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Venetian Snares › Find candace

7 titres - 44 :22 min

  • 1/ Befriend A Childkiller Remix (6:15)
  • 2/ Mercy Funk (6:20)
  • 3/ Find Candace (7:23)
  • 4/ Yor (4:40)
  • 5/ Children's Limbo (8:50)
  • 6/ Dolleater (7:27)
  • 7/ Bind Candace (3:25

line up

Aaron funk

remarques

artwork par Trevor Brown

chronique

Styles
dark ambient
jungle
techno hardcore
Styles personnels
breakcore pédophile... récidiviste

Dans la grande famille des disques qui te font dire « J’sais pas c’que j’ai, j’me sens mal tout à coup », je demande la petite sœur enfermée dans la cave. Dolldolldoll, son frère jumeau, ne vous voulait pas que du bien. Celui-là non plus. A la base parti comme un EP de remixes du Dolldolldoll en question, il finit par se développer tout seul comme un grand pour devenir un album à part entière. Un de plus à ajouter au tableau de chasse macabre d’Aaron Funk. C’est toujours du breakcore mâtiné de sons gabber dégueulasses, voire d’instruments jazz, mais encore plus riche en sons perturbants et en samples de films perturbés. On commence par Befriend a Childkiller Remix, donc, encore plus déconstruit et bancal que l’original, qui fait dans le détournement de sample de Buju Banton, ina buffalo bill dancehall style. Ça prend très vite une direction barrée avec ce Mercy Funk qui fout très rapidement la nausée, noyant nos oreilles sous une pluie de petits confettis sonores d’une vélocité angoissante, préférant susciter l’anxiété du massacre à venir plutôt que d’impressionner par sa force de frappe. Ce ne sera pas le cas de Find Candace, dont le clip, ultra-malsain, fait tout à fait honneur aux thèmes préférés de Trevor Brown, le graphiste aux pinceaux pédophiles, et renoue avec la bastonnade dans un recoin sombre. A mettre à fond quand le bébé de vos voisins polonais persiste à piailler comme un con, histoire de lui donner un avant-goût de ce que son père lui réserve (non, je plaisante bien sûr, mais les bébés qui crient, c’est chiant, quand même). A partir de là, on va crescendo dans la douleur et le cauchemar, jusqu’au point de rupture des sens sur Dolleater, où le plastique fondu nous coule dans les oreilles, causant la délectation suprême du tortionnaire de petites filles, Aaron Funk le maniaque. En passant par un Yor très illbient, émaillé de pulsations bien flippantes, et le chef d’œuvre épique Children’s Limbo, poussant l’introspection glauque à un niveau encore rarement atteint (ce sample du film Les Autres, totalement hors contexte et bien plus glaçant : « close your eyes and try to imagine : pain. for ever. For ever. Pain. »). Le pire, c’est que c’est loin d’être le moins dansant des Venetian Snares ! J’en oublie complètement de vous préciser que ce Find Candace est, conceptuellement, une sorte d’appendice visqueux et turgescent de Dolldolldoll, un peu comme l’épisode 2, quoi. Bon, il ne faut pas exagérer non plus, Find Candace n’est pas le mal incarné… Lavez votre casque après l’avoir écouté tout de même… Il sera tout poisseux… Un disque bien dans l’actualiteeeeeuuuuuuuuuuuuuuglllll…

note       Publiée le jeudi 2 avril 2009

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Note moyenne        11 votes

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Reflection › jeudi 25 juillet 2013 - 10:00  message privé !

"Children's Limbo " ! Voila un artiste qui à un univers riche et particulier...

Wotzenknecht › dimanche 4 novembre 2012 - 11:11  message privé !
avatar

Bonne vieille rechute

Note donnée au disque :       
ericbaisons › vendredi 7 septembre 2012 - 01:15  message privé !

tiens faudrait le mettre dans les esgourdes du doc ça.

nowyouknow › vendredi 7 septembre 2012 - 01:10  message privé !

doll doll doll part 2 quoi. c'est étonnant qu'une musique aussi travaillée, programmée minutieusement sonne à l'écoute comme un déchainement de violentes pulsions..

Note donnée au disque :       
Karamazov › samedi 12 novembre 2011 - 20:38  message privé !

Faudrait vraiment rééditer ce crime sordide.