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Coil › Time Machines

cd • 4 titres • 73 min

  • 17-Methoxy-ß-Carboline: (Telepathine) 23:10
  • 22,5-Dimethoxy-4-Ethyl-Amphetamine: (DOET/Hecate) 13:28
  • 35-Methoxy-N,N-Dimethyl: (5-MeO-DMT) 10:02
  • 44-Indolol,3-[2-(Dimethylamino)Ethyl],Phosphate Ester: (Psilocybin) 26:51

informations

Nulle mention du nom du groupe sur l’objet, ‘Time Machines’ étant sensé être un projet parallèle finalement réduit à ce seul album. Pour plus de clarté dans la discographie, je l’ai considéré comme un opus de Coil. Attention cependant à ne pas confondre avec le live « Coil presents Time Machines », qui lui a été réédité avec un autre concert sur le double ‘Live One’. Des autocollants correspondant à chaque titre étaient fournis avec certains pressages.

line up

John Balance, Peter Christopherson, Drew McDowall

chronique

De la drogue, de la drogue et encore de la drogue. ‘Time Machines’ n’est pas composé sous drogue : C’EST de la drogue. Plus exactement, il s’agit de quatre simulacres sonores sensés replonger l’auditeur dans l’état induit par les psychotropes dont les alcaloïdes donnent le nom aux titres. Si tout cela n’est nullement scientifique (même si on est très proche des fameuses ‘drogues auditives’ bourrées d’ondes aux effets incertains qui font débat sur le net), ça n’est pas moins addictif et terriblement immersif. D’aucuns diraient que c’est même là l’exercice le plus réussi de Coil dans le sens où ils savent se montrer à la hauteur de leur talent sur un exercice risqué (quatre drones quasi-statiques pour 73 minutes de musique, c’est sans pitié pour les tâcherons du genre). Lentement mais sûrement, les nappes caoutchouteuses et acides se composent et s’allongent autour d’une respiration analogique proche de Hive Mind. Tout le reste n’est que micro-intervalles, déplacements imperceptibles des drones en stéréo, sons électroniques ralentis jusqu’à faire vibrer chaque pic comme un ressort étiré à l’extrême. L’écoute au casque est particulièrement réjouissante surtout si celui-ci descend sous les 20Hz (la sensation claustrophobique est décuplée), mais on peut tout autant apprécier ‘Time Machines’ au milieu d’une foule – effet ‘confinement spatio-temporel’ garanti. Le sous-titre de l’œuvre, ‘4 tones to facilitate travel through time’ joue sur le fait que les hallucinogènes altèrent non seulement l’espace mais aussi la perception du temps, permettant de replonger dans le passer ou d’entrevoir le futur – breaking open the head… quant à celui qui l’essaiera en complément aux drogues concernées, qu’il m’écrive pour m’en dire des nouvelles. Attention à ne pas choir dans le trou noir de la pochette, trou qui réapparaîtra sur un certain nombre de sorties après Time Machines, comme si la brèche était définitivement ouverte...

note       Publiée le lundi 18 mai 2009

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Note moyenne        15 votes

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Cinabre Envoyez un message privé àCinabre
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Saisissante NDE… y a pas d’autres mots. De l’ambient pour ceux qui n’aiment pas ça? Ouais non. Laissons parler la musique, ça suffit.

Note donnée au disque :       
Rendez-Moi2 Envoyez un message privé àRendez-Moi2

A écouter avec 2 ou 3 heures de sommeil dans la gueule...

Valsturm Envoyez un message privé àValsturm

Dangereusement bon. Mais vraiment trop...

Note donnée au disque :       
nicola Envoyez un message privé ànicola

C’est l’effet du LSD.

zugal21 Envoyez un message privé àzugal21

Ici, l'effet temporel que ça a fait, c'est que j'ai eu une première écoute interminable alors que maintenant le disque me semble court...

Note donnée au disque :