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Coil › The Remote Viewer

cd • 3 titres

  • 1Remote Viewing 1 19:31
  • 2Remote Viewing 2 7:59
  • 3Remote Viewing 3 21:13

cd • 2 titres

  • 1Remote Viewing 4 9:53
  • 2Remote Viewing 5 9:26

line up

Peter Christopherson, Cliff Stapleton, Jhonn Balance, Mike York, Ossian Brown

remarques

Sorti en CDr en 2002. Remasterisé avec un CD supplémentaire en 2006

chronique

Styles
musique électronique
ovni inclassable
Styles personnels
symphonie pour l'espace & le temps

The Remote Viewer est une symphonie pour l’Eveil dans sa totalité. Sa magistrale ouverture s’apparente autant à un lever de soleil qu’à une pleine lune venant s’amarrer dans le ciel : il fonctionne comme un déploiement de sons et de sens qui viennent se superposer les uns aux autres, depuis la fameuse et grandiose mélodie synthétique, véritable récurrence tout au long de l’album, jusqu’à la basse ronde et enveloppante puis, plus loin, l’apparition de ce qui semble être une cornemuse venant parfaire un paysage électroacoustique d’une rare délicatesse. C’est une véritable fresque romantique (dans le sens académique du terme) et électronique qui s’installe avec toute la subtilité de l’électronica-glitch, qui ne changera peu ou prou ses mélodies pour mieux évoluer de l’intérieur. Coil semble ici faire bien plus que de l’expérimentation sensible : ils composent véritablement un rituel, une offrande pour le cycle du temps qui passe, fait naître le monde, le fait évoluer avant de le ravaler sur lui-même. De la même façon, ils offraient leurs musiques à la nuit (‘Musick To Play In The Dark’), aux saisons (‘Moon’s Milk in Four Phases’, bientôt chroniqué) comme à l’espace (‘Astral Disaster’) ; c’est ici le cycle de vie qui semble au cœur de ce système où toutes les émotions, de la plus tendre à la plus solennelle, viennent s’entrechoquer dans ces cinq variations sur le même thème, allant de l’electro-ambient séquencée à des divergences plus risquées (comme cette mystérieuse incursion organique-abstraite de la pt.II qui sera approfondie sur 'The Restitution of Decayed Intelligence' ou à l'inverse ces percussions qui font peu à peu leur apparition, donnant avec le chant de cornemuse un air de Corvus Corax en plus épique et déployé) dans une fluidité qui laisse pantois. Immense, touchant, sensible et accessible pour toutes les oreilles, et aussi un des rares disques du groupe à être encore distribué : vous feriez une grave erreur en passant à côté.

note       Publiée le jeudi 21 mai 2009

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notes

Note moyenne        15 votes

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zugal21 › vendredi 21 février 2020 - 08:36  message privé !

Ai mis un peu de temps à l'apprivoiser celui-là, avec ses patterns très répétitifs, et son côté parfois assez cornemusesque . Et un beau jour il est passé du statut de disque un peu rebutant à disque générateur de grand plaisir d'écoute . C' est très, très bon, une fois que ça a décliqué, une fois que ça fait sens.

Note donnée au disque :       
Reflection › jeudi 19 février 2015 - 20:59  message privé !

"le seul trouvable a prix décent" Ha oui tiens d'ailleurs, je partage :

https://threshold.greedbag.com/buy/the-remote-viewer-threshold-hous/

(inutile de payer une fortune sur discogs pour un disque d'occaz' et alimenter tous ces spéculateurs en plus de ça !).

Je pense pas vendre mes COIL (non d'ailleurs surement pas), même si vu les prix discogs je pourrais m'acheter un Macbook (mais quel intérêt ?).

Et je suis d’accord que c'est un de mes préférés aussi celui là.

Reflection › dimanche 8 février 2015 - 22:07  message privé !

Il est vraiment excellent celui-ci et assez méconnu. Par contre ce n'est pas le seul d'eux que je garderai ;) (Musick to play in the dark...)

stankey › dimanche 8 février 2015 - 18:22  message privé !

Le seul trouvable a prix décent et le seul que je risque de garder :))) un comble

Note donnée au disque :       
saïmone › dimanche 8 février 2015 - 12:20  message privé !
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Ok, fallait me dire de commencer par là ! Superbe album, Eric Cordier chez Philip Glass !