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Paul Ellis › The Last Hiding Place Of Beauty

cd | 4 titres | 59:59 min

  • 1 The Unveiling Ravenous Evening [ 17:12]
  • 2 The Last Hiding Place of Beauty [ 16:17]
  • 3 The Note, The Walk In The Rain And The Umbrella [ 16:04]
  • 4 The Hydroelectric Spinning Heart [ 10:27]

line up

Paul Ellis : Claviers, synthétiseurs, guitares et effets

chronique

Tranquillement, Paul Ellis s’est taillé une solide réputation dans le merveilleux et complexe univers de la MÉ. The Last Hiding Place of Beauty (quel superbe titre) est déjà sa 11ième œuvre. Tout d’abord, saluons cette superbe pochette qui présente un opus sculpté dans la poésie musicale où le synthésiste américain puise dans sa vaste expérience musicale afin d’y mariner tous les styles avec une douceur philosophique rarement exploitée. "The Unveiling Ravenous Evening" présente une intro folklorique de l’ère médiéval, avec une belle guitare acoustique appuyée d’un doux mellotron flûté. Une délicieuse intro qui se perd tôt dans un amalgame de pulsations et percussions tambourinées qui sautillent et papillonnent nerveusement auprès d’un synthé dont les accords harmonieux tournent en boucles. Enchanteur, "The Unveiling Ravenous Evening" progresse sur les fines modulations d’une belle ligne de basse qui échappe de longues et sinueuses réverbérations, augmentant un crescendo nourri d’accords circulaires et de percussions plus nourries. C’est une ascension harmonieuse sur une structure légèrement en forme de boléro où séquenceurs, synthés, percussions et pulsations s’unissent pour forger un mélodieux mouvement giratoire. Vers la 9ième minute le rythme hoquète fiévreusement sur une structure plus nerveuse et hachurée où les accords papillonnent pour plonger dans de belles impulsions synthétisées qui sont assiégées par des percussions claquantes et des lignes de synthé harmonieuses qui s’entrecroisent dans superbe carrefour rythmique. Un fougueux passage qui s’atténue, guidant "The Unveiling Ravenous Evening" vers une finale plus sereine. Après une courte intro atmosphérique, "The Last Hiding Place of Beauty" est un titre plus bouillant qui vogue sur un séquenceur nerveux, allumant un synthé aux réverbérations torsadées. Le rythme bat à la mesure de fines et sautillantes percussions séquencées sur une structure électronique rappelant les premières œuvres de Jarre, mais avec une touche nettement plus progressive. Les arpèges voltigent nerveusement alors que le séquenceur ceinture le mouvement d’une lourdeur enchanteresse, conduisant la structure sur un crescendo hypnotique, vertigineux et agressif qui explose d’une rythmique aux escalades défilant en boucles. C’est un très bon titre bourré d’énergie sur des mouvements séquentiels évolutifs et un synthé qui suit la cadence, secondé de beaux effets sonores qui aguichent l’ouïe. Du griffonnage nerveux sur du papier ouvre le nébuleux et atmosphérique "The Note, the Walk in the Rain and the Umbrella". C’est un intense roman musical qui s’entend sur un suave mellotron flûté et violoné valsant lentement dans un néant cosmique, sous une fine pluie et un dense voile imprégné d’une brume cosmique. Lentement nous plongeons dans un univers musical plus progressif, avec une belle ligne de basse qui mord et berce une structure toujours ambiante où de fines boucles de guitares moulent une harmonie solitaire sous un nuage de tintements de verres. Cette fragile harmonie se meurt dans les souffles d’un mellotron esseulé et des complaintes flûtées qui errent sous une pluie fine et des strates de violons chimériques, ajoutant une touche nostalgique qui se poursuit sur les cordes d’une guitare acoustique en ouverture de "The Hydroelectric Spinning Heart", un autre titre où la fusion progressive/électronique est superbement fignolée par des mellotrons aux flûtes et violons magiques. Mais la quiétude de l’intro est bousculée par une rythmique à saveur orientale avec un léger tempo festif alimenté par des percussions tambourinées et une belle ligne de basse dont la résonnance des notes se moule aux sonorités de cloches. Très mélodieux, le synthé est aussi très lyrique et sa mélodie est jointe par un agréable piano qui épouse son rythme. "The Hydroelectric Spinning Heart" embrasse un passage hésitant où le rythme balance entre les atmosphères, avant que les percussions le réaniment et réactivent un piano qui écoule ses dernières notes sur un tempo lourd et vif, strié de couches d’une guitare spectrale et d’un joyeux synthé flûté. En The Last Hiding Place Of Beauty, Paul Ellis crée un étonnant voyage musical où les rythmes ont plusieurs visages. De purement électronique à nettement progressive, la musique évolue au gré de l’imagination de son auteur qui concorde avec l’esprit de son titre. J’ai été enchanté et étonné par The Last Hiding Place Of Beauty que j’ai redécouvert en écoutant son tout dernier opus, From Out Of The Vast Comes Nearness. Démontrant ainsi que la musique de Paul Ellis survit à son temps et mérite amplement d’être connue par un public plus vaste. Un public qui aime les séquences, les rythmes et les mélodies recouverts d’une fascinante faune musicale.

note       Publiée le lundi 29 juin 2009

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ForceMajeure › jeudi 16 juillet 2009 - 12:00  message privé !

Très bon album de Paul Ellis, auteur qui mérite d'être découvert. L'album contient plus d'ambiant qu'Infinity Room, mais ça ne lasse pas. Les séquences sont très bonnes surtout sur le 1er morceau.