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Padilla, Zero Ohms & Murphy › Beyond the Portal

3 titres - 65:43 min

  • 1 Realm of the Spirit (17:48)
  • a Perspective of Disappearance 7:02
  • b Realm of the Spirit 10:46
  • 2 Akasha (15:27)
  • c Oceans of the Heavens 15:27
  • 3 Beyond the Portal (32:27)
  • d One Moment Beyond 11:07
  • e Active Side of Infinity 8:22
  • f Beyond the Portal 12:58

line up

Craig Padilla : Synthés analogue, digital et informatique, séquenceur Zero Ohms : Windsynth, séquenceur, piano, flûte, basse flute, flute amérindienne et Siku Skip Murphy : Synthétiseurs analogue et digital

remarques

Pour en savoir plus sur Craig Padilla et entendre des échantillons sonores de ce cd, visitez son site web; http://www.craigpadilla.com/

chronique

Voilà un splendide album morphique. Un opus d’une grande tranquillité nocturne qui se déguste avec toute la sublimité cosmique qui sort de chaque sillon, de chaque bit. Première collaboration entre Craig Padilla, Richard Roberts (Zero Ohms) et Skip Murphy, Beyond the Portal respire d’une étrange quiétude où les mœurs d’un monde hybride, soit aquatique et ‘’extraterrestorial ‘’, vibrent sous nos oreilles médusées.
Divisé en 3 parties, l’opus ouvre avec un vent chaud qui balaie les ondes d’une mer absente. Un doux mellotron filtre des chœurs qui semblent dénuer de malice, dans un monde abyssale que des accords de piano arrivent à rendre nostalgique. Realm of the Spirit est un appel au calme, à la sérénité avec ses doux souffles qui nous transportent au-delà des frontières d’un monde abstrait. Un monde d’eau et d’étoiles, où l’imagination fustige notre cérébral avec un décor sonore étonnement riche pour un titre avec une absence totale de mouvement, l’énergie venant de l’intérieur. Realm of the Spirit, la pièce titre, est d’une sensibilité inouïe avec le ‘’windsynth ‘’ et les flûtes qui transportent un monde tribal, d’une provenance inconnue, avec de subtiles ondes séquencées qui s’éteignent sous un doux coussin carillonné.
Akasha (Oceans of the Heavens) est dignitaire de son titre. Le mouvement débute avec de fines séquences sautillantes, appelant le cliquetis des vagues d’un monde halieutique. Un titre exquis, avec des passages qui le sont tout autant, qui me rappelle la poésie musicale de Michael Stearns sur le formidable M’Ocean (un album à posséder). En fermant les yeux, et sans grands efforts imaginatifs, on voit la noirceur se rabattre sur l’eau, avec comme veilleuse la lune et les secrets d’un monde sous-marin vierge de fouilles et traces humaines qu’elle protège. Un superbe morceau, avec un synthé aux oscillations lentes, mais aux récriminations aigues, qui se bercent dans un monde que même l’imagination n’a pas encore profané, sur un léger crescendo saisissant.
De douces incantations de sirènes esseulées frayent parmi les sombres réverbérations navales de Beyond the Portal. Un long titre qui fait une étrange connexion entre les abysses océaniques et un cosmos aussi sombre que le fond des océans. Lent le mouvement se développe comme une oraison sans frontières, à l’aube du monde hybride. Les synthés s’entremoulent dans une fusion abstraite, comme si l’irréelle pouvait s’exprimer aux bouts des flûtes et des oxygènes synthétisés. Un peu plus active, Side of Infinity apporte les premiers balbutiements séquencés. Des passages cristallisés qui serpentent autour de lourdes strates sombres aux arrangements dramatiques. Un peu comme si l’eau et l’espace fusionnaient dans une étrange valse oblongue aux torsades imparfaites. À travers des synthés un peu flous, le mouvement s’anime, nous guidant vers la pièce titre et sa douce séquence qui tambourine sur un mouvement finement synthétisé, comme l’univers de Roach. Un mouvement au crescendo docile qui se tortille sous les échos d’un monde sonore évolutif, qui ne deviendra pas plus explosif afin de conserver sa fragilité passive.
Quoique majoritairement ambiant, Beyond the Portal est un album d’une richesse sonore qui se veut l’équivalence de la profondeur musicale du trio Padilla, Zero Ohms et Murphy. Un album qui emprunte les sentiers des pionniers américains en Steve Roach, Michael Sterns et même Craig Padilla qui accompagne à merveille nuits et songes d’une profonde nébulosité où l’eau se ressource dans le cosmos. Amateurs d’ambiant, planant et de relaxation sonore, cet opus est un incontournable.

note       Publiée le samedi 4 avril 2009

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Phaedream Envoyez un message privé àPhaedream
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WoW! On me soupçonne d'avoir la quote 5 boules facile!!! Donc Gutsiens et chroniqueurs, prenez note. Mais effectivement, il y a erreur. C'est très bon, un bon album planant et flottant. Je vais corriger.

Kagoul Envoyez un message privé àKagoul

la chronique donne envie ! je suis friand de steve roach, micheal sterns ! celui là sera mien aussi ! mais pourquoi seulement 4 boules ?