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Steven Bernstein › Diaspora hollywood

  • 2004 - Tzadik, TZ 7191 (1 cd)

cd | 11 titres

  • 1 Yis May Hoo [5:06]
  • 2 King Kong [3:12]
  • 3 Jehudis Bas Zion [5:34]
  • 4 Hollywood Diaspora [3:53]
  • 5 Meyer Lansky [5:04]
  • 6 B'rich Sh'me [9:21]
  • 7 Eliyahoo Hanavee [5:17]
  • 8 Sim Shalom [4:02]
  • 9 B'archu [4:29]
  • 10 V'shamru [8:37]
  • 11 Havenu Shalom Alechum [4:47]

enregistrement

Produit par Steven Bernstein – Producteur exécutif : John Zorn – Producteur Associé : Kazunori Sugiyama – Enregistré du 12 au 14 Février 2004 par Woody Jackson III au Solidstatesman Studio, Hollywood – Mixé par Danny Kopelson aux Looking Glass Studios et Jarvis, NYC – Masterisé par Scott Hull à Hit Factory Mastering, NYC.

line up

Steven Bernstein (Trompette, Flugelhorn), Pablo Calogero (Saxophone Baryton, Clarinette basse, flûte basse, flûte, flûtes à ballons), DJ Bonebrake (vibraphone), David Piltch (basse), Danny Frankel (batterie, bongos, percussion)

remarques

Photo pochette : Mimi Universe – Reprises de tradionnels juifs sauf les 2,4 et 5, écrites par Steven Bernstein.

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
klezmer lounge

Un homme qui sait s’entourer, que ce Steven Bernstein. Le leader de Sex Mob aime la bonne compagnie, même sur ses travaux solos. Publiés sur Tzadik, ces albums, souvent en rupture avec la brutalité erratique de ses œuvres de pionnier de la Knitting Factory (Un club dont le nom reviendra souvent en ces pages, véritable temple de la déjante jazz/noise/ect… new-yorkaise), s’intègrent dans la grande entreprise de relecture de la musique traditionnelle juive lancée par John Zorn durant les années 90 (Radical Jewish Culture, que ça s'appelle... comme j'aime faire chier, je note que si on remplace Jewish par Muslim, hop, tiens ça serait sans doute censuré, c'est marrant). A l’inépuisable série des Masada de ce-dernier répond la série des Diaspora de Steven Bernstein, 4 albums (le dernier est sorti en 2008) principalement constitués de traditionnels juifs revisités avec élégance et raffinement extrême. Bien loin des furibardes collaborations du trompettiste, les 11 morceaux proposés fleurent bon la nostalgie cuivrée et la vieille classe façon banquette en cuir au fond de la cadillac. Que ce soit les traditionnels, relativement peu transformés pour du Tzadik, où les compos de Bernstein, sensiblement plus portées sur l’improvisation, on nage dans un Hollywood fantasmé, lynchien, en haut duquel est perché le studio d’une pièce de Woody Jackson III, utilisé par Bernstein pour mettre en boîte cet album en 3 jours. Il n’était bien entendu pas seul, et le pedigree du line-up fait se pourlécher les babines : Danny Frankel, ex-batteur des Flying Karamazov Brothers et du Kamikaze Ground Crew, faisant partie du backing band de KD Lang, tout comme David Pilch, bassiste de Bill Frisell, les deux se retrouvant au sein du groupe de Cal Tjader, à l'instar de DJ Bonebrake (batteur de X et de Steroïd Maximus, excusez du peu) résident au Temple Bar… J’en oublierai presque le saxophoniste, intelligemment baptisé… Pablo Calogero !! On est pas sorti de l’auberge, comme dirait George Abitbol (ou était-ce mon grand-père ?). Tout ce beau monde gravite autour des scènes Jazz avant-garde de Chicago et de NYC, de la Knitting Factory voire du peintre Basquiat, et si je me permet un tel name-dropping c’est bel et bien parce que leur présence sur disque est un gage de qualité. Pas forcément de surprise, mais de qualité. L'homme a aussi fricoté avec les Lounge Lizards lors de leur reformation, mais ceci est une autre histoire, que je vous conterai un jour prochain...

note       Publiée le mardi 19 mai 2009

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Coltranophile › mardi 19 mai 2009 - 18:49  message privé !

La Knitting de NY a déménagé semblerait-il. Le label a réellement été une force motrice durant les années 90 et début 2000. Mais je ne vois plus rien venir depuis un certain temps. Je me demande si le label existe encore d'ailleurs.

Note donnée au disque :       
Damodafoca › mardi 19 mai 2009 - 17:58  message privé !

AAaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh:!!! La knitting factory!

Coltranophile › mardi 19 mai 2009 - 16:27  message privé !

Juste pour info: c'est très différent du "Big Four".

Note donnée au disque :       
Khyber › mardi 19 mai 2009 - 16:15  message privé !

Je lis ça avec intérêt. Bernstein est un musicien que j'apprécie beaucoup depuis la formule du 'Big Four' aux côtés de Max Nagl, Akchoté et Brad Jones. Excellent disque, et je me laisserai sans doute tenter par celui-ci.

Coltranophile › mardi 19 mai 2009 - 10:46  message privé !

La série Diaspora de Bernstein est excellente, le dernier étant peut-être le plus riche, le premier (Diaspora Soul) le plus extravagant, "Diaspora Blues" (avec Sam Rivers entre autre) le plus introverti et austère, et celui-ci teinté de l'univers Hollywoodien comme le dit le titre et des influences West-Coast Jazz, le tout mêlé avec les inévitables influences traditionnelle juive. A découvrir vraiment.

Note donnée au disque :