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Devo › Be stiff

  • 1978 • Stiff ODD 1 • 1 LP 33 tours

6 titres - 17 :25 min

  • 1/. Jocko Homo (o-HI-o version)
  • 2/. (I Can't Get Me No) Satisfaction
  • 3/. Be Stiff
  • 4/. Mongoloid
  • 5/. (I Saw My Baby Gettin') Sloppy
  • 6/. Social Fools

enregistrement

Produit par Devo sauf « Be Stiff », produit par Brian Eno

line up

Bob Casale (guitare rythmique, claviers), Gerald V. Casale (basse, claviers additionnels, chant), Bob Mothersbaugh (guitare lead, backing vocals), Jim Mothersbaugh (batterie electronique), Mark Mothersbaugh (claviers, guitares, chant), Alan Myers(batterie)

remarques

chronique

Styles
electro
punk
post punk
Styles personnels
proto-new wave

"Il y a deux catégories de gens sur terre : ceux qui comprennent Devo, et ceux qui ne comprennent pas Devo." Cette phrase aurait pu être d’un rock critic anglais soudoyé par les requins de Stiff Records (tout contents de la coïncidence homonymique), voire du groupe lui-même, ne ratant jamais une occasion de se mettre au ban du rock’n’roll. Raté, c’est à Henry Rollins qu’on la doit. L’homme de Black Flag avait vu juste. D’ailleurs, la majorité du monde n’a pas hésité longtemps avant d’opter pour la seconde catégorie… Alors certes, Devo a perdu pas mal de sa crédibilité avec le temps, à force d’albums inférieurs à ce début fracassant, de tenues ridicules, de reconversions dans la pub (!), de reformations déprimantes… ou simplement en continuant d’exister après leur premier disque, manifeste qui aurait gagné à n’être que le putsch d’un soir. Mais à l’époque de ce Be Stiff, EP regroupant leurs premiers 45 tours, sorti bel et bien avant le fameux premier effort, leur message était on ne peut plus clair. Devo venait tout simplement d’inventer la formule du post-punk : un fond radical, questionnant la société, appliqué à une forme entièrement dévouée à la danse et au kiffage immédiat, où même la basse griffe le plafond de ses aigus revanchards. Tous les hymnes emblématiques du groupe sont déjà là : Satisfaction bien sûr, encore apte aujourd’hui à traumatiser à vie quiconque l’entend pour la première fois (amusant de constater que l’effet sera bien moindre sur votre petite cousine de 8 ans qui ne connaît pas l’original), et puis Jocko Homo et Mongoloid, ici dans des versions assez différentes de celle du premier LP, les plus connues. Mongoloid devient ici paralysé en plus d’être mongoloïde, et sera considérablement accéléré au moment d’enregistrer la version finale ; quant à Jocko Homo, il se termine ici sur une sorte de chant patriotique de l’Ohio du plus bel effet.
La chanson titre met tout le monde d’accord : un tube pareil, faites le jouer par n’importe quel pantin à mèche ou à frange actuel, et il vous fait le tour du monde en un rien de temps. Alors pourquoi Devo est-il un groupe si mésestimé ? Jusqu’aux fatidiques années 80, les bonnes fées se penchent pourtant sur eux : Bowie les présente sur scène, Iggy reprend Praying Hats et Neil Young - à l’époque en mode raccrochage de wagon opportuniste il est vrai – les cite en référence dans Rust Never Sleeps. Sans oublier le légendaire Conny Plank qui les invite dans son studio à Cologne pour enregistrer leur premier album, sous l’égide d’un Brian Eno à l’époque hyperactif et inspiré. On est pas si loin de Düsseldorf, fief de D.A.F. et de Kraftwerk, dont on commence à pas mal parler à l’époque, et avec lesquels Devo partage pourtant une filiation, tout comme avec les Residents. Après viendront Telex, The The, KLF, Pop Will Eat Itself, Chumbawamba... Toute une lignée de groupes d’apparence cheap qui entretiendront ce rapport perverti avec la pop la plus putassière, travestissant des idéaux souvent de gauche ou d’extrême gauche sous un emballage toujours clinquant et d’un mauvais goût recherché. Bref, tout cela est ma foi fort jouissif et indispensable, quelque soit votre chapelle. Dommage que la face B soit aussi déséquilibrée comparée à une face A qui mériterait un 6/6 franc et sans appel. "That’s all for now, this is the end".

note       Publiée le mercredi 1 avril 2009

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Note moyenne        3 votes

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mangetout › jeudi 8 mars 2018 - 14:23 Envoyez un message privé àmangetout

Il doit rester les deux frères Mothersbaugh (Mark et Bob) et un des deux frères Casale (Gerald, Bob étant mort en 2014). Alan Myers est mort en 2013.

Klarinetthor › mercredi 7 mars 2018 - 19:00 Envoyez un message privé àKlarinetthor

il en reste...

Note donnée au disque :       
DukeOfPrunes › mercredi 7 mars 2018 - 18:12 Envoyez un message privé àDukeOfPrunes
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Il reste assez de membres du line-up original ??...

Klarinetthor › mardi 6 mars 2018 - 00:59 Envoyez un message privé àKlarinetthor

en parlant de reformation, Devo vont rejouer live. Voilà voilà...

Note donnée au disque :       
Demonaz Vikernes › lundi 18 décembre 2017 - 16:41 Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

un EP indispensable, j'adore les version présentes ici des titres qui figureront sur le premier album.

Note donnée au disque :