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Butthole Surfers › Psychic, powerless... another man's sac

11 titres - 35 :26 min

  • A1/ Concubine
  • A2/ Eye Of The Chicken
  • A3/ Dum Dum
  • A4/ Woly Boly
  • A5/ Negro Observer
  • A6/ Butthole Surfer
  • B1/ Lady Sniff
  • B2/ Cherub
  • B3/ Mexican Caravan
  • B4/ Cowboy Bob
  • B5/ Gary Floyd

line up

Gibby Haynes (chant), Paul Leary (gratte, chant), Jeffrey ‘King’ Coffey (batterie), Teresa Nervosa (batterie), Bill Jolly (basse)

remarques

Une réédition cd couplée à l’EP « Cream Corn for the Socket of Davis » existe, portant le tout à 15 titres

chronique

Styles
ovni inclassable
Styles personnels
machin

“Hey Butt, What the Fuck ?” Voilà typiquement le genre d’album considéré comme un classique par certains, orné d’une pochette tout bonnement faramineuse, mais qui ne fait aucun effet sur ma modeste personne… A l’époque, avec leurs deux batteurs faux jumeaux, Theresa Taylor et King Coffey, les Butthole Surfers avaient vraiment quelque chose du freak show d’avant-guerre… Un Gibby Haynes pas encore tout à fait sorti de l’adolescence en guise de monsieur loyal, accompagné par un Paul Leary aux coupes de cheveux révoltantes… Stylistiquement (j’adore employer ce genre de mot pour un groupe comme les Butthole Surfers, dont l’absence de style est notoire), Psychic, Powerless… est à Brown Reason to Live ce que Confusion is Sex était au premier Sonic Youth : une version plus bruitiste, sous-produite et chaotique, emballé dans une pochette bien DIY qui annonce le début des vraies hostilités. Qualitativement, le premier EP était 100 fois meilleur. L’album ne commence vraiment qu’avec Dum Du, un truc bonnard, pogotant tel foutre, tout à fait représentatif de la folie du groupe à leurs débuts. C’est idiot, mais ça donne envie de sauter sur place. Woly Boly malheureusement, ne sera pas une parodie de Wooly Booly (le classique garage de Sam the sham & the pharaos, aussi con que Surfin’ Bird) mais un morceau casse-noix de plus. Un genre dans lequel les butthole excellaient à ce stade de leur brinquebalante carrière, il faut bien l’avouer. Que ce soit l’entrée en matière Concubine (rien, mais alors rien à voir avec Converge), le faussement pop Negro Observer, ou encore le bourré comme un coing Lady Sniff (premier d’une longue série de chansons destinées à donner la gerbe au malheureux qui écoutera ça au casque), la liste des bidules sans intérêt (si ce n’est celui de nous faire rire… ou pas) est longue. Trop longue. Heureusement, il y a – non, pas Findus, tas d’larves – mais Cherub (encore que ça peut être une marque de surgelés américaine, faut s’attendre à tout), longue diarrhée psychédélique où des démons violacés armés de mégaphones descendent la tête en bas les parois de vos conduits auditifs en frôlant des grappes de cérumen. Oui je sais c’est dégueulasse, mais c’est tout ce que ça évoque, très sincèrement. Autre déception : Mexican Caravan n’est pas une reprise sous délirium tremens de Spanish Caravan des Doors ! C’est dommage, surtout que leurs reprises de Hurdy Gurdy Man et American Woman, quelques années plus tard, les montera très à l’aise dans ce genre d’exercice (le sabordage de standards 60’s). Et au beau milieu de ce foutoir trône fièrement la chanson-titre du groupe, celle par laquelle leur nom est arrivé, un soir où le patron du club, voulant les présenter, confond le titre du machin avec le nom du groupe (ils en changeaient à chaque représentation, du genre Ashtray Babyheads, Dick Clark Five, 9 Foot Worm Makes Own Food ou Vodka Family Winstons…). Au final un album, euh… comment dire : bidon. Ils auraient pu en faire un EP sans problème, d’autant qu’ils feront réellement mieux sur le format album peu après.

note       Publiée le lundi 6 juillet 2009

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Dioneo › lundi 5 août 2019 - 16:48  message privé !  Dioneo est en ligne !
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Tiens, il tourne pas mal ces jours ici, celui-là - alors qu'acheté à un moment où je choppais trop vite trop de disque pour tous les écouter vraiment, je l'avais pas mal laissé de côté, entre temps. Bah... D'accord avec ceux pas d'accord avec la chro ! C'est la totale No Class texane, c'est le bordel, sans queue ni tête, ça zappe de "style" (y'en a pas, là-dessus pour le coup OK avec Dada) à chaque morceau mais... Bah c'est ça, les Butthole ! Et je trouve que c'en est une bonne tranche - bien dégueue et débilos comme on aime chez eux. Entre le morceau épo (si si, pour le coup le terme est juste) qu'on dirait du Swell Maps version redneck, le cradjazzfree d'Eye of the Chicken (et sa voix Crusto-Primusienne), les machins country-boogie salingues et nawak à la Lady Sniff ou "l'hommage" à Gary Floyd (des Dicks... pas calculé à l'époque vu que j'avais pas encore écouté, les Dicks)... Pi Mexican Caravan que moi je trouve excellente, Dum Dum effectivement bien groove pas propre... Du n'imp ouais, mais du savoureux, dans le genre cramé qui colle au plat. (Sur la version que j'ai y'a des bonus, en passant, dont Moving to Florida - qu'on peut certes trouver pénible, celle-ci, et c'est sans doute le but, et d'autres titres indiqués comme issus de l'EP "Creamed Corn from the Socket of Davis" mais où le morceau Comb est remplacé par un autre... "hommage" titré... Lou Reed ! L'a dû apprécier tiens, le Loulou, s'il a eut l'heur de l'ouïr).

Sigur_Langföl › mercredi 21 octobre 2015 - 12:56  message privé !

Je te trouve un peu dur, là-dessus, Dariev. Bon, ok, c'est pas un chef d'oeuvre intemporel, mais dans leur discographie, je trouve qu'il passe bien. Voir carrément bien.

dariev stands › mercredi 8 juillet 2009 - 16:25  message privé !
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il poutre mais c'est quand même du poutrage de gueule par moment, non ? pour beefheart, c'est un peu le propos de la chro en fait, de dire que ça ressemble à rien (sauf à Zappa dans le côté joyeusement scato mais faut bien admettre que musicalement...)

saïmone › mardi 7 juillet 2009 - 14:26  message privé !
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T'as réussi à me donner envie en disant que ça ressemblait pas à Beefheart

cyberghost › mardi 7 juillet 2009 - 14:04  message privé !

Deux boules ? Bordel, mais il poutre ce disque !!!!

Note donnée au disque :