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Moonbooter › Cosmoclimax

cd • 10 titres • 76:33 min

  • 11 Evolved Signs 6:23
  • 22 Welcome to the New World 7:50
  • 33 Prelude 7:56
  • 44 Chill me 5:57
  • 55 Dark Dark Heart 6:09
  • 66 Life on Other Planets 9:23
  • 77 Spaceborn 6:52
  • 88 Down Back to my Soul 7:05
  • 99 The First Time 9:54
  • 1010 In the Dawn of Evolution 8:53

enregistrement

Composé et masterisé entre Janvier 2008 et Mars 2009 au Skylight Studio, Olef, Allemagne

line up

Bernd Scholl : Virus TI, Yamaha Motif7 & Sy77 & CS1x & RM1x, Casio VZ-1, SK-5 Keyboards, synthétiseurs, Real Guitar 2 LE, percussions & FX

remarques

Pour en savoir plus sur Moonbooter et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.moonbooter.de/ ou le site de MellowJet Records; http://www.mellowjet.de/

chronique

Pour son 6ième opus, Moonbooter a pris le pari d’unir rythmes et séquences sur une musique plus atmosphériques, gardant toujours son approche mélodieuse. Un pari audacieux, considérant la passion des rythmes technoïdes et lourd de Bernd Scholl. D’autant plus audacieux que Cosmoclimax était composée pour un concert au Planetarium de Bochum le 14 Février 2009. Le synthésiste Allemand a atteint son but en offrant une solide performance. Cosmoclimax est à ce jour son œuvre la plus mature.
Un long bourdonnement rotatif ouvre Evolved Signs. De fines, mais grasses, notes percent cette réverbération incisive, alors qu’une séquence hoquetante mord cette semi atonie cosmique, délivrant des percussions qui permutent un rythme ‘’groovy’’. De beaux arrangements orchestraux, où mille cordes embrassent cette rythmique lascive, ajoutent une profondeur émotive à cette pièce introductive. Un titre construit comme Moonbooter sait si bien le faire; couplets et refrains synthétisés avec des tournures cadencés aussi étonnantes qu’inattendues. Et c’est là que réside le charme de cet album qui coule avec une douceur sensuelle, empreinte d’une mélancolie poétique cosmique. Comme si l’espace était l’objectif ultime de Bernd Scholl.
Ce premier titre saura vous apprivoiser aisément, mais Welcome to the new World risque de vous charmer encore plus. Des arpèges en rotations, comme saisies d’une attraction terrestre, tournoient dans un espace cylindré où les juteux et lourds accords de basses mordent la structure. Une structure hypnotique qui sort de son immobilisme avec de superbes percussions qui broient tant le doux rythme hypnotique que nos oreilles. Welcome to the new World poursuit cette romance spatiale avec une cadence minimalisme qu’un gros synthé enveloppe de ses strates lourdes, amenuisant la portée des voix éthérées qui tournoient autour du morceau. Un superbe titre empli d’une vie rongée par les rêves. Et ainsi ce déroule Cosmoclimax. Lourde et atmosphérique l’intro de Prelude est secouée par des percussions dispersées, ouvrant la porte à une cadence progressive où synthés et voix éthérées charment dans cette cohésion cosmique qui se termine sur un doux tempo hachuré, mais enrobé d’un riche synthé. Chill Me se démarque avec une grosse approche rythmique funky, qui fait plus danser que rêver, même avec ses intercades atmosphériques, voilées par une voix narratrice qui explique la genèse. Du pur Moonbooter que l’on peut apprécier sur le lourd et mélodieux Down Back to my Soul. Accords lourds et ébréchés Dark Dark Heart est possiblement la pièce musicale qui accroche instantanément avec une belle voix féminine sur un rythme nerveux qui exploite les prémisses spatiales. Intro atmosphérique cosmique sur structure hésitante et circulaire, Life on Other Planets et In the Dawn of Evolution ourlent sur des synthés racoleurs et très lyriques avant d’exploser sur une techno hybride où les ambiances côtoient les rythmes puissants et sauvages des planchers de danse. Un peu comme Spaceborn et The First Time, plus sages et mélodieux, qui tourbillonnent dans des ambiances spatiales sur des structures très musicales et plus douces.
Cosmoclimax de Moonboter emprunte les sentiers rythmiques et mélodieux des œuvres antérieures du musicien Allemand. Sauf que cette fois-ci, Bernd Scholl réussi réellement à produire une MÉ hybride où les rythmes puissants bordent les ambiances et atmosphères d’un monde métaphysique en formation. Un excellent album pour ceux qui aiment s’éclater dans une ambiance métissée. Un petit 5 boules pour très bon...

note       Publiée le lundi 15 juin 2009

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