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Harry Miller › Family Affair

  • 1977 • Ogun OG310 • 1 LP 33 tours
  • 1999 • Ogun HMCD123 • 3 CD

lp • 4 titres • 42:03 min

  • 1Family affair 10:29
  • 2Touch hungry 10:43
  • 3Jumping 15:25
  • 4Eli's song 5:26

enregistrement

Battersea Arts Centre, Londres, Angleterre, 6 janvier 1977

line up

Mark Charig (trompette), Malcolm Griffiths (trombone), Harry Miller (basse), Louis Moholo (batterie), Mike Osborne (saxophone alto), Keith Tippett (piano)

remarques

Réédité dans un box 3cds en 1999

chronique

L'intitulé exact est "Harry Miller's Isipingo". Car il s'agit bien d'un groupe. Et quel groupe ! Marc Charig, Mike Osborne et Malcolm Griffiths, soit un bon trois quart de la section de cuivre du Brotherhood of Breath dans lequel il joue aux côtés du batteur Louis Moholo qu'il retrouve ici par ailleurs et auquel s'ajoute le pianiste Keith Tippett ... "Family Affair" est le titre de leur seul et unique album, un titre qui n'est donc pas usurpé. La plage titulaire nous met tout de suite dans le bain, avec son thème aérien et fringuant, conduit par une rythmique tout en swing et en souplesse, successivement auréolé par une série de chorus flamboyants et passionnés. Les dernières minutes du titre accélère la cadence pour mieux nous préparer à une suite plus chaotique. C'est "Touch Hungry", plus free en essence, où les instruments solilioquent tous ensemble. La basse profonde et lancinante apporte un côté dramatique à cette introduction bigarrée, pronlogeant dans le temps ses accords profonds, alors que le piano de Keith Tippett entre à petits pas de souris, mimant pour ainsi dire l'effet produit par un harpiste. Le morceau s'installe alors dans une espèce d'indolence trouble qui va perdurer jusqu'à sa conclusion à la reprise du thème. La seconde face s'ouvre sur le drive endiablé de "Jumping", version speed des exercices modaux introduits par Miles Davis avec "So What" il y a vingt ans de cela ; mais ce qui rend ce titre particulièrement puissant, c'est le lyrisme incroyable dont il fait preuve, notamment sur le solo de Mike Osborne, soutenu par le binôme contrebasse/piano qui, une fois encore, élève le débat en lui donnant ce goût d'infini. L'album de se conclure sur l'émouvant "Eli's Song" au thème mémorable, sorte d'adaptation pour formation élargie du fantastique "Contemplation" de McCoy Tyner. En conclusion, "Family Affair" ne devrait pas rester dans la sphère strictement privée de quelques privilégiés ; il devrait au contraire devenir l'affaire de tous tant cet album est pétri d'instants de magie et de beauté.

note       Publiée le samedi 4 juillet 2009

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Coltranophile › jeudi 19 août 2021 - 11:35 Envoyez un message privé àColtranophile

Feu d'artifice auquel je reviens régulièrement même si pas assez souvent. Tous les Harry Miller sur Ogun valent le détour mais celui-ci trône. Moholo est d'une aisance incroyable tout en état une véritable force tellurique, un croisement entre différents "Jones (Elvin et "Papa" Jo). Griffiths est un peu moins à l'aise que ses petits camarades, la musique sortant du champ plus ellingtonien du Brotherhood Of Breath pour aller vers des tonalités assez proche de Coltrane par moments (pour Osborne, ce n'est pas très surprenant mais on a rarement entendu Tippett explorait si clairement l'influence de McCoy). Chef d'oeuvre mésestimé, forcément. Mais pas oublié.

Note donnée au disque :       
Sigur_Langföl › samedi 4 juillet 2009 - 08:53 Envoyez un message privé àSigur_Langföl

Pochette infâme… Mais j'achète!