https://www.theguardian.com/music/2...

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › vendredi 24 août 2012 - 14:26 Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Marrant, 'Earth (gaia)' ressemble à la musique d'intro du premier Black & White, jusqu'au spoken word solennel, en version dub.

Neocreed › mardi 6 décembre 2011 - 13:50 Envoyez un message privé àNeocreed

céleste et princier comme Alesi dans un x-wing

Note donnée au disque :       
E. Jumbo › samedi 25 juin 2011 - 05:20 Envoyez un message privé àE. Jumbo

Après environ cinq ou six écoutes espacées sur autant d'années, je lui colle sa cinquième boule : distille une atmosphère vraiment délectable, n'ennuie jamais, vraiment très bon. Les voix de me gênent pas, elles ne sont pas omniprésentes et pas trop mixées en avant, donc ça passe très bien.

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › lundi 16 août 2010 - 17:46 Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Bah tiens le Live 93 m'est passé entre les doigts ; la faute à que j'avais plus de sous pour vider la pile d'un vieux hippie qui se rachetait une réput'. Sinon fluffy clouds enterre joyeusement Papua new Guinea de qui-on-sait ; et UFOrb est effectivement un trip fort recommandé. Va falloir que je checke cet ultraworld...