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Embryo › Rocksession

cd • 4 titres • 39:41 min

  • 1A place to go 4:10
  • 2Entrances 15:38
  • 3Warm canto 10:10
  • 4Dirge 9:43

enregistrement

Studio 70, Munich, Allemagne, mars 1972

line up

Christian Burchard (batterie, marimba), Mal Waldron (piano électrique), Dave King (basse), Jörg Evers (basse), Siegfried Schwab (guitare), James Jackson (orgue), Edgar Hofmann (violon, saxophone)

remarques

http://www.embryo.de/

chronique

La radicalité des sons et des arrangements prodigués sur "Steig Aus" ne trouvent pas leur écho sur "Rocksession". Cela ne fait pas pour autant de ce nouvel album d'Embryo un complet étranger, que du contraire ! Avec une formation inchangée à une exception près (la réintégration de Siegfried Schwab au poste de guitariste), il se dégage de "Rocksession" une sérénité et une assurance qui mettent d'emblée en confiance. Nous sommes en terrain conquis. "A Place to Go" démarre timidement, installant son rythme syncopé avec une rare assiduité. À cet instant, on se dit que le Can de "Ege Bamyasi" n'est plus vraiment loin. Le titre s'emballe en bout de course mais, quatre minutes au compteur, il ne s'agissait que d'une mise en bouche. C'est alors que survient "Entrances", sans doute la plus automatiquement séduisante des longues plages écrites par le groupe en ces premières années. L'aspect résolument funky de ce morceau nous fait songer au Miles Davis de "On The Corner", la trompette wah-wah en moins. Percussions, batterie et basse tracent la route alors que claviers, orgue, saxophone et guitares se relaient à tour de rôles pour une série de solii jamais ennuyants. "Warm Canto" et "Dirge" tout particulièrement apparaissent comme des morceaux mâtures, réfléchis, s'écartant sans jamais toutefois le renier du côté impro jam qui généralement caractérise la grande majorité de leurs compositions. On est d'autant plus séduit que les mélodies déployées glissent sur nous avec nonchalance. Une naturelle évidence. Edgar Hofmann troque alors son saxophone pour nous écrire encore quelques poignantes phrases au violon alors que Burchard n'oublie pas de faire résonner ses marimbas pour créer cette atmosphère à la résonnance trouble. Le fin de mot de l'histoire, c'est que, contrairement aux apparences, "Rocksession" est un album plutôt laid back eu égard à l'énoncé. Il n'en demeure pas moins un des tous grands albums d'un groupe allemand injustement mésestimé dont la discographie complète s'avère être exemplaire, à de rares exceptions près.

note       Publiée le samedi 16 mai 2009

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Raven › vendredi 5 juillet 2013 - 13:36  message privé !
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waow.... depuis le temps que je dois me mettre à se groupe je crois que je vais commencer là, parce que j'avais jamais capté, mais le foetus il joue de la guitare en chair ombilicale, et bordel ça c'est quand même c'est du suprême de mauvais goût, je crois que même Cathedral et Mekong Delta auraient pas osé