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Robert Schroeder › Taste It

cd | 9 titres | 71:57 min

  • 1 1 Taste It 9:35
  • 2 2 Sweets Of Paradise 8:23
  • 3 3 A Sensitive Touch 7:00
  • 4 4 Capricorn 8:38
  • 5 5 The Third Kind 7:20
  • 6 6 Time Cruiser 8:07
  • 7 7 Fata Morgana 8:33
  • 8 8 Dreamchecker 6:27
  • 9 9 Reminded Of Paradise 7:55

line up

Robert Schröeder : Synthétiseur et séquenceur Synthis et guitares

remarques

Pour en savoir plus sur Robert Schroeder et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.news-music.de/ et http://www.news-music.de/schroeder_e/frames/artinf_rs_bio_e.htm

chronique

Tonnerres, fines ondées, serpentins sonores et canards synthétisés se ruent en boucle sous de fine percussions bongos. Une douce pièce où l’on se croirait à l’ombre, sous les palmiers, admirant la plage tout en écoutant un band futuriste aux étranges sonorités tribales éclectiques. La pièce titre, qui ouvre Taste It, est une chaude sérénade tribale d’une jungle chimérique qui s’agrippe à une rythmique de basse syncopée, ceinturée de plantureux solos de synthé aussi chaud que cette faune illusoire. Voilà ce qui nous attend avec Taste It, le 19ième opus de Robert Schroeder. Arpentant les méandres de son imagination et de sa curiosité pour les sonorités progressives, le synthésiste Allemand étoffe son dernier opus de 9 titres mélodieux qui tanguent dans un univers futuriste où les rythmes côtoient les structures ambiantes avec une chaleureuse fusion. Sweets of Paradise est une petite merveille qui débute innocemment avant de rouler sur des percussions endiablées. Un titre ‘’groovy’’ teintée d’une douce nébulosité poétique grâce à un synthé brumeux aux souffles vocaux charmeurs et à ses accords de clavier nostalgique qui dansent sous une étrange flûte d’un monde clanique, sorti tout droit de l’imagination de Schroeder. Doucereux, A Sensitive Touch coule sous un synthé aux ondes racoleuses et aux orchestrations brumeuses. Un beau titre où la sensualité et la rêvasserie se moulent à une structure lente, parsemée de percussions à la fois suggestives et décousues dans une mélancolie cosmique. Capricorn crache le feu avec une intro qui explose sur des percussions aux échos hétéroclites. Une techno spatiale qui ferait les frais d’un film de Spielberg. Mais Capricorn étend son mouvement sur une structure très mélodieuse avec ses arpèges qui roulent en boucle sur des percussions aussi agiles que nerveuses et un splendide synthé aux essences de violons spatiaux dans un univers sonores aux milles caprices. Un superbe titre qui étonne, considérant son étrange ouverture. The Third Kind est pour les oreilles aguerries. Une intro planante où chœurs s’entent à un couloir sombre aux sonorités aussi étranges que peu invitantes. Faiblement le mouvement s’éveille sous des percussions et une rythmique incohérente à sonorité métallique où tout se déroule au ralenti. Une confusion sonore surprenante qui tangue sur ce rythme lent, quasi atonal, mais truffé d’un monde sonore si riche que l’on en oublie son apathie morphique. Time Cruiser est un titre idéal pour les frottes abdos. Un ‘’slow’’ cosmique bourré de sonorités syncrétiques sur des accords très sobres. Quoique bien ordinaire, Fata Morgana est un titre mélodieux qui reprend l’essence de la pièce titre, sans toutefois en avoir tout le mordant. Une lourde réverbération grugée par de fines percussions, un synthé fantomatique et une rythmique ondulante ouvrent le superbe Dreamchecker. La structure devient plus stroboscopique et entraînante avec une belle ligne de basse, un clavier aux arpèges sautillants et synthé circulaire dont les souffles spectraux croisent des soupirs humains et une lointaine voix Célestine. Un beau morceau qui se veut un prélude au nostalgique Reminded Of Paradise. Nostalgique car le morceau est teinté de cette structure musicale qui faisait les délices de Paradise, sans pourtant faire un vulgaire plagiat. Accords pulsatives minimalismes accompagnées de voix masculines et d’un synthé aux solos imaginatifs charment l’ouïe sur une structure hypnotique, envoûtante et entraînante, dans un univers sonore aussi bigarré que l’insatiable appétit pour la recherche sonore de Schroeder. Un vrai petit bijou. Sans être génial, Tadste It est dans la même veine que Spherware; un album où la diversité sonore moule des structures où l’ambiant toisent des rythmes aussi surprenants qu’étranges dans un envoûtement cosmique qui a fait la marque de Robert Schroeder. Un très bon album qui va plaire tant aux fans de Schroeder qu’aux amateurs d’une musique libérée de toute frontières musicales.

note       Publiée le lundi 22 juin 2009

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