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Dutch Space Mission › E-Live 2008

5 titres - 153:21 min

  • CD 1
  • 1 Set 1 42:25
  • 2 Set 2 Part 1 35:14
  • CD 2
  • 3 Set 2 Part 2 10:30
  • 4 Set 3 31:37
  • 5 Empty Space (bonus) 33:35

enregistrement

Enregistré lors du festival E-Live 2008 à Eindhoven, Pays-Bas le 11 octobre 2008

line up

Eppie E Hulshof (Von Haulshoven): Synthé et séquenceur Phrozenlight: Synthé

remarques

Pour en savoir plus sur Dutch Space Mission et entendre des échantillons sonores, visitez les sites webs; http://www.myspace.com/dutchspacemission , www.ambientlive.com et http://www.musiczeit.com/directory.php?artist=519&title=Dutch+Space+Mission

chronique

Enregistré lors du festival E-Live 2008, ce 2ième opus du duo Hollandais Dutch Space Mission est un rendez-vous pour amateur de MÉ Berlin School rétro avec une forte teinte cosmique et atmosphérique qui s’apprivoise assez bien, malgré la longueur des titres.
Un doux synthé flottant ouvre le très atmosphérique Set I. Ondes intrigantes sur serpentins sonores qui écoulent ses accords comme le sablier filtre le sable, l’intro de Set I est une oblongue litanie qui pourrait fort bien se comparer au lent développement spatial de 2001 l’Odyssée de l’espace. Ici, tout est spatial et atmosphérique avec une panoplie d’effets sonores qui coulent dans un néant froid, comme si notre subconscient était à porté du cosmos. Une longue introduction atonale, avec des passages dramatiques, d’autres cristallins, secouée par une faible quinte séquentielle vers la 11ième minute qui anime à peine cette longue pièce de 42 minutes. La valse cybernétique ondule dans l’abstrait décor cosmique aux atmosphères houleuses où orages spatiales magnétiques obscurcissent les harmonies ambigües jusqu’à ce que ce qu’une superbe séquence donne la vie vers la 28ième minute. Une séquence hypnotique qui se dédouble pour offrir une réflexion échotique charmante, avant de reprendre la singularité de son mouvement, pour se perdre dans les brumes d’un cosmos agglutinant.
L’intro de Set II Part I embrasse les mêmes foulées atmosphériques. La tonalité est lourde et résonnante, à faire fondre les tympans. Le bal des étoiles s’animent sur une belle valse synthétisée qui est mordu par un mouvement séquentiel aux palpitements qui crescendent sur un synthé lovant. Une séquence basse multiplie ses mouvements, créant un rythme nerveux autour d’un synthé aux chœurs discrets. De belles séquences serpentent ce segment et animent Set II avec une pluie de solos qui graduellement apaisent le mouvement. Un long Berlin School rétro bien développé, même si largement improvisé.
Après une courte intro cosmique Set II Part II développe une séquence hypnotique qui encercle le mouvement avec une belle ligne de basse, enveloppée de strates métalliques. La séquence demeure minimalisme derrière un rideau d’effets sonores aux multiples résonances. Un passage doux et suave qui génère un beau mouvement de synthé aux accords gutturaux, créant un étrange discours mathématique sur une séquence devenue plus sautillante et vivante. On me dirait que Dutch Space Mission parle aux extra terrestres que j’en ne serai pas étonné. Un autre bon moment sur E-Live 2008.
La 1ière partie de Set III est l’un des forts moments de cette 2ième collaboration d’Eppie E Hulshof and Bert Hülshoff. Une fine séquence limpide s’égoutte dans une mare de synthés mélodieux qui rappellent les plus beaux moments de Software. Hypnotique, le mouvement progresse avec une douceur angélique sur les soubresauts séquencés et de fins arrangements orchestraux dans structure hypnotique très mélodieuse. Le mouvement s’anime un peu plus sur une séquence basse qui ourle sur autre plus limpide, auscultées par un synthé aux vapes cycliques et aux accords d’archets cosmiques. Un délectable moment musical qui permute subtilement ses orientations, tout en respectant ses assises harmonieuses. Du bonbon pour les fans de Berlin School rétro qui sont servis par une finale atmosphérique psychédélique, témoin de la versatilité du duo Hollandais.
Écrite en studio, Empty Space est aussi vide que son titre l’indique. Un long morceau, un peu dans la veine de Set I, mais avec une approche plus psychédélico-spatial. Pour amateur des confins du cosmos qui aiment se faire réveiller par une structure séquentielle nerveuse, fortement inspirée de Set I.
Fidèle à leurs habitudes, Von Haulshoven et Phrozenlight offrent de longs titres aux évolutions lentes, se gardant le jeu nécessaire à des improvisations qui finissent toujours par rejoindre la complicité musicale dans un ordre de progression étonnante. Un double album qui plaira aux amateurs d’une Berlin School rétro, avec ses longues intros cosmiques qui frayent dans les sillons de séquenceurs créatifs et de beaux solos de synthés dans les nappes morphiques d’un cosmos aux atmosphères intrigantes. Une bonne expérience musicale pour oreilles hasardeuses, disponible sur le site de MusicZeit ou chez AmbientLive.

note       Publiée le vendredi 24 avril 2009

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