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K-Branding › Facial

cd • 10 titres • 41:59 min

  • 1Nubian heat
  • 2Ländler
  • 3Antisolar point
  • 4Curse of small faces
  • 5Nieu-Latyn
  • 6Reazione a catena
  • 7Africanurse
  • 8Der morgen kommt
  • 9Triptych part two
  • 10Take your hat off

remarques

chronique

Styles
indus
jazz
free jazz
jazzcore
rock
noise rock
Styles personnels
no wave à plumes

Comme le Vaudou du front, K-Branding convoque. Les grands esprits, les anciens. Autrement dit, un name-dropping tout aussi hallucinant qu’il n’arriverait en rien à cerner les égarements chamaniques du trio. Dans le désordre : Bästard (vous les sentez déjà, ces sons pas humains, et ces trucs qui se retournent sur eux-mêmes, et la voix qui scande), Flying Luttenbachers (le sax no wave qui détalent sans s’en soucier de la basse funky), This Heat (le bidouillage sans honte des trucs machins), Zu (les attaques rythmiques vicieuses), Painkiller (celui d’après, dub, marécageux), voir God, pour certains riffs qui sortent de l’imaginaire. Ça c’était pour le prosélytisme. Merci, maintenant vous suivez. K-Branding, donc. Tribalo-shamanico-hypno-voudo-sorcio-marabout. Difficile d’en parler tant sa magie nous envoute (tu t’y attendais pas à celle-là, hein ?). Mais faudrait pas non plus croire qu’on va danser autour du feu les bras en l’air à souhaiter la bienvenue aux hôtes nus grimés en rouge. C’est plutôt la déforestation, là. Les villages rasés, les bulldozers, les fuites de fuel dans la sciure, le même fuel dans la marmite à potion magique, les plumes sur la tête en survet’ Lacoste. K-Branding aime la nature, mais la nature n’aime plus ; des usines en contre-jour et la fumée qui va avec. L’écho du son dans un entrepôt désaffecté en bordure de rivière. Le crissement des machines dans le silence de l’ombre des arbres. Les animaux morts par infection. Et faudrait pas non plus se laisser abattre : K-Branding aime la nature, tu sais pas lire ? Contestation libertaire avec la rage de la vie, freejazzindusnowavepulsiondevie, quand il faut se démener toi tu restes assis à écouter, mais eux ils jouent, plus fort, toujours plus fort, mais jamais trop vite, faut pas se précipiter, ça sert à rien, on fait que des bêtises, faut viser juste, dans les oreilles, là, au milieu, bien pointu, bien rouillé, faut infecter, à la guerre comme à la guerre hein, et puis qu’on vienne pas nous faire la leçon, on va tout raser les machines avec des machines, back to the primitive. Et puis après on pourra enfin remettre notre DVD de Aguirre en se disant que Kinski ça aurait eu vachement de gueule en guest guitar.

note       Publiée le dimanche 5 avril 2009

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Note moyenne        7 votes

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tobias › jeudi 12 août 2010 - 16:51  message privé !

Bonjour,

Simple message pour vous signaler que "Facial" est en désormais disponible en LP 160g (150 copies uniquement).

Plus d'info : http://www.myspace.com/kbranding

Reflection › mardi 28 juillet 2009 - 14:57  message privé !

Un peu mon disque de voyage au Cambodge, du moins c'est aussi brulant et moite que le climat de la-bas. Bien tribal aussi, mais bizarrement c'est un disque très rafraichissant dans le sens qu'il est unique avec sa noise particulière. Ce n'est pas non plus un chef d'œuvre mais je met 6/6 pour leur tirer mon chapeau.

Note donnée au disque :       
dariev stands › mardi 7 avril 2009 - 15:15  message privé !
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23 skidoo ? ok, tenez bon, j'arrive !! non sans rire, le name dropping de momone était déjà bien alléchant ! c'est un faux retour, un vrai retour, un retour à l'envoyeur, c'est quoi au juste ? (allez reste, maintenant que t'es rentré, regarde il commence à pleuvoir dehors)

Solvant › lundi 6 avril 2009 - 22:47  message privé !

(Merci SuperSeb.)

born to gulo › lundi 6 avril 2009 - 18:45  message privé !

checke toujours le souffle continu, mais sinon, mandai ...

Note donnée au disque :